‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 215 sur 232 · Lettre du 9 septembre. Collection Didol , t. II, p · texte numérisé non relu

Lettre du 9 septembre. Collection Didol , t. II, p

3. Ibid., p. 336. L’Impératrice réalisa ce voyage d'Italie pendant la campagne de Russie, au mois de juillet 1812.

l’obsédait depuis le divorce, et l’avait fait soupirer après l’Élysée quand elle se croyait confinée à la Malmaison , après la Malmaison quand elle se croyait oubliée à Navarre, et, après ce dernier séjour, lorsqu’elle avait craint d’être reléguée hors de France.

C’est là que l’Impératrice Joséphine reçut de la main de Napoléon la nouvelle de la naissance de cet héritier, son espoir et sa passion , que Joséphine, elle-même, attendait avec une sorte d'impatience. Outre qu’il était dans son caractère et dans l’abnégation de son dévouement de désirer ce qui pouvait rendre l'Empereur plus heureux et plus fort, la venue de cet enfant qui justifiait le divorce, devait la froisser moins que ne l’eût fait la stérilité d’une seconde union. Elle avait demandé à être instruite sans retard. Quelques jours avant, Napoléon, avec cette assurance que lui donnait la fortune jusque-là fidèle, lui avait dit : « J’espère avoir un garçon, Je te le ferai savoir aussitôt'. » Dans sa lettre du 22 mars, écrite deux jours après la naissance du Roi de Home , il ajoute : « Mon fils est gros et très-bien portant. Il a ma poitrine , ma bouche et mes yeux. J’espère qu’il remplira sa destinée. Je suis toujours très-content d’Eugène ; il ne m’a jamais donné aucun chagrin’; » saisissant ainsi, avec une délicatesse qui touche, le moment où il fait connaître à Joséphine un événement qui doit réveiller d’anciens regrets,

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