Souvenirs d*un sexagénaire, par AtdsniU, t. Œ, p
DE L'IMPÉRATRICE JOSËPHINE. 343
et brillant — Berthier d'abord, destiné à être jusqu'au bout son chef d'état -major et le confident de ses pensées de guerre; Bourrienne, son secrétaire, également fort avant dans l'intimité de Bonaparte et de Joséphine ; le groupe glorieux des aides de camp : Murât, Junoty Marmont, Duroc, Lemarrois, Sulkowski, Muiron et Elliot qui vont tomber à Ârcole et seront remplacés par Layalette et Groisier, tous ardents au péril , dévoués à leur général et désireux d'obtenir les bonnes grâces de son épouse. A côté d'eux servait et se distinguait encore avec le litre d'officier d'ordonnance et le grade de sous-lieutenant de dragons, le jeune frère du général, Louis Bonaparte, d'un esprit doux et de mœurs simples, caractère grave et rêveur, froid dans le danger, tout à ses devoirs et à son adoration pour son frère. Rappelant à Sainte-Hélène cette première campagne d'Italie : i< Louis (disait Napoléon au général Montholon), aimait la gloire; peut-être m'aimait-il plus encore ^ » Après Castiglione, le général l'avait chargé de porter au Directoire un rapport très-important sur la suite de ses opérations^ qu'il ne voulait confier qu'à lui. Dans son chagrin de quitter son frère au milieu des périls qu'il aurait voulu tous partager, Louis en obtint la promesse d'être bientôt rappelé à l'armée, et deux mois après il revint prendre sa part des combats d'Aréole •. Joséphine avait déjà pour lui une amitié ma-
1. Histoire de Napoléon ^ de sa famille et de son époque y par Emile Bégin, t. H, p. 209.