‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 32 sur 232 · Mémoires de Mme la duchesse d’Abrantès, t. III, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Mme la duchesse d’Abrantès, t. III, p

2. Mémoires sur le Consulat, par un ancien conseiller d’Ètat (A. C. Tbibaudeau), p. 3. Ces mémoires sont ce qui a été publié de pins précis et de plus sincère sur l’époque. Malheureusement , ils sont trop brefs , quoiqu’il soit possible d’y ajouter au moyen de la grande histoire publiée par le même. Pour la période napoléonienne, il existe bien peu de documents marqués à ce titre. Trop souvent on se trouve en face de souvenirs plus ou moins apocryphes, ou justemont suspects par un ton général de dénigrement ou de faveur. On peut, néanmoins , en tirer quelque secours , avec de la prudence et de la critique. C’est ce qui nous a porté à ne point repousser, surtout pour de simples détails d’intérieur, les mémoires publiés sur Napoléon et Joséphine par Constant et Mlle Avrillon.QuantàMmela duchesse d’Abrantès, elle doit être consultée pour ce qu'elle a vu par elle-même des choses qu'elle raconte.

rie de Diane, de grands dîners de deux cents couverts , composés d’invités de toute sorte , envoyés diplomatiques, sénateurs, députés, tribuns, généraux, conseillers d’État, fonctionnaires, hommes politiques, savants, hommes de lettres, artistes, commerçants*. Après le dîner, la réunion s’accroissait encore des nombreux survenants. C’était ce qu’appelaient des cohues les femmes qui s’y présentaient peu, préférant à ce bruit et à ce monde des grands appartements d’en haut, les invitations plus choisies et l’intimité du salon particulier de Mme Bonaparte*.

En dehors de quelques écrivains et artistes et de quelques représentants rares encore de l’ancienne société française, le personnel qui se succédait aux Tuileries était donc ce que nous appelons aujourd’hui le monde officiel. D’étrangers on n’y comptait guère que les membres du corps diplomatique, composé alors des ministres d’Espagne, de Rome, de Prusse, de Danemarck, de Suède, de Bade et de Hesse-Cassel , et de ceux des républiques Cisalpine, Batave, Helvétique et Ligurienne, filles ou sœurs de la République française.

Il n’était pas facile au Premier Consul de se composer une société privée, assortie à son désir et à sa position du moment, c’est-à-dire qui ne fût ni le salon d’un particulier ni la cour d’un prince. Il voulait faire oublier les temps d’abord atroces, puis dis-

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