Cotltftion Didol, t. Il, p. 3S
3,lbid, p. 346. . , ^ .. - . I
Eugène arrive demain, et se marie sous quatre jours. J'aurais été fort aise que vous eussiez assisté à son mariage : à présent il n'est plus temps. La princesse Auguste est grande, belle, et pleine de bonnes qualitésy et vous aurez, en tout, une sœur digne de vous. Mille baisers à M. Napoléon ^ »
Le 1 0 janvier, le prince Eugène arriva à Munich heureux et fier des sentiments qu'il avait su inspirer à TEmpereur, et plus joyeux encore quand il eut vu la princesse qui lui était destinée. Peu de jours lui suffirent pour faire disparaître la répugnance qu'avait manifestée celle-ci sans le connaître, et, le 14 janvier, au milieu des véritables transports de la Bavière, qui Yoyait dans cette union sa garantie et sa force , le mariage fut célébré en présence de la cour. Napoléon, à cette occasion, adopta décidément le prince Eugène et lui donna le nom de Napoléon-Eughie de France. Il ne le reconnut pas expressément, par un document public, son successeur à la couronne dltalie, mais sa qualité de fils adoptif, rapprochée des termes de Tacte constitutif du royaume italien, donnait la certitude que TEmpereur réaliserait la promesse faite à cet égard au roi de Bavière '.
Quatre jours après leur mariage le vice-roi et sa jeune épouse partirent pour Milan, où ils furent reçus