‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 295 sur 317 · Voy. dans ce volume, p · texte numérisé non relu

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avec le Trère de son mari, od aura rensctnble.fltiliÎBi comme en mat, des jugements attribués à Napolrôo sur la personne, le caractère et le rôle de sa premiên

I femme.

I Ce n'est pas ici le lieu d'examiner, au point de vue critique, la valeur historique de toutes les parties de l'œuvre de M. le comte de I-as Cases, et Én^ tout de la compilation du docteur O'Méara. Ce ln\v\

[ devra être fait un jour sans passion et sans r^een-

' ces, comme, au reste, dans la collection des mémoin* relalirs au Consulat et à l'Empire, il faudra établir d'une manière équitable la part de la v«>riU- et celle

tde l'erreur, souvent du mensonge, car il est plet expéditif que juste de dire que tout y est rni m que tout y est faux. Il y a du faux, et du vrai; ftt conséquent il y a à prendre et à laisser. Mais il ot indispensable, pour la sincérité de l'histoire et l'booneur de Dotre temps, qu'une critique impartiale aatt sur cette délicate matière rhoDuêteté et la rignenr de ses principes, ainsi qu'on l'a fait avec tant de succèt pour les mémorialistes des époques autérieures de b monarchie'.

On sait qu'un grand nombre d'appréciations apportées par M. de Las Cases de l'île d'exîl furent, dm» le temps, forlemeut contestées. L'auguste fille (ir l'ImpéraA'ice Joséphine s'éleva pour sa part avec dm

1, UnëcrivainnousparatlEurlout désigné pour onlrcprradnrri» vail ; nous voulons [larler de M. BapeUi qui , dans m>b r\tm*ii J" Mémoires du duc rie Hagase, a montn^ tout ce qu'on prui iilru ' d'un psprit sagarc el ferme , servi par une plump eiwcw.

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Tivacité que Ton comprendra contre celles qui faisaient à sa mère une situation qui n'avait pas été la sienne. Voici comment s'exprime YAvant-propos du recueil des lettres de Napoléon à sa première femme, avant-propos qui porte tous les caractères d'une réfutation de famille :

« Le Mémorial de Sainte-Hélène parut. On y vit avec étonnement le caractère de l'Impératrice Joséphine dénaturé, et des faits qui la concernent présentés sous de fausses couleurs. L'Empereur n'a pu la méconnaître : il a donc été mal compris, ou ses pensées ont été mal rédigées; ce qui peut arriver lorsqu'il faut retenir et transcrire, après une coùversatiouy tout ce que la vivacité du discours permet à peine de bien entendre. On peint dans ce livre une femme tendre et douce comme une intrigante; on fait dire à l'Empereur que « sa jalousie se rattachait bien a plus à la politique qu'au sentiment; qu'elle avait à a l'excès le goût du luxe, le désordre, l'abandon de ce la dépense naturel aux créoles; » relativement au mariage de sa fille, « que c'était le résultat des intri- (c gués de Joséphine; » que dans la crainte du divorce, « elle osa proposer à son mari une grande suce percherie politique ; » et enfin « qu'à l'exemple de ce la femme de Henri IV, elle voulait, après le divorce, ce reparaître à la cour. »

.... ce Est-ce de l'intrigue, que de désirer marier sa fille à un homme estimable, dont le rang, la fortune, la position réunissaient toutes les convenances? et Joséphine pouvait-elle faire autre chose que de le

désirer?... Est-ce ^tre ambitieuse et jalous>e du pouvoir, que (répouser le général Bonaparte lorsqu'il était encore peu connu , et de se séparer avec courage de TEmpereur des Français au moment de sa plus grande puissance? Avait-elle besoin , pour con* s^ner sa couronne , de proposer « une supercherie I [«tlitique, » un stratagème indigne de toute ùme bien lift 7 Mais on ne pouvait la contraindiie au divorce ; vM L'avait qu a s'y refuseri et tous les avantaiîes lui '^•>u^»f'z:.... Non, elle s'est sacrifiée pour ce qu'elle %• làj*. :12V le bonheur de la France et de son é|)oux : i >ii:i-vi«:iî a été complet. L'Empereur, qui a diilé uz\ nf belles pages dans le Mémorial dv Sainte- I^HÎm . eu aurait sans douto trouvé quelques-unes , jiiiiiitir; et en voyant ïJ première femme calomiii'«, il se serait récrie :..u: aussi vivement quille îii lorsqu'il entendit apr^'ier la bataille de Waterloo \{i Joimie*' (Kf ^/fT'u*. 11 reût pas souffert quViD l'eiit fait prier avec cc::e injustice d'une pecsimne à laquelle il awii: to'ù;oi;r* témoigné de lestiine et de FalTection, de celle Oini il voulait que le suu- '\ venir fût cher à son tll*, puisqu'une de ses der-

« nières volontés a ete de iui laisser le portrait do Jo^è-

phine: de celle entln à laquelle il a adressé des lettres qui prou^ent ratu&chcment le plus sincère, et qui montrt* ~î u\ qu'il est le caractère de la personne à laquelle il écrit. l>ans Tintimité de quinze anmes tout se dévoile : on pourra juger si une tendresse un peu inquiète a pu être appelée a une jalousie 'Miganle ; » si nue impératrice (|ui veut soulager

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toutes les infortunes n'est pas excusable de mal calculer ses moyens , et si c'était vouloir reparaître à la cour que de désirer vivre et mourir en France.... On sait que le gouvernement de Rome et celui de Bruxelles lui furent proposés ; mais elle les refusa obstinément^ et répondit qu'ayant été femme de l'Empereur et Impératrice des Français , elle n'am* bitionnait plus d'autre gloire \ »

Quant à la profusion et aux dettes tant reprochées à Joséphine^ nous ne chercherons point à l'en justifier. Même en prenant au pied de la lettre tout ce qu'en dit l'amour passionné de Napoléon pour l'ordre et la régularité, l'histoire est sans blâme pour une souveraine ainsi possédée de la manie de dépenser, de donner, de rendre heureux : car toute dépense royale est bien faite , qui va au dévouement, aux services ou à l'infortune; aux arts, aux lettres ou au luxe , derrière lequel se trouvent le commerce et l'industrie. Le peuple n'en a pas jugé comme l'Empereur, et il a aimé Joséphine précisément de ce qui lui a valu souvent tant de tribulations.

Après tout ce qui précède , il n'y a plus rien à dire de la bonté proverbiale dont le nom de l'Impératrice Joséphine est demeuré le symbole. On l'accuse , toutefois, de l'avoir trop uniformément répandue ; d'avoir tantôt manqué de discernement et tantôt de mesure ; en un mot , d'avoir été trop

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