Collection Didot , t. I, p
2. Il est ici question du troisièmedes cousins germains de l’Impératrice Joséphine , depuis aide de camp du prince Eugène , et aujourd’hui grand maître de la maison de S. M. l'Impératrice Eugénie
d’autres nouvelles parvenaient toujours de l’armée à Joséphine, et, avec la vérité, lui arrivaient toutes les inquiétudes que son époux aurait voulu lui épargner : « Toutes les lettres particulières que j’ai reçues, mande-t-elle à la reine de Hollande, s’accordent à dire que l’Empereur s'est très-exposé à la bataille d’Eylau. Je reçois très-souvent de ses nouvelles, et quelquefois deux lettres par jour; c’est une grande consolation, mais cela ne le remplace pas »
Les Russes n’avaient point été assez battus à Eylau pour être forcés à la paix. Napoléon, de son côté, ne voulut pas quitter la Pologne avant d’avoir bien décidé ce qui semblait avoir été laissé indécis, et il alla prendre ses quartiers d’hiver d’abord à Osterode où il passa la fin de février et tout le mois de mars, à peu près bivouaqué, et ensuite au château de Finckenstein, où il séjourna les deux mois suivants *. Pendant ce temps l’Impératrice avait repris à Paris le cours de ses habitudes. L’Empereur, en déléguant scs pouvoirs à l’archichancelier, n’avait fait à Joséphine aucune part dans le gouvernement pendant son absence; il ne lui demandait que la continuation de cette représentation sociale, de ce règne par les bienfaits, qu’il lui avait assigné dans l’œuvre de l’Empire. L’Impératrice tenait chaque semaine un grand cercle aux Tuileries, elle se montrait assidûment aux principaux spectacles , elle parcourait les musées, visitait les ateliers des peintres en renom ; parfois aussi, pour