Cf. Etudes sur l'Espagne, première série, Paris
2. Ces mémoires sont tirés des mémoires manuscrits qu'on attribuait à Villars et
l'Espagne par l'aïjbé Vayrac '. Que de ces deux livres viennent presque exclusivement « tous les détails de vie privée ou publique qui apparaissent dans Ruy Blas^, » je n'y contredis point ^ mais à cette documentation il convient d'en ajouter une autre à laquelle le poète avait déjà fait appel, celle qu'il pouvait tirer de ses souvenirs de la littérature espagnole. Tout l'effort de son imagination créatrice ne s'explique pas par la seule combinaison des éléments empruntés à la comtesse d'Aulnoy et à l'abbé de Vayrac. D'autres suggestions lui vinrent des lectures qu'il avait déjà faites ou qu'il fit alors de la comedia et du roman picaresque. Trois pièces surtout sont à retenir. Deux d'entre elles avaient été déjà mises à profit par lui : Ganar amigos d'Alarcon, et Luis Pérez el Gallego de Calderon. A quel moment a-t-il eu entre les
qui ne furent publiés qu'en 1733 à Paris. La comtesse d'Aulnoy les a arrangés à sa manière et transformés au gré de son imagination romanesque. Son récit délayé fut imprimé en 2 volumes à Paris en 1690.