Souvent» de M. de Honoeval, 1. 1", p
DE L'IMPÉRATRICE JOSÉPHINE. 45i
l'Impératrice Josépliine les plus vives alarmes. L'excès de sa préoccupation la ramenait sans cesse à moi. Je n*avais que des réponses évasives à lui donner. Mon rôle devenait embarrassant , et pour échapper à ses questions, j'étais obligé de l'éviter. Mais cette persévérance à me soustraire à ce que j'ose appeler ses obsessions, lui paraissait plus significative que des paroles. Son aniiété était portée au comble. Elle n'osait aborder ce sujet brûlant quand elle pouvait retenir un moment TEmpereur, de peur qu'un fatal arrêt ne vînt à tomber de sa bouche. Cet état était trop violent pour durer long-temps ; il avait jeté dans leurs rapports journaliers une contrainte qui était pour tous deux un supplice intolérable \ »
Napoléon avait été rejoint par sa famille, qu'il avait, sans doute en vue du divorce, réunie tout entière à Paris. La reine Hortense était venue la première, devinant avec le cœur que l'Impératrice avaitbesoin d'appui, n Sa fille, dit M. Thiers % devenue reine de Hollande, malheureuse par les sombres défiances de son époux, séparée de lui , était accourue auprès de sa mère pour la consoler, et, en la trouvant si désolée, elle finissait presque par désirer pour elle l'explication, quelle qu'elle fût, de ce secret funeste. » L'Empereur affectait d'aller se promener sans l'Impératrice; il passait habituellement ses soirées chez la princesse Borghèse, la plus animée de ses sœurs contre Joséphine. « Enfin, ajoute l'historien de Napo-