‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 3 sur 317 · PRÉFACE. ^ IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. ^ IX

pièces authentiques, aux documents originaux , aux lettres autographes qui peuvent avoir trait à son existence.

Déjà , dans les registres de la Cour impériale de la Martinique qui a succédé à Tancien conseil souverain de ce pays y nous avions trouvé la copie de tous les titres et papiers de famille apportés par les auteurs de Joséphine lors de leur arrivée aux Antilles. Les archives du ministère de la Marine, si obligeamment mises à notre disposition , nous ont permis de compléter les renseignements que nous possédions sur les deux familles de Tascher et de Beauharnais , unies, dès la Martinique, par les liens de la plus intime amitié. Mais une source plus complète de renseignements nous a été ouverte par la communication gracieuse et sans réserve des archives particulières de la famille même de l'Impératrice Joséphine. Correspondances , actes , mémoires , nous avons tout lu, tout comparé , tout annoté. Plus de cinq cents lettres missives, entièrement authentiques, timbrées parla poste du temps, émanées des parents et des amis de Joséphine, quelques-unes, trop peu, de Joséphine elle-même, ont passé sous nos yeux. Nous avons fait à cette précieuse correspondance de larges emprunts. Laisser le plus souvent possible , toutefois avec

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mesure^ leur propre langage aux personnages d'une histoire, c'est le moyen de les mieux représenter et de les rendre en quelque sorte vivants pour le lecteur*.'

Une bonne part de ce volume est consacrée a la jeunesse et au premier mariage de Joséphine. Cette période de sa vie, la moins connue^ mérite cependant de rêtre , et nous croyons qu'on n'en lira pas le récit sans intérêt. Nous ne pouvions bien faire connaître Joséphine en l'isolant de sa famille, aussi dans cette histoire il sera souvent question des siens : nous devions aussi l'entourer de cette famille Beauharnais, à laquelle son alliance avec la future hnpératrice a procuré tant d'illustration et une si haute fortune.

Arrivés à l'époque où l'étonnante destinée de Joséphine lui fit rencontrer et charmer celui qui allait lui donner une couronne , il semble que tout doive être

connu, et qu'il n'y ait plus rien à apprendre sur une existence aussi en vue , aussi éclatante. Il y a cependant encore là, principalement jusqu'à l'avènement

1. Ces archives privées, qui sont en la possession de M. le général comte Taschor de La Pagerie, grand-mattro de la Maison de Tlmpératrice, ont été parfaitement classées par M. le comte Charles de Tascher, premier chambellan de Sa Majesté. Qu'ils reçoivent ici Tun et l'autre, pour leur obligeance, nos vifs remerctments.

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