Correspondance du 12 juillet dans le Moniteur en 2fi
avec Houchardy afin d'attaquer en même tem^ cette grande armée qui, d'un côté, leur barrait le passage^ et de l'autre assiégeait la place.
L'attaque fut décidée pour le 19 juillet. La nuit précédente, le général Beauharnais quitta sa position do Menferd dans l'intention de dégager Landau et de chasser d*abord l'ennemi établi dans les environs de cette place. Pour cet effet il fallait s'emparer des gorges d'Anweiler et des hauteurs de Franckweiler, situées en avant de ces gorges^ où s'étaient fortement retranchés le corps des Émigrés et celui de Wurmser. Beauharnais dirigea son armée sur six colonnes ^ dont trois destinées à de fausses attaques et commandées par les généraux Ferrière, Lafarelle et Mequiilet. Tout marcha suivant les ordres et les vœux du général en chef. Le général d'Arlandes emporta la gorge d'Anweiler, le général Meynier s'empara d'Alberweiler et des passages qui y conduisent, et l'avantgarde, dirigée par les généraux Landremont^ Loubat et Delmas , repoussa avec perte les ennemis des hauteurs de Franckweiler. Pendant ce temps, le général Gilot, sorti de Landau à la tète d'une colonne de trois mille hommes, opérait une utile diversion, et les fausses attaques des généraux Ferrière et Lafarelle forçaient les ennemis à évacuer quelques autres villages des environs. En annonçant ce succès à la Convention, Beauharnais ajoutait ; « Partout les ennemis de la République ont été repoussés avec perte; ils ont laissé, contre leur coutume, la terre couverte de leurs morts et de leurs blessés. Cette journée heureuse.
puisque les troupes de la République ont rempli avec succès ce que je m'étais proposé, promet de plus grands avantages. ' » L'un des principaux, pour Alexandre Beauharnais, c'était d'avoir rétabli ses communications avec larmée de la Moselle, parle pays des Deux-Ponts, et d'avoir donné à Tarmée du Rhin la mesure de sa force et une entière confiance dans son chef. De ce jour, le quartier général fut porté à Landau. La Convention accueillit avec les marques d'une vive satisfaction l'annonce de ce premier succès. II la consola de la douleur que venait de lui faire éprouver la nouvelle de la prise de Coodé arrivée à Paris le 18 juillet*.
Les Français, se rapprochant toujours de Mayence, se trouvèrent encore aux prises avec l'ennemi les 20, 21 et 22. Ce dernier jour surtout eut lieu un engagement général et très-vif. Beauharnais sentait que plus il avançait plus Mayence était pressée avec fureur, et que chaque jour d 'attente était pour ses défenseurs une année. Les ennemis, de leur côté, comprenaient qu'à