Mémoires sur V Impératrice Joséphine , chap. Lxn
DE L'IMPÉIIATIIICE JOSÉPHINE. 227
avec 868 inférieurs 9 ajoute-trelle, égale et aimable avec ses égaux, polie avec les personnes qui se croyaient plus qu'elle, elle obtint ri\ffection générale^ » Mais pendant que loséphîna attendait, résignée, ce que Dieu déciderait d'elle, ses enfiants, poussés sans doute et aidés par leurs tantes, adressaient à la Convention nationale um requête à Teffet d'obtenir la liberté de leur mère. EUa ^t datée du 19 floréal an II (9 mai 4794), et si^ée : Eugène BecMhamais^ âgé de douze ans, et Uortense BeauhamaiSf âgée de onze ans : a D'innocents enfants (y était-il dit), réclament auprès de vous. Citoyens représentants, la liberté de leur tendre .mère, de leur mère à qui l'on n'a pu rien reprocher que le malheur d'être entrée dans une classe à laquelle elle a prouvé qu^elie se croyait étrangère, puisqu''eUe ne 8'est jamais enldurée que des meilleurs patriotes, que des plus eicelleots montagnards. Ayant demandé son ordre de passe pour se soumettre à la loi du 26 germinal, elle fut arrêtée le soir sans pouvoir en pénétrer la cause. Citoyens représentants, vous ne laisserez paa opprimer l'innocence, le patriotisme et la vertu. Rendez la vie à de malheur^ix enfants; leur âge n'est point fait pour la douleur'. «> AfaUs la Convention resta sourde
à ce naïf et toucbast appeL
On ne saurait ta;op aJïirmer ce que devinrent alors les enfants de Josépbiiie. Mme Ducrest , égarée par les lettres apocryphes qu'elle a publiées, pense qu'ils
1. Cette pétition a èkê publiée dans le journal la Presse du tl mai
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farent recueillis par Mme la comtesse Fanny de Beauharnais, qui s'était retirée dans sa maison de Fontai* nebleau ^ Mlle Gochelet dit , au contraire , que lorsque M. et Mme de Beauharnais eurent été arrêtés, leurs enfants abandonnés aux soins d'une gouvepnante retrouvèrent toute la sollicitude d*ane mère dans la princesse de Hohenzollern qui, pendant que son frère , malgré sa qualité d'étranger, étkit retenu en prison , avait obtenu de rester sous la garde d'un gendarme, au palais de Salm, où chaque jour on lui conduisait les jeunes Beauharnais '. Une note de la publication faite en 1 833, par les soins de la reine Hortense , nous apprend que cette gouvernante dont il est question était la dame Lanoy, que Joséphine vient de désigner dans son dernier billet*. Ce qui paraît certain, c'est qu'Eugène et sa sœur vivaient alors à Paris où leurs parents , naturellement désireux de les voir le plus souvent possible, avaient mieux aimé les retenir que de les envoyer à Fontainebleau à leur grand-père et à leurs tantes.
On a souvent dit que, pendant la Terreur, afin de valoir à leurs parents quelque faveur populaire et à eux-mêmes une existence ignorée et tranquille, les enfants du général Beauharnais avaiefnt été placés à titre d'appréhtis, l'un chez un menuisier el l'autre chez une lingère. Dans un récit qui lui est attribué par le Mémorial de Sainte-Héline ^ l'Empe*