Ibid., t. I, p
UK L’IMPËRATRICK JOSÉPHINE. 37.1
est plus considérable encore, ne nie console pas. Ënfin, je t’écris ces deux lignes moi-même, quoique je sois bien fatigué, pour te dire que je suis bien portant et que je t’aime. Tout à toi. » Tenant compte des inquiétudes habituelles de Joséphine, il fait suivre cette lettre de quatre autres datées pareillement du champ de bataille d’Eylau. L’Empereur y fait un nouvel aveu de ses pertes ; il déclare que la bataille d’Eylau « a été très-sanglante et très-opiniâtre, » quelle lui a coûté bien des braves , mais que l’çnnemi « a horriblement souffert.... Ce pays est couvert de morts et de blessés, ajoute-t-il avec sensibilité. Ce n’est pas la belle partie de la guerre ; l’on souffre et l’âme est oppressée de voir tant de victimes ! » 11 prie l’Impératrice de faire trêve à toute inquiétude : « Ne te désole pas, je te prie, tout cela finira bientôt, et le bonheur de te voir, me fera promptement oublier mes fatigues. Au reste, je n’ai jamais été si bien portant1 2. » Et il termine par ces lignes qu’il sait devoir être agréables au cœur si dévoué pour les siens, de Joséphine : « Le petit Tascher du 4* de ligne, s’est bien comporté ; il a eu une rude épreuve. Je l’ai appelé près de moi ; je l’ai fait officier d’ordonnance; ainsi voilà ses peines finies. Ce jeune homme m’intéresse*. » Ce que Napoléon ne dit pas, ce sont les dangers qu’il avait personnellement courus pour assurer cette difficile victoire. Mais