‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 214 sur 232 · Collection Didot, t. II, p · texte numérisé non relu

Collection Didot, t. II, p

Milan ou à Navarre ; après cela, j’approuve tout ce que tu feras, car je ne te veux gêner en rien. Adieu, mon amie.... sois contente et ne te monte pas la tête; ne doute jamais de mes sentiments'. » Dans cette lettre, l’Empereur lui confirme la grossesse de l'Impératrice, dont on parlait jusqu’en Suisse, et sur laquelle, pour le mettre à l’aise, Joséphine lui avait écrit la première'. A la réception de la lettre de l'Empereur, Joséphine se décida à partir immédiatement pour Navarre : a Là, du moins , dit-elle à sa fille, je serai en France. S’il n’avait été question que de passer un ou deux mois en Italie , avec mon cher Eugène, j'aurais fait volontiers ce voyage; mais m’éloigner de la France pendant six mois, cela inquiéterait tout ce qui m’est attaché , et c’est au-dessus de mes forces. Tu me trouveras bien changée, ma chère fille , j’ai perdu tout le bon effet des eaux. Depuis un mois, j’ai maigri considérablement, et je sens que j’ai besoin de repos, et surtout que l’Empereur ne m’oublie pas1 2 3. »

L’Impératrice Joséphine s’établit au château de Navarre et y resta près d’une année, sans se rapprocher de Faris , voulant d’elle-même ôter tout sujet d’inquiétude à l’Impératrice régnante , et témoigner ainsi sa reconnaissance à l’Empereur pour l’avoir délivrée enfin de ce fantôme de l’exil, qui

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