‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 53 sur 232 · M.Lonoir. Kueil, etc., p. 129 et · texte numérisé non relu

M.Lonoir. Kueil, etc., p. 129 et

place du système français dont Le Nôtre avait tracé le modèle traditionnel, avec ses grands boulingrins, ses festons symétriques et ses longues allées en ligne droite. Joséphine adopta complètement l’idée anglaise, comme plus conforme à la capricieuse vérité de la nature et aux souvenirs de son pays accidenté, et surtout , comme permettant de tirer le parti le plus avantageux du parc de la Malmaison , situé à la fois •

sur la hauteur et dans la plaine, couvert déjà, dans plusieurs endroits, de bouquets d’arbres magnifiques, et arrosé de plus par d’abondants cours d’eau. Elle chargea le même architecte, à qui fut confiée la construction de sa galerie, M. Bertault, de fui faire un plan tout nouveau et de distribuer ce vaste terrain selon la pure manière anglaise, chose que celui-ci entendait mieux que l’art de construire , si l’on en croit M. Alexandre Lenoir. M. Bertault sut tirer un excellent parti de la nature favorable des lieux.

Mais le parc primitif fut bientôt trouvé trop étroit pour l’exécution des plans et la commodité de ses propriétaires. S’il s’allongeait assez loin vers le sud , au couchant le mur de clôture touchait presque à la maison d’habitation. Par des acquisitions successives, il fut agrandi de toute la plaine qui séjrare la Malmaison de Rueil, ainsi que de la longue colline à qui sa fertilité a valu le nom de Côte-d’Or1. Mais Bonaparte, dans ses projets d’agrandissement, rencontra, comme le grand Frédéric, une résistance inattendue à la porte

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