Ibid., p
au corps la force el l’énergie, à l’imagination sa fraîclieur, enfin dans la résignation, cette consolation la plus puissante du malheur1; elle leur enseigne la confiance, le respect et la tendresse des parents, ainsi que l’affection des maîtres, cette seconde famille, qui tous ont fait, avant nous, le voyage de la vie, et en connaissent les sentiers difficiles, les passages dangereux’; elle cherche à inspirer à leurs jeumes cœurs I amour de la France, l’orgueil de la patrie, qui chaque jour grandit. Venant enfin aux choses de l’âme et aux enseignements religieux , base de toute éducation solide : « Accoutumez (redit-elle avec un grand sens à celles qui viendront après elle), accoutumez la jeunesse à suivre, à révérer, à chérir les devoirs de la religion, à en parler peu, et, par un sentiment de vénération, à les séparer des autres devoirs, comme le temple du Seigneur l’est de la maison paternelle’. »
Certes, il est impossible de professer l’éducation en meilleurs termes; et, depuis Mme de Mainlenon , aucune femme n’en avait aiusi parlé.
A la fin de chaque année, une inspection ou concoursgénéral avait lieu avec une grande publicité, trop grande, Mme Campan elle-même l’a avoué plus tard*. Les élèves s’y livraient à des exercices littéraires, à des représentations théâtrales, terminées par un véritable concert, et cela devant un auditoire, il faut le dire,