‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 137 sur 232 · Lettre du 6 janvier 1805, t. I", p · texte numérisé non relu

Lettre du 6 janvier 1805, t. I", p

rois n’ont été de bonnes écoles ; les plaisirs, le goût des choses bruyantes et la flatterie y corrompent nonseulement celles qui y sont très-jeunes, mais celles qui y arriveraient déjà formées, si elles ne sont garanties par les principes les plus solides. Tâchez donc, si vous en avez le pouvoir, de faire laisser Stéphanie avec moi jusqu’à son mariage; vous lui rendrez un grand service ; vous m’en rendrez un à moi-même, car c’est encore une éducation qu’on me fera manquer net sous les yeux de l’Empereur qui, avec son regard pénétrant dira : C’est mal ou C’est mauvais, mais ne peut avoir le temps de chercher à en trouver la raison *. Je puis vous assurer que dans un an, elle sera charmante, si je la dirige encore : c'est un composé bizarre de faculté pour apprendre, d’amourpropre, d’émulation, de paresse, d’amabilité, de justesse d’esprit, de légèreté, d’orgueil, de piété. Voilà bien des choses à mettre à leur place; bien rangées ou mal rangées, elles produiront un effet bien différent pour son bonheur ou son malheur, pour ma gloire ou pour le contraire *. »

Napoléon chez qui déjà était arrêté le système de s’unir par des alliances matrimoniales avec les États secondaires de l’Europe, voulait avoir de jeunes princesses à offrir en échange de celles qu’il ferait entrer dans sa famille, et n’en trouvant pas de nubiles parmi les enfants de ses frères % il s’était proposé

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