Uistoire du Consulat et de l'Empire, t. V, p
tions. Là, plus encore qu’à Aix-la Chapelle , Napoléon voulut déployer sa magnificence , et ses hôtes s’en retournèrent frappés de la promptitude avec laquelle le nouvel Empereur et la nouvelle Impératrice, chacun dans l'attitude de son caractère et de sa situation, avaient pris figure de souverains. « C’est que le soldat couronné, ajoute son historien', avait de bonne heure commandé aux hommes , non pas au nom d’un vain titre, mais au nom de son caractère, de son génie, de son épée ; et c’était là , en fait de commandement , un apprentissage fort supérieur à eelui qu’on peut faire dans les cours. » Quant à Joséphine, du premier coup elle avait trouvé cette dignité simple et affable qu’elle puisait dans un naturel à l’épreuve de la prospérité , et un sentiment net et juste de ce qu’elle devait et de ce qui Jui était dû, épouse d’un tel homme et placée dans un tel rang.
Au bout d’un mois employé à trôner à Mayence et à visiter nos départements voisins du Rhin', l’Empereur et l'Impératrice f vers le milieu d’octobre, rentrèrent à Saint-Cloud pour attendre l’arrivée du Pape et tout disposer pour la grande cérémonie du couronnement.
Une grave question se présenta au retour de ce voyage. L’Impératrice Joséphine serait-elle couronnée et sacrée comme l’Empereur ? « Joséphine le désirait