Collection Didot, t. II, p
IUSTOIKU
en informe l’Impératrice Joséphine. « 7 juillet , à cinq heures du malin. Je t'expédie un page pour te donner la bonne nouvelle de la victoire d’Ébersdorf, que j’ai remportée le 5 , et de celle de Wagram , que j’ai l’emportée le 6. L’armée ennemie fuit en désordre, et tout marche selon mes vœux. Eugène se porte, fort bien. Le prince Aldobrandini est blessé , mais légèrement. Bessières a eu un boulet qui lui a touché le gras delà cuisse; la blessure est très-légère. Lasalle a été tué. Mes pertes sont assez fortes , mais la victoire est décisive et complète. Nous avons plus de cent pièces de canon , douze drapeaux, beaucoup de prisonniers. Je suis brûlé par le soleil. Adieu , mon amie, je t’embrasse. Bien des choses à llortense. » — o Le 9 (à deux heures du malin). Tout va ici selon mes désirs, mon amie. Mes ennemis sont défaits, battus, tout à fait en déroute. Ils étaient très-nombreux, je les ai écrasés'. » Le 13 juillet, un armistice fut conclu entre les deux armées , et l’on entra en négociation pour arriver à une paix plus durable entre les deux empires.
Ces négociations prirent trois grands mois , que Napoléon passa à Vienne et à Sehœnbrunn ou dans les environs , pendant que l’Impératrice Joséphine revenue de Strasbourg, vivait retirée à la Malmaison , où elle avait tout d’un coup retrouvé les mêmes soucis et les mêmes inquiétudes qui l’avaient agiléo lors de la campagne de Pologne en 1 807 et de l’entre-