‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 49 sur 317 · Séance du 12 août · texte numérisé non relu

Séance du 12 août

2. V. le compte rendu de celte séance dans le Moniteur du 16.

DK L'IMPÉRATRICE JOSÉPHINE. i93

ce poste le général Beaubarnais, et pour le remplacement de celui-ci dans le commandement de l'armée du Rhin, le général Houcbard, commandant de Tarmée de la Moselle.

Le capucin Chabot^ évidemment favorable à Bouchotte, prit la parole pour demander Tajourncment de la proposition du Comité. « Je sais bien^ ajouta-t-il, que Bouchotte ne plaît pas à tout le monde, et qu'on lui a peut-être forcé la main pour lui faire donner sa démission; qu'on voudrait lui supplanter Beauharnais dont je ne conteste point le civisme, mais qui est plus nécessaire à Tarmée. On peut reprocher à Boucbolle quelques fautes, mais il peut provisoirement gouverner la machine, et ce n'est pas au moment où un ministre commence à être au fait du travail, qu'il faut le remplacer. — Il n'est pas en notre pouvoir, répondit Barrère, de forcer un ministre à rester en place. Il n'y a que deux jours que Bouchotte a écrit au Comité de salut public pour insister sur sa démission et demander à être promptement remplacé. Le général que nous vous proposons de lui donner pour successeur, est un officier recommandable par ses talents militaires autant que par son patriotisme. Beaubarnais a été longtemps adjudant général de l'armée du Rhin, genre de noviciat le plus utile pour l'administration du département de la guerre. On dit qu'il conduit une armée ; eh bien I il en conduira onze. La direction centrale et suprême des forces de la République n'est pas moins importante que la direction immédiate d'une armée. Certes, si la République

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peut périr, c'est par le mÎDiàtie de la gperre ; c'est là qu^est le mal. •

UAssemUée adopta, a une très-grande majorité, la proposition do Comité, et dès le jour même un courrier fut expédié au général Beauhamais pour TaTiser du choix que le G)mité de salut public et U Convention avaient fait de lui pour dirige l'administration de la guerre. On lui demandait une prompte réponse. Il Cillait donc se décider tout de suite. Le général nliésita pas à refuser, et il donna à rAssemblée les motifs de son refus dans la lettre suivante, datée du quartier de Wissembourg, le 1 6 juin ' :

u Gtoyens représentants, plus je suis touché de U marque honorable de confiance que je reçois de TAssemblée des représentants du peuple, plus je dois m en montrer digne par Texpression sincère de mes sentiments et de mes opinions : je ne mériterais pas le titre glorieux de citoyen français, s*il existait une seule considération qui pût m*empêcher de parier le langage de la vérité avec la franchise d'un républicain. Je ne maveugle sur aucun des dangers qui eovironnent le poste que vous m'assignez, je ne me dissimule aucun des nombreux obstacles qui s'élèvent au milieu du pénible exercice de ces importantes fonctions, et cependant je ne redoute aucun de ces dangers ni de ces obstacles.

« Ce n'est donc point une faiblesse coupable qui me fait prier avec respect la Convention nationale de faire

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