‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 57 sur 232 · Rueil, etc., p · texte numérisé non relu

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tendre qui semble les traiter en êtres animés et intelligents. « Elle avait (raconte celui qui l’a tant aidée dans l’embellissement de la Malmaison ') des tulipes et des jacinthes doubles de Hollande, de la plus grande beauté. Un jour de printemps que je me trouvais avec elle dans les jardins, elle s’arrêta devant les plants des tulipes et des jacinthes qui étaient prêtes à fleurir; les larmes lui vinrent aux yeux, et elle me dit : « Je suis malheureuse, mon ami, voilà deux ans que je suis privée de les voir en fleur; Bonaparte m’appelle toujours auprès de lui dans ce moment-là. » Elle aimait les fleurs comme des amis. Ce goût, redisonsnous, est aujourd’hui commun, quoique une passion de ce genre soit cependant encore rare; mais alors c était une complète exception. Ce qui n’est pas commun, même à cette heure, c’est de voir chez une femme, une connaissance véritable de la botanique, de cette science gracieuse qui semble faite pour ce sexe, malgré ses réelles difficultés. Joséphine demanda des leçons à deux hommes spéciaux, MM. Ventenatet Redouté, et, en quelques années, elle y devint d’une certaine force. Ce goût éclairé pour la botanique, qui se développait en se satisfaisant, amena chez elle celui des autres parties de l’histoire naturelle, et, sous l’Empire, le parc de la Malmaison se peupla des animaux et des oiseaux les plus remarquables. Au commencement du Consulat, on n’y voyait encore que les gazelles apportées d’Égypte, et

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