d. Sidney-Daney, t. V, p. 3S
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offre à sa petite garnison, laissant libres de sortir oeoi qui voudraient Taccepter. Trois cents quittèrent le fort, et Rochambeau resta avec à peu près ce nombre d'hommes décidés à se défendre jusqu'au bout. M. de Tascher fut encore de ceux-là.
Le bombardement du fort commença et dura avec furie pendant quatorze jours, en môme temps que les boulets ne cessaient de foudroyer ses murailles. Ne se sentant point disposés à y donner Tassant, les Anglais avaient résolu de le démolir avec leurs mortiers et leurs canons; Rochambeau et ses héroïques compagnons, sans repos ni le jour, ni la nuit, combattaient en désespérés sur les bastions et aux batteries. « Cette immortelle garnison, dit sans aucune exagération de parole Thistorien de la Martinique S était réduite i un point qu'il ne resta plus qu'un canon dans le fort en état de service. Il n'y avait pas un pouce de terrain qui ne fût atteint par les boulets et les mortiers ennemis. Dans cette situation extrême, Rochambeau, au lieu de laisser périr inutilement ses compagnons, dot songer à les réserver pour des temps meilleurs. » Il capitula donc, mais à condition qu'il lui serait loisible, ainsi qu'aux siens, de se retirer où ils voudraient, et qu'on mettrait un bâtiment à leur disposition. Lorsque sur la Savane de Fort-Royal où devait s'exécuter la capitulation, le général anglais vit paraître ce petit nombre de braves qui avait défendu le Fort de la Codvention, il demanda où était le reste de la garnison,