‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 213 sur 232 · Collection Didot, t. Il, p · texte numérisé non relu

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entièrement libre de faire ce qui lui conviendrait le mieux, de rester en Suisse, d’aller en Italie, ou de revenir à Navarre , sans faire même d’exception pour la Malmaison. L’affection ancienne l'avait emporté sur toutes les considérations , et en voyant la peine que l’idée seule d’un éloignement causait à Joséphine , Napoléon ne se sentit pas le courage de donner à sa nouvelle épouse cette satisfaction au fond très-désirée. En écrivant à sa mère, la reine Hortense lui avait transmis, sur la continuation des sentiments de l’Empereur, toutes les assurances qui lui étaient si nécessaires : * Tout ce que tu me dis, lui répond-elle, de l’intérêt que me porte toujours l’Empereur, me fait plaisir. J’ai fait pour lui le plus grand des sacrifices, les affections de mon cœur; je suis sûre qu’il ne m’oubliera pas , s’il se dil quelquefois qu’une autre n’aurait jamais eu le courage de se sacrifier à ce point.... Je t’avoue que s’il fallait m’éloigner de France plus d’un mois, je mourrais de chagrin1. » Bientôt après l’Impératrice Joséphine reçut de Napoléon lui-même la confirmation de ce que lui avait mandé la reine; toutefois il lui conseillait pour plus plus tard, et à titre de distraction, un voyage en Italie, auprès do son fils et de sa belle-fille. .Mais il lui laissait une parfaite liberté : « Je te conseillerais d’aller à Navarre tout de suite, lui dit-il, si je ne craignais que tu ne t’y ennuyasses. Mon opinion est que tu ne peux être, l’hiver, convenablement qu’à

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