‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 307 sur 317 · Compte renduy etc., p · texte numérisé non relu

Compte renduy etc., p

Hab ce même joor, 9 fêvrierT Eugène sur les 'iiirnrhïrnrlnirfnirr iii lliiii jn^ irfft|mlfgfc à partir du ieadftnain, f:agn3it coup sur e huit joarSt le^ batailles de Champaubert, de rail, de CbâteaQ-lliiernr, de Vauchampa et de reaa. Se cronot maître de la siloatioa, il ne plus alors ealeier le TÎce-roi à la défense n eaire de la péaiosule qui, eotre dos mains, i le midi de la France, et, prompt comme changer ses plans et ses déterminations mW occurrences et les nécessités , il chargea le t Tascber, aide de camp du priore Eugène, qm venu lui annoncer la victoire du Mincie, de RpOftt au Tice-roi no contre-ordre formel, énergique 9 de l'évacuation de lltalie'.

1. Dana iin« brociiorc récente en réponse am msrècèil H le comte Taâcher de L> P^erie racoat« ainsi cette dam- «tance, qui imporie à la répolalion dn prince Eafèite : « Le hii^ main malin ^18 Tévrierl Sa Majesté me 6l appdM-. Je fnaiMnW dans son cabinet. Elle me dit : t Tascber, tu Tas partir de loiie f^

■ retourner en llalie; lu ne l'arrêteras à Paris qoe pour tw b > fetDnie , sans communiquer avec qui qae ce soit. Td drasi C*-

• gêne que j'ai été vainqueur à Cbampaubert et à Honlairail ** ( meilleures troupes de la coalition ; que ScbwarUembef{ ■'• W ( demander cett« nuit, par un de ses aides de camp, m ■■tfoi

< maiâ que je ne suis pas dupe, car c'est pour me lennT el (*-

< gner du temps. > Su Majesté ajouta : ■ Tu dir«s i Eugèaeqasj*

• luidoonel'ordrp de garder l'Italie le plus longtemps quïl paam 4 t de s'y défendre. Qu'il ne s'occupe pas de l'armée napoliuiw, (^

• posée de mauvais soldats... En cas qu'il soit oliligé da tMs •

• terrain, de ne laisser dans les places qu'il sera broè d'afatfl4l^v

< quejuàlcle nombre de soldais ilaliena uécessaire pooroiMb I service; de ne perdre du terrain que pied â pied, n bM^ I danl ; et qu'enQo , s'il était serré de trop prés, de rteutlia>M

■ moyens, de se retirer sous les murs de Milan, d'y Inrvr bMA

Ces succès réitérés de Napoléon arrêtèrent un instant les coalisés. On négocia tout en continuant à se battre. Mais le congrès de Châtillon ne put aboutir, malgré l'étendue des concessions que faisait TEmpe* reur pour arriver à une paix dont il sentait Turgente nécessité, mais qu'il voulait digne de la France et de lui. Juste et afTectionné, il avait proposé notamment, dans son contre-projet de traité en date du 1 5 mars, de renoncer à la couronne d'Italie, « en faveur de son héritier désigné, le prince Eugène Napoléon, et de ses descendants à perpétuité \ » La lutte recommença entre les armées de toute l'Europe réunie et Tunique armée de la France, chaque jour affaiblie par ses succès mêmes. L'insurrection gagnait- les provinces éloignées; le parti royaliste s'agitait dans Paris. Malgré les prodiges accomplis par nos troupes sous l'admirable direction du grand capitaine, revenu, à ce moment solennel, à tout l'ardent et clairvoyant génie de ses premières campagnes d'Italie, les masses ennemies s'avançaient chaque jour vers la capitale de l'Empire. Le 25 mars enfin, l'Empereur d'Autriche publie le premier à Dijon un manifeste dans lequel il annonce aux Français que la souveraineté de celui qui avait épousé sa fille était incompatible avec la paix de l'Europe !

c et, s'il était vaincu, d'opérer sa retraite sur les Alpes comme il le c pourrait. Dis à Eugène que je suis très-content de lui; qu*il téc moigne ma satisfaction à l'armée d'Italie, et que, sur toute sa lic gnc, il fasse tirer une salve de cent coups de canon, en réjouisc sance des victoires de Champaubert et de Montmirail. • 1. Mémoires du général Monlholon, t. H. p. 467.

L'Impératrice Joséphine élait décidée & ne (H quitter la Malmaison tant qu'il lui serait possiWf iTy rester. Ainsi à pro\imité de Paris elle pouvait nùn^ Boitpnr sa Glie, soit par ses amis, savoir ce qii » passait, et elle étail uvide de tous les détails qoicML cernaient l'Empereur. Celui-ri devait néceeMÎnaMl. lui donner lui-m^me de ses nouvelles j Dulbraitos^ tuent nous n'avon» aucune lettre de cette ileratM époque. Oia«t " la reine Hortense, elle ne panât, jamais deux jours sans se rendre à la pour reconforter sa mère, et la tenir au couraDldli qui se faisait et se disait aux Tuileries, et des aoU velles de l'arraée qui parvenaient ù ^larie-LouisfJ qui Napoléon avait donné la régence pendant at absence, et au roi Joseph, qui dirigeait le gouni^ nemeul. -^

Le 28 mars, on apprit que l'armée ennemif n'kûi plus qu'à cinq lieues de Parts. Le trouble régout daa la ville ; on voyaitchez plusieurs des apprêts de d^ivL Mais le peuple avait confiance dans le génie de l'Enpereur, et il s'attendait d'un moment à l'autre à ttn délivré. C'était la pensée de la reine Bortense qoi ittribuait à quelque combinaison militaire cet éloîgi» gnementdeNapoléoh qui effrayait. « Sans doute, répétait-elle autour d'elle et mandait-elle le 26 iDars â n mère, ce sont des manœuvres de l'Empereur que nom ne pouvons connaitre ; il n'est pas homme à se laisser surprendre; il viendra au moment où on l'altendrt le moios, sauver sa capitale. Le tout est de ne p» s'effrayer, et je pense qu'on aura l'énergie nécessaitt

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à la circonstance'. » Elle se rendit ce jour-là aux Tuileries pour conjurer l'Impëratri ce-régente de ne pas quitter Paris. Mais , dans la soirée , un conseil extraordinaire, auquel assistèrent la Régente, les frères de l'Empereur , les dignitaires de TEmpire et les ministres, décida, après avoir reconnu que Paris était dans Timpossibilité de se défendre, que IVIarie-Louise/le roi de Rome et le gouvernement se retireraient à Blois pour se conformer aux ordres éventuels de Napoléon , trop préoccupé du péril de voir sa femme et son fils tomber au pouvoir de l'ennemi. Rentrée chez elle à une heure du matin, la reine envoya un courrier à sa mère afin de lui faire connaître ce qui avait été décidé, et rengager à quitter immédiatement la Malmaison, pour se rendre au château de Navarre où elle serait plus en sûreté *.

Le lendemain de bonne heure tout se tint prêt pour le départ, pendant que le roi Joseph allait s'assurer hors barrière où l'armée ennemie et les corps des maréchaux Mortier et Marmont, aidés d'une partie de la garde nationale se trouvaient aux prises, si, en effet, Timpossibilité de résister plus longtemps était évidente. Mais Marie-Louise, pressée par son entourage, se mit en route avant d'avoir reçu de son beau-frère le dernier mot convenu. Au moment de monter en voiture, le roi de Rome refusait de sortir du palais : « Je ne veux pas quitter ma maison, répétait-il, je ne veux pas

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