Autre fragment du mémoire déjà cité
d*ainitié avec ces deux dernières, devenues, Tune, Mme la maréchale Ney, et l'autre, cett« infortunée comtesse de Broc, qui périt d'une manière si affreuse sous les yeux de la reine Hortense, alors sa maîtresse et toujours son amie.
Voilà quelle était la situation de Mme la yicomtesse de Beauharnais et celle de sa famille, lorsqu'elle rencontra le général Bonaparte. Comment cette rencontre eut-elle lieu ?
Le rédacteur du Mémorial de Sainte^Hélène s'exprime ainsi dès les premières pages : a On verra, dans les mémoires de la campagne d'Italie, comment Napoléon vint à connaître Mme de Beauharnais, et comment se fit son mariage si faussement dépeint dans les récits du temps *. » Or voici ce qu'on trouve, aux Campagnes dictées par l'Empereur lui-même, dans le récit préliminaire consacré à la journée du 13 vendémiaire, qui fonda l'importance du général Bonaparte, en lui procurant le commandement en chef de l'armée (le rintérieur : a Ce fut pendant le commandement de Paris que Napoléon fit la connaissance de Mme de Beauharnais. On avait exécuté le désarmement général des sections. Il se présenta à l'état-major un jeune homme de dix à douze ans, qui vint supplier le général en chef de lui faire rendre l'épée de son père, qui avait été général de la République. Ce jeune homme était Eugène de Beauharnais, depuis vice-roi d'Italie. Napoléon, touché de la nature de sa demande et des