‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 153 sur 232 · Collection Didot, p · texte numérisé non relu

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ribles champs de bataille, il redoute sur toute chose les larmes de Joséphine. Mais celle-ci qui avait toujours trouvé son époux assez glorieux et assez puissant, loin de rêver pour- lui plus de grandeur, ne souhaitait qu’un point d’arrêt dans cette marche ascendante pleine de provocations vis-à-vis de la changeante fortune. En un dernier mot, la grande âme de Napoléon mettait son bonheur dans la gloire ; Joséphine, comme elle ledit, mettait sa gloire dans son bonheur.

L'Impératrice, le cœur gros, reprit la route de Paris où elle arriva le 31 janvier pendant que la reine Hortense et la grande-duchesse Stéphanie rentraient à la Haye et àManheim. Le 3 février, elle fait connaître son retour à sa fille en ces termes : « Je suis arrivée ici, ma chère Hortense, le 31 au soir, ainsi que j’y avais compté. Mon voyage a été heureux, si je peux l’appeler ainsi, lorsqu'il m’éloigne de l’Empereur.... 1 »

Elle était à peine de retour, que Napoléon qui avait terminé sa dernière lettre, en lui apprenant qu’il partait pour parcourir ses avant-postes, avait enfin joint l’ennemi et remporté sur lui cette victoire disputée d’Eylau, qui ne mit point fin à la guerre. Dès la nuit suivante, le 9 février, à I rois heures du malin, l’Empereur s’empresse de l’annoncer à ['Impératrice par ce court mais affectueux billet1 : « Mon amie, il y a eu hier une grande bataille; la victoire m'est restée, mais j’ai perdu bien du monde; la perte de l’ennemi, qui

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