Cf. Garnir amigos, I
^Iarqués.
Caballero, levaulâos :
No me deis gracias por esto, Supueslo que no lo hago Yo por vos, sino por mi, Que la palabra os he dado.
Cuando os la di, os obligué; Cumplirla no es obligaros; Que es pagar mi obligacion, Y nadie obliga pagando.
De esto procediô el deciros No os disculpeis, por mostraros Que sin que excuseis la ofensa Ni disculpeis cl agravio, Basta para que yo cumpla Mi palabra, haberla dado.
2. Cf. )e second des deux volumes consacrés à Calderou dans les Chef s-d' œuvre des théâtres étrangers.
sa promesse? Sans doute il y a parfois dans Hernain une tendance à donner à l'expression de ce sentiment une ampleur lyrique et une violence raisonneuse qui sortent un peu du ton de la comedia, mais l'inévitable anachronisme de certaines touches n'empêche point la vérité générale du tableau. Victor Hugo ne trahissait pas « l'honneur castillan » quand il le représentait coirime le culte et même la superstition du serment.
Tel qu'il est, et avec toutes les réserves qu'il con" porte, le drame qui livra la grande bataille romantique justiflait-il les affirmations de son auteur sur l'exactitude de sa « couleur locale? » Avant de porter sur elles un jugement, il convient de tenir compte du sourire avec lequel elles furent écrites. Victor Hugo semblait prévoir le reproche qu'on n'a pas manqué de lui adresser lorsque à la demande de Ruy Gomez, préoccupé de savoir où vont se rassembler les électeurs d'empire, il fait répondre par don Carlos :
Ils ont choisi, je crois, Aix-la-Chapelle, ou Spire, Ou Francfort (i, 3).
Le poète n'ignorait pas le lieu de la diète, mais il lui était plus facile de déplacer des princes que le tombeau de Charlemagne. Il n'a pas eu plus de scrupule à modifier ou à inventer quelque détail quand il en pouvait tirer un plus bel effet. Il use d'ailleurs volontiers du procédé cher à Mérimée. M. Biré ' a retrouvé dans Le Constitutionnel du 25 février 1830 une note qui fut distribuée ce jour-là dans la salle du Théâtre-Français avant le lever du rideau. Il y est question d'une chronique de Alaya « qui ne doit pas être confondu avec Ayala, l'annaliste de Pierre le Cruel, » et d'un passage de cette chronique qui nous présente don Carlos sous les traits d'un « jeune prince amoureux de son plaisir... voluptueux et cruel au besoin. » Cet « au besoin » vaut un poème. « Du jour où il fut empereur, continue Alaya, une révolution se fit en lui. » Et comme, « au besoin, » Victor Hugo peut citer ses textes, il donne le prétendu original de cette dernière phrase : « se hizo una revoluciôn en el. » Ce castillan n'est pas d'une étonnante élégance, mais le poète d'Hernani pensait sans doute que les bourgeois de son temps se contenteraient d'un « espagnol hautain. » Le calcul n'était pas si mauvais, puisqu'on 1896 M. Rosières déclare encore avec simplicité qu'il n'a pu mettre la main sur les Grandezas de