‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 150 sur 232 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

il promet bien toujours conditionnellement à l’Impératrice de la faire venir à Posen ou à Berlin ; cependant, comme les événements peuvent prendre une direction imprévue, alors, pour la première fois, il écrit à Joséphine un mot qui va la désoler, et il l’engage, si la guerre se prolonge, à retourner en France. Avant d’arriver à Varsovie , à Golymin , Napoléon rencontre un gros de l’armée russe, le bat et lui fait six mille prisonniers. Il rend compte de ce succès à l’Impératrice « d’une mauvaise grange, ayant de la boue, du vent, et de la paille pour tout lit1. » Les chemins, étaient si affreux que l’Empereur et son cheval faillirent rester dans les boues, et le maréchal Duroc eut la clavicule cassée par suite d’un accident arrivé à sa voiture *.

Pendant ce temps l’Impératrice Joséphine , profitant de l'autorisation de l’Empereur, s’était rendue à Francfort , avec la reine Horlense et la grande-duchesse de Bade. Elles y furent reçues de la manière la plus brillante par le prince-primat, l’un des principaux membres de la Confédération. C’est dans cette circonstance que l’Impératrice remarqua la jeune fille du prince de La Leyen , neveu du prince souverain de Francfort, et elle forma dès lors le projet de l’unir à l’un des membres de sa famille.

Loin de retourner, comme il s’en était flatté un moment, à Berlin et même à Posen, Napoléon se vit contraint par les allures douteuses des Russes et l’étal

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