Ibid
lui demandait à genoux sa bénédiction pontificale.
On étaitau dernier jour du mois. Le Sacre avait été fixé au dimanche 2 décembre. 11 ne restait plus à arrêter dans le programme de cette cérémonie, que les détails relatifs aux deux principaux personnages. Le Pape accepta à cet égard ce qui avait été convenu entre l’Empereur et le cardinal Caprara. Un seul point n’avait pas été réglé, l’acte même du couronnement. En invoquant tous les précédents, le Pontife voulait poser lui-même la couronne sur la tête de Napoléon. L’Empereur le pria de ne pas insister, ajoutant qu’il se chargeait de tout arranger sur les lieux mêmes1.
Mais l’Empereur et l’Impératrice se trouvaient, au point de vue religieux, dans un état d'irrégularité dont il ne convenait pas de faire un plus long mystère au chef de la chrétienté, à qui on allait demander Ponction sainte. Ils n’étaient point mariés à l’église. L’Impératrice Joséphine prit sur elle d’en faire l’aveu au Saint-Père, et quoique, sans doute, elle obéît à un sentiment personnel, il est impossible de désintéresser sa foi dans cette démarche qui pouvait, quant à son couronnement, tout remettre en question. L’historien de l’Empire a obtenu sur ce sujet des renseignements d’une telle précision quoiqu’il n’en indique pas la source, qu’il est impossible d’y rien ajouter ni d’y rien changer.
« On touchait, dit-il*, à la veille de cette grande