Rueil, le rhàleau de Richelieu et la Malmaison, p
DE L’IMPÊHATRICE JOSEPHINE. 341
de Stéphanie (écrit, après les premiers six mois, Mme Campan à la princesse Louis), elle va bien pour son travail, infiniment mieux pour son caractère; avec de la persévérance j’en recevrai des compliments *. » Mais c’est à condition qu’on ne la détournera pas, par d’inutiles distractions, de ses études et de ses devoirs ; aussi, la refuse-t-elle obstinément à Mlle de Tascher, son amie, qui sortie de pension à cause de sa mauvaise santé, était venue la demander pour passer deux journées ensemble à Saint-Germain, chez leur grand’tante. «Cette jeune personne, ajoute pour se justifier Mme Campan, est dans une si bonne disposition de travail, que je m’y suis refusée avec persévérance : Votre Altesse le sait par elle-même, deux jours de congé en font perdre dix, et l’éducation est un bien trop précieux pour ne pas tout y sacrifier dans l’âge dévoué aux progrès, dans l’âge seul où ils sont faciles *. » Désireuse de réussir dans une éducation qui lui a été spécialement recommandée par l'Empereur, Mme Campan a grande envie de refuser son élève à l’Impératrice elle-même, qui, dans son affection bientôt vive pour sa jeune parente, aurait souvent voulu l’avoir avec elle. « C’est certainement étonnant, écrit-elle à la même quelque temps après, ce que j’ai obtenu de Mlle Stéphanie, depuis son retour de Saint-Leu. Il y a de quoi faire un charmant sujet dans cette jeune personne, mais non pas si on la garde à Saint-Cloud. Jamais les palais des