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DE L’IMl’ERATHICE JOSEPHINE. 33S
Eugène arrive demain, et se marie sous quatre jours. J’aurais été fort aise que vous eussiez assisté à son mariage : à présent il n’est plus temps. La princesse Auguste est grande, belle, et pleine de bonnes qualités, et vous aurez, en tout, une sœur digne de vous. Mille baisers à M. Napoléon '. »
Le 10 janvier, le prince Eugène arriva à Munich heureux et fier des sentiments qu’il avait su inspirer à l’Empereur, et plus joyeux encore quand il eut vu la princesse qui lui était destinée. Peu de jours lui suffirent pour faire disparaître la répugnance qu’avait manifestée celle-ci sans le connaître, et, le 14 janvier, au milieu des véritables transports de la Bavière, qui voyait dans cette union sa garantie et sa force , le mariage fut célébré en présence de la cour. Napoléon, à celte occasion, adopta décidément le prince Eugène et lui donna le nom de ISapoléon-Eugine de France. Il ne le reconnut pas expressément, par un document public, son successeur à la couronne d’Italie, mais sa qualité de fils adoptif, rapprochée des termes de l’acte constitutif du royaume italien, donnait la certitude que l’Empereur réaliserait la promesse faite à cet égard au roi de Bavière *.
Quatre jours après leur mariage le vice-roi et sa jeune épouse partirent pour Milan, où ils furent reçus