‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 34 sur 232 · Mme d'Abrantès, t. III, p · texte numérisé non relu

Mme d'Abrantès, t. III, p

2. Ibid. Mme la duchesse d’Abrantès est précieuse pour ces commencements, car elle fut une de celles qui brillèrent à la cour consulaire.

vary, cet aide de camp, de Desaix que Bonaparte avait pris avec lui , Mlle de Faudoas , alliée à Joséphine ; Ney, Mlle Églé Auguié, ainsi que les trois précédentes, amie de pension d’Hortense de Beauharnais : Bessières allait demander sa femme à une bonne famille de Cahors. Ce jeune groupe se complétait par Mmes Lavalette , Lauriston, Mortier, Bourrienne et Marmont, mariées dès avant l’Égypte. On peut y faire figurer encore, pour clore l’énumération, la femme du général le plus célèbre alors au-dessous de Bonaparte, qui, après l’avoir aidé au 1 8 brumaire à s’emparer du pouvoir, n’allait pas tarder à lui envier sa position et sa gloire. Moreau ne pensait pas à se marier; ce fut d’après l’indication et sur les instances de Joséphine qu’il se décida à épouser Mlle Hulot, créole de l’île de France, autre camarade d’Hortense chez Mme Campan. S’il en faut croire le Mémorial, le Premier Consul eut à s’occuper lui-même de ce mariage : k Je recommandai à Moreau, y dit Napoléon, d’épouser sa femme, d’après le désir de Joséphine qui l’aimait parce qu’elle était créole. » Mme Moreau et Mme Hulot, sa mère, venaient donc aux Tuileries, mais toutefois sans y être assidues*.

Quant aux autres femmes qui, dans ces premiers temps du Consulat, formaient la société de Mme Bonaparte, elles étaient assez peu nombreuses. On cite Mme de Vaines, femme du conseiller d’État de ce

1. Lettres rie Mme Campan, 1. 1", p. 47 et 114. Memorial de Sainte- IMene, l. II, p. 92. Souvenirs historiques de M. le baron de Men neval, t. III, p. 57. Histoire des salons de Paris, t. V, p. 32.

nom, « fort en faveur auprès des deux époux'; » Mme TaHien, mieux reçue par Joséphine, toujours pour elle affectueuse et reconnaissante , que par le Premier Consul , qui finit par exiger de sa femme la cessation de leurs relations publiques ; Mmes Méchin et Viseonti, beautés remarquables, et Hamelin, esprit original et redouté : venaient ensuite, parmi les noms d’autrefois, Mmes de Chauvelin, d’Houdetot, de Chastulé de ta Rochefoucauld, alliée des Beauharnais, de tameth, d’Aiguillon, de Caslellane, de Vergennes, de Luçay, d’Harville, de Nicolaï, et quelques autres qui, en compagnie des membres de l’ancienne noblesse, tels que MM Alexandre de La Rochefoucauld, de Caulaincourt, de Girardin, de Noailles, de Ségur, de Bouflers, de Léon, dePraslin, de Mouchy et de Luynes ne se présentaient pas exclusivement le matin, comme on l’a dit d’une manière trop absolue d’après le Mémorial, mais parfois aussi le soir, lorsque le Premier Consul se trouvait dans le salon de famille'.

Ils y rencontraient habituellement l’un des ministres, employé par Bonaparte pour rallier ce côté de la société et réaliser, de concert avec Joséphine, son système de fusion des anciennes classes et des vieux partis. M. de Talleyrand, on l’a nommé, mérite une mention particulière dans ce tableau de la société intime des Tuileries. 11 est d’ailleurs l’un des person-

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