Chap. II
2. Mémoires de Mme de Genlis, sur la ville, la cour et les salons de Paris; chap. xxxii, année 1795.
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et le plus sûr de faire venir l'argent que celle-ci destinait à sa fille, et qui se montaient à la somofie considérable pour le temps de mille liyres sterling, qui lui était nécessaire pour désintéresser MM. Emmery et Yanhée et élever ses enfants. Tous ces détails se lisent dans une troisième lettre de la main de Joséphine , écrite de Hambourg à la fin du mois d'octobre. Voici cette lettre précieuse :
c Hambourg, 30 octobre 1795*.
« Je ne néglige aucun moyen , ma chère et bonne maman, de vous faire parvenir des nouvelles de ce qui vous est cher, c'est-à-dire de vos enfants et de moi ; procurez-nous, autant que vous en trouverez l'occasion, la même jouissance; vous ne doutez sûrement pas quel bonheur nous éprouvons à la réception de vos lettres. La tendresse qu'elles expriment en eicitant notre sensibilité, peut seule nous dédommager d'une trop longue absence.
« Je ne puis trop vous répéter, ma chère maman, combien il devient de plus en plus nécessaire pour vous et vos enfants, de faire passer le plus possible de fonds à Hambourg. 11 n est pas douteux que vous n'ayez un jour à vous louer de cette sage précaution. C'est l'avis de nos meilleurs amis: dussiez-vousmème faire des sacrifices, ils ne balancent pas à prononcer que c'est encore ce que vous pouvez faire de mieux pour notre bonheur commun. Vous avez déjà dû recevoir leur avis à ce sujet. Vous savez, ma chère
1. L'adresse : A madame de La Pagerie, sur ses terres, atix TVoi*- Ilets (Martinique). — Archives do faniille.
maman, que ces mêmes amis m'ont alimentée depuis trois ans ; vous jugez d'après cela que je leur suis redevable de sommes considérables, d'autant plus qu'on ne vit ici qu'à frais énormes ^ D'après ce que vous avez mandé à ces messieurs ainsi qu'à moi , ils m'ont conseillé de tirer sur vous des lettres de change, ce que j'ai fait. Vous recevrez donc, ma chère maman, trois lettres de change que je viens de tirer sur vous d'Hambourg, le 25 octobre 1795, à trois mois de vue , à mon ordre , en trois effets suivants :