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DE L'IHPËBATRICE JOSÉPHINE. 229
reur donne le fait comme certain^ Il est vrai que dans une note postérieure, M. le comte de Las-Cases ajoute que j de retour en Europe , on lui a assuré que cette double circonstance était inexacte. Constant affirme celle qui est relative au prince Eugène, en la plaçant toutefois après la sortie de prisdn de Mme de Beauharnais, ce qui ne nous paraît guère vraisemblable. Mais il existe pour ce fait contesté une autorité qui nous semble décisive ; c'est celle du comte de Lavalette, parent et contemporain à la fois. Or il dit d*une manière très-affirmative que les enfants des époux prisonniers furent mis , Hortense chez la couturière de sa mère, et Eugène chez un menuisier du faubourg Saint-Germain, pendant que leur cousine Emilie, confiée comme eux aux soins d'une gouvernante, assistait assidûment à toutes les processions patriotiques de son quartier, afin d'attirer aussi quelque bienveillance sur sa mère depuis longtemps en prison \ Il n'y aurait certes pas à rougir d'une nécessité de la fortune qui aurait réduit à cette humble et laborieuse condition le futur vice-roi d'Italie et la future reine de Hollande. Mais nous ne pensons pas que les jeunes Beauharnais aient été véritablement mis en apprentissage. Confiés a Mme Lanoy, ils ont pu , pour plus de sûreté, être placés chez d'honnêtes et dévoués artisans par leur gouvernante qui ne les perdait point de vue et les conduisait sans doute vêtus en ouvriers, ce qui était un passe-port et un titre , et peut-être en les faisant