OUVRAGES PÉRIODIQUES
SOMMAIRE
I. Joaruni fliei 1rs anricnt. — II. Jooreaai rhei les innlf rues. — III. Journalisme. — IV. Journali si es. — V. Calruilriers, Aluutubs, Animai ri». — VL Censure ri
I. Quoique la typographie reproduise avec infiniment plus de rapidité que récriture tous les livres que peut enfanter l'esprit liumain, il est une classe d'ouvrages qui prolitent plus spécialement de sa célérité, qui donnent un travail incessant à la presse , qui lui ont même imposé leur nom : ce sont les écrits périodiques, tels que les Journaux, les Revues, les Annales, les Bulletins, puis les Almanaehs, les Annuaires, et autres publications quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles, trimestrielles, annuelles.
Nous allons consacrer quelques pages à ces diverses productions, et d'abord aux journaux de toutes sortes, dont l'importance aujourd'hui ne saurait être mise en doute. Ceux qui traitent des matières politiques agissent puissamment sur l'opinion et acquièrent ainsi une autorité parfois redoutable; ceux qui s'occupent des sciences, île la littérature.
des arts, contribuent certainement aux progrès dos lumières et île l'industrie, ils établissent des relations aussi utiles que promptes entre les savants et les artistes îles différents pays.
Enfin, si la presse périodique présente des dangers qu'une sage réglementation d'ailleurs peut atténuer, elle a aussi d'immenses avantages : c'est un lien commun qui rattache tous les peuples, c'est un flambeau qui éclaire toutes les contrées de la terre.
Les journaux qui, depuis environ deux siècles, ont apparu en Europe et qui, dans ces derniers temps surtout, ont pris un accroissement prodigieux, ne sont cependant pas tout à fait une invention moderne. Il y a eu chez les anciens des publications de ce genre.
Nous ne parlons pas ici de ces annales, de ces éphémérides où l'on enregistrait les événements remarquables qui se passaient dans un pays. Ces archives nationales, qui remontent presqueà l'origine des sociétés, restaient déposées dans les temples, dans les palais des princes , dans les bibliothèques publiques; quelquefois elles n'étaient à la disposition que des chefs politiques et religieux.
Les Romains avaient aussi des fastes, des annales, espèces d'annuaires historiques qu'on exposait publiquement dans des lieux où chacun pouvait aller les consulter. Mais plus lard ils eurent des Acta diurna (actes journaliers) dont Suétone (i) attribue l'institution à Jules César {50 aris avant J.-C).
C'est de là, dit-on, que datent les journaux ou plutôt les feuilles quotidiennes; car il existait probablement des bulletins périodiques avant cette époque; quelques philologues en re-
in Vie de Mu Cétsr.
portent la création vers l'an t>20 do la fondation de Kome 1 130 avant J.-C.)
Quoi qu'il en soit, Cicéron, Pline, Sénèquc, Tacite, Juvénal et d'antres écrivains postérieurs mentionnent fréquemment les journaux exploités par l'industrie privée.
La vente des Acta diurna devait être productive, car ils contenaient une foule de détails propres à piquer la curiosité. On y rendait compte des discussions du Forum, des procès fameux; les plaidoyers des avocats, recueillis par des sténographes (car il y en avait déjà), étaient insérés ou du moins analysés, avec les très-bien, applaudissements, murmures, etc., qui exprimaient souvent, comme aujourd'hui, l'opinion du journaliste plutôt que celle du public. Les fêtes civiles ou religieuses, les ovations des généraux victorieux, les funérailles splcndides; puis les représentations théâtrales, les spectacles du cirque, les combats des gladiateurs s'y trouvaient décrits. On y mentionnait les mariages, les adultères, les divorces, les décos; les incendies, les constructions de monuments, les faits singuliers, etc. Ces nouvelles diverses n'étaient quelquefois pas plus véridiques que celles qui sonl rapportées dans nos journaux : ainsi, par exemple, Cicéron se trouvant en Asie lut dans une gazette, venue de Rome, l'annonce de sa mort. Les impératrices Livie et Agrippino faisaient insérer dans les Acta les noms des personnages illustres qui venaient les saluer. On y mettait aussi les acclamations du sénat en l'honneur des princes. Jules César les lu servir à ses intérêts ; Tibère en était, pour ainsi dire, le censeur et le directeur; on n'y inscrivait que ce qu'il voulait, et le journaliste qui se serait émancipé aurait payé cher sa hardiesse. S'il laissait publier des articles contre lui, c'étail un /liège qui radiait souvent un arrêt tic proscription.
Commode poussait l'iinpiidencû jusqu'à faire raconter dans les Acta ses cruautés et ses turpitudes. Mais, lorsque l'idole qu'on avait encensée la veille était renversée, les invectives succédaient aux adulations.
I,e plus long fragment des journaux romains qui nous suit parvenu contient les imprécations du sénat contre ce même Commode : « Pour l'ennemi de la patrie, point de funé- « railles ; pour le parricide, point de tombeau ; que le parri- » cide soit traîne, que l'ennemi de la patrie, le gladiateur a soit mis en pièces dans le spoliairc. » Il en avait été de même à la chute de Séjan, ministre de Tibère. N'est-ce pas là, on bien des choses, l'histoire du journalisme moderne?
Quoique l'imprimerie n'existât pas alors, ees journaux s*' multipliaient sous la plume des copistes et circulaient dans toute l'étendue de l'empire. C'est ainsi que se publièrent en France, pendant les deux derniers siècles, des espèces de chroniques scandaleuses dites Nouvelles à la main, qui furent souvent en buite aux rigueurs de l'autorité.
Les Acta cessèrent de paraître lorsque l'empire romain eut été envahi et démembré par les barbares au v" siècle. Sous les Gotns, les Vandales, les Lombards, et pendant toute la durée du moyen âge, les journaux furent inconnus, car ou ne peut pas appeler de ce nom les légendes, les chroniques •mbrassanl une longue période. Ce n'est qu'après plus de raille ans que le journalisme reparut en Europe. Alors l'imprimerie était inventée, et les publications périodiques trouvèrent dans le nouvel art un moyen rapide de multiplication.
,11. Les premiers journaux chez les modernes datent de la lin du xvi" siècle. Ce mode de publication se propagea pendant le xvti' et le xvtii", surtout pour les matières scienli tiques el littéraires, car les journaux politiques n'étaient pas nombreux.
Mais les grands événements survenus en Fiance en 1"8S) donnèrent à la presse périodique, dans ce pays d'abord, et bientôt dans toute l'Europe, une extension dont jusqu'alors on n'avait pas encore eu d'exemple : aujourd'hui le journalisme a pénétré dans toutes les contrées du globe.
C'est, dit-on, en Angleterre, sous le règne d'Elisabeth, que parut en 1388, par cahiers périodiques, le premier journal moderne sous le litre i'Englith Mercury (Mercure anglais) ; mais l'authenticité en est bien douteuse.
Les prétentions do Venise, à cet égard , sont mieux fondées ; un journal y fut publié dès le coinuien cernent du xvii" siècle. Chaque numéro coulait une gasetta, petite pièce de monnaie du pays, et c'est de là qu'est venu le nom de Gazette qu'on donne aux publications de ce genre.
Le premier recueil périodique qui parut en France fut le Mercure français, publié de IMi à 1643, dont la collection t'ornic 25 volumes in— S*" ; il fut d'abord réiligé par J. et Et. Kicher, et plus tard par Eusèhe Renandol. Ce journal, qu'il ne faut pas confondre avec le Mercure de France, faisait suite à la Chronologie novennaire et à la Chronologie septennaire de Cayet; mais celles-ci n'élaient pas périodiques.
En 1631, les frères Rcnaudot, Eusèhe, Isaac et Tliéophrasfe, fondèrent la Gazette de France, pour laquelle ils obtinrent un privilège de Louis XIII, qui créa pour celle feuille une imprimerie spéciale dont il donna la direction à Théophrasle Rcnaudot, médecin; sous Louis XIV cette imprimerie était éiablie dans les entresols du Louvre.
La Gazelle de France , publiée (l'abord une ou deux fois par semaine, commença en 17S)-2el continua à paraître tous les jours; c'est la doyenne de ions les journaux français, car elle compte plus de deux siècles d'existence.
A côté de celle gazette sérieuse il y eul aussi une gazelle burlesque, composée en vers par Loret, el qui parut en forme Je lettres adressées à la duchesse de Longueville, de 1(150 à 1663, sous le tilre de Muse historique; elle fut continuée jusqu'en 1678. A la même époque le poêle Boursault publiait aussi une gazette en vers qui fui supprimée pour quelques Iraits trop satiriques. Ces publications facétieuses étaient le prélude des Lunes el du Courrier des planètes du cousin Jacques (Beffroy de Heigny), du Charivari île France, du John Bull d'Angleterre, et de tant d'autres feuilles modernes du même genre.
En 1005, Denis de Sallo, conseiller au parlement de Paris, fonda, sous le pseudonyme du sieur d'Hédouville, le Journal des savants qvâ subsista jusqu'en 17ÎI2, et forme 111 vol.iu-4*. Il a été repris el se continue depuis 1816. C'est le premier journal scientifique qui ait paru en Europe.
Le Mercure de France, appelé d'abord Mercure galant, fondé par Jean Donncau de Visé en 1675, s'est continué jusqu'en 1818.
Voilà les principaux journaux publiés en France dans le xvue siècle.
Le nombre s'en accrut beaucoup pendant le mit" siècle. Outre les feuilles consacrées aux affaires publiques, toutes les conceptions de l'intelligence, toutes les branches des arts eurent leurs organes. Ainsi il y eul des journaux d'agriculture, de commerce, de médecine, de physique, de littérature, etc. Alors se publiaient les Mémoires ou le journal de Trévoux, rédigé par des jésuites (1701-67, 265 vol. in-12ï; V Année littéraire par Fréron el autres (1754-90 , 29i vol.), etc. Dès 1773, DeBessarls, avocat, puis libraire, rédigea jusqu'en 178!) le Journal des causes célèbres (196 vol."';
Boudet, imprimeur-libraire, collauoraleur du Journal èeonomique, fonda les Affiches de Paris.
Parmi les journaux les plus remarquables qui, avant lTftîP, s'occupaient de matières politiques, mais avec une circonspection à laquelle nous ne sommes plus habitués, nous citerons la Gazette de France; le Mercure de France; la Clef du cabinet des princes de l'Europe, connue sous le nom de Journal de Verdun, publication mensuelle de 1701 à 1770, fondée par Jordan ; le Journal de Paris, fondé, en 1777. par Corancez; le Courrier de l'Europe. Il circulait aussi quelques journaux rédigés en français, mais imprimés à l'étranger, tels que YEsprit des journaux, imprimé en iïelgique; les Annales politiques et littéraires de Linguet, imprimées à Londres, etc. Lorsque la liberté de la presse eut été décrétée, on vit surgir une multitude de journaux. La plupart n'eurent qu'une courte existence; il n'en reste plus aujourd'hui que le Journal des Débats, créé en 1789 par l'imprimeur Baudouin, et qui, en 1800, passa dans les mains de MM. Bertin ; puis le Moniteur universel, fondé aussi en 1789 par Panckoucke , et qui est devenu l'organe officiel des différents gouvernements qui se sont succédé en France (1).
Sous le Directoire les journaux politiques étaient encoreassez nombreux; mais au 18 fructidor an v (septembre 1797) on en supprima 42; les rédacteurs et même les imprimeurs qui ne , purent pas se soustraire aux recherches furent déportés.
(1) En 1797-98 (an v cl an vi), Coulon-Thévcnol proposa au Corps lêg's- .' latif l'ijlablisseniCTit (l'un j m i rr:;i1 .-.|n':ri;il>itu:ri t cïinsi-it mi rinu[i!e mulu , its séances, recueillies fidèlement par un procédé taeliygraphiquc du son intention. Celte proposition, après de longs déliais dans le conseil de* Cinq-Cents et dans relui des Aiiricns, fut iléliEiiliiement rcjclée. Plus lard, des propositions analogues, fiiiles à la chambre des député*, n'uni piw .'n plus de sucres-
Sous le Cousulal et sous l'Empire les feuilles politiques étaient peu nombreuses et soumises d'ailleurs à la censure.
Sous la Restauration, la presse périodique redevenue libre prit une extension qui augmenta encore après la révolution
de ma.
Celle de 1848, qui supprima momentanément le timbre et le cautionnement (I I, vit naître et mourir une foule de journaux d'une opinion plus ou moins tranchée.
On comprend facilement que l'esprit de rédaction ait souvent varié dans les journaux dont l'existence s'est prolongée au milieu des commotions politiques. Le changement d'administration d'un journal, l'influence des événements ou la circonspection qu'ils imposent, expliquent la différence de langage, sinon du même rédacteur, du moins de la même feuille publique à diverses époques ; contradictions cependant qui donnent lieu parfois à des récriminations acerbes dans la guerre que se font les journaux antagonistes.
Le champ du journalisme continue d'être exploité dans tous les sens. On compte actuellement en France environ mille publications périodiques quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles, soit politiques, administratives, judiciaires, commerciales, soit littéraires, scientifiques, artistiques, etc.
Jusqu'à l'époque de la révolution, la plupart des journaux étaient hebdomadaires ou mensuels, de format in-i°, in-8° et même in-iâ; il y en avait très-peu qui parussent tous les jours. Maintenant les feuilles politiques sont presque toutes quotidiennes, et depuis le commencement du siècle elles ont adopté le format in-folio et lui ont même donné, dans ces
11) I* timbre îles journaux nu clalili en l'an vi (179"), rt 1c cautîonacmont en 1810.
derniers temps, une grandeur démesurée à l'instar dos journaux anglais eL américains.
Le journalisme ne commença réellement en Angleterre qu'en 17â2, parla publication des Nouvelles hebdomadaires [WeeMly news); les journaux pullulèrent pendant les agitations du règne de Charles 1"; comprimés sous Cromwell et sous la restauration royale, ils prirent un nouvel essor après la révolution de 1G88, grâce à la liberté, de la presse dontïls usent et abusent largement. La pénalité contre les délits de presse est pourtant très-rigoureuse ; elle est toujours inscrite dans les lois , mais depuis longtemps elle est tombée en désuétude. Le journalisme fit des progrès pendant le xvni" siècle, quoique, en 1709, il n'y eût encore à Londres qu'un seul journal quotidien ; les antres feuilles ne paraissaient qu'à des époques plus ou moins rapprochées. Steelc et Addlson publièrent le Spectateur, le Causeur , consacres à la critique littéraire ; le Gentleman's Magazine, journal d'illustration , commença en 1731 une carrière qu'il poursuit avec succès depuis plus d'un siècle; il en est de même du Monthly Reviem, revue mensuelle fondée en 17-49, par le libraire Griffiths, et qui fut te précurseur rie la Revue d'Edimbourg, fondée en 1802 par M. Brougham et ses amis; du Quarterly Review, revue trimestrielle, etc.
De nouvelles feuilles politiques hebdomadaires et quotidiennes parurent aussi dans le cours du xviua siècle.
En 1753, on publiait annuellement en Angleterre 7,411,757 exemplaires de journaux ; en 1700, le nombre s'en élevait déjà à plus de 9 millions; en 1889, il dépassait 38 millions, et il est encore plus considérable aujourd'hui qu'on y public 1,200 journaux politiques, littéraires, scientifiques, industriels, commerciaux, etc.
Les feuilles quotidiennes anglaises se vendent deux tiers plus cher que celles de Paris (1) ; mais la publication en e*t infiniment plus coûteuse ; aussi les journaux quotidiens ne sont-ils pas nombreux en Angleterre. On n'en compte qu'une dizaine à Londres : le MorntttQ Chronkle, fondé en 17ti9, est aujourd'hui le plus ancien ; mais le Times, qui date de 1783, est le plus important par l'universalité de ses relations, par la variété de sa rédaction ; son tirage a dépassé quelquefois 40,000 exemplaires.
Us autres journaux anglais se tirent en général à un moins grand nombre que les journaux français , cl ce[tentlant ils rapportent bien davantage. La propriété d'un journal accrédiié vaut de un a deux millions (2).
Les journaux hebdomadaires, beaucoup plus nombreux (pic
(IJ En Angleterre, on s'abonne rarement n«i bureau d'un journal L<alionnemenis se font au mois, rhei de* libraires on des marroands i< garnies établis dans les divers quartiers de Londres, cl qui joiiis^iil il'i* remise d'environ un tiers sur le pris du journal. Ils se chargent aussi * 1rs expédier en province.
(8) Ce qui Tait le bénéfice des feuilles anglaises, ce sonl les iiiiiiminv malgré les droits Énormes dont le fisr 1rs frappe. Elles sont Hiissrrs )* séries, pour faciliter les rcrlierclies parmi res milliers XadverHutmlt 1! n'esl pas rare d*j trouver des avis en style ènignvit^qiie ou ci chiffr», dont les deux correspondants seuls onl la clef.
Vo'ci un exemple du produit que la presse périodique d'Angleterre rtUtt des ;i il il onces -
L'n numéro du Times eonlenail S,Ofi-i annonces. Les droits ;i \*y< ces aruiniires s'élevaient a ta somme de 1.'.* liv. 13 eh. (ô.SS.'î fr- 93e ■!■ Le l iMgc était de "3,01)0 exemplaires. Si I on calcule que les muions ■",'ifl11 ;i peu prés les frais, le prix de vente du journal au bureau étant de i 1*"" nu 40 e. le numéro, on verra que le revenu net de cette entreprise r*" sale est de 13,800 fr. par jour, on plus de 1 millions par an. Da«* ff
' En effet, aucun journal aripuvs ne parait le dimanche ; les [euillwqu*lM
les journaux quotidiens, se tirent aussi à un bien plus grand nombre. Le tirage de quelques-uns s'élève jusqu'à cinquante mille exemplaires.
En 1831, lors de l'exposition universelle, le London itius- Irated news a été tiré plus d'une fois à cent cinquante mille.
C'est pour l'impression des journaux que l'on a d'abord employé en Angleterre les presses mécaniques.
Ainsi que nous en avons déjà fait la remarque, une des premières gazettes ou feuilles publiques parut à Venise au commencement du xyii" siècle. Cependant, jusqu'à la lin du xvm", il y eut peu de journaux politiques en Italie ; mais on en vit naître un grand nombre lors de l'invasion de ce pays par les armées françaises. A Naples , Éléonore Pimente!, issue d'une noble famille, publia en 1799 un Moniteur républicain ; la réaction subite qui mit fin à la république parthénopéenne fit disparaître toutes les feuilles démocratiques, et conduisit Éléonore à l'écbafaud.
Sous le régime napoléonien , les journaux italiens furent assujettis aux mêmes mesures que les journaux français. Sous le régime autrichien depuis 1814, ils furent réglementés comme les journaux allemands.
Les mouvements insurrectionnels de 18-20, de 1830 et de donnèrent encore naissance à une foule de journaux, qui n'eurent qu'une existence éphémère.
Aujourd'hui, on compte en Italie environ deux cents journaux tant politiques que littéraires.
Depuis l'établissement du régime constitutionnel en Espagne et en Portugal, le nombre des journaux , fort restreint jadis dans ces deux pays , a beaucoup augmenté. En 1830, on comptait à Madrid, ville de 200,000 âmes, treize journaux politiques paraissant tous les jours, non compris les recueils