Thibaudeau, p
terminés, le Premier Consul vint s’y établir dans l'automne de 1802. Joséphine avait éprouvé un premier serrement de cœur en allant occuper aux Tuileries l’appariement de la dernière et si infortunée reine de France; elle fut saisio-d’une impression encore plus pénible en retrouvant dans le petit parc de Saint- Cloud le pavillon privilégié de Marie-Antoinette, dédié par cette princesse à la félicité!
A Saint-Cloud s’établit le premier essai d’une véritable cour. Bonaparte y transporta le gouvernement. Il fit fermer les grands appartements des Tuileries et Duroc fut chargé d’annoncer qu’il n’y aurait plus de réception à Paris que le 1 5 de chaque mois, mais que, tous les dimanches , il y aurait à Saint-Cloud une grande audience précédée de la messe, à laquelle on ferait plaisir au Premier Consul d’assister '. lin s’entourant de plus d’apparat, en se plaçant ainsi un peu à distance et se rendant d'un accès moins facile, le Premier Consul imposait davantage. Nous l’avons vu à la Malmaison dans son bonheur et sa liberté privée ; Saint-Cloud le montra à l’apogée de sa gloire et de sa force, et ne le cédant en rien aux grands hommes dont il avait réuni les images dans son appartement’. Saint-Cloud ne faisait pas négliger Malmaison, et Mme Bonaparte, surtout, y allait plus d’une fois par semaine, car là seulement elle se retrouvait et se sentait chez elle. Mais Joséphine n’en donnait pas moins