Livre de Cheminées
Jacob Romans.
HISTOIRE DE L’INFLUENCE ITALIENNE
Salomon de Bray.
Adrien Dorstman.
Sijmon Bosboom.
Nassau, seigneur de Bréda : « Dal Willem III, prins van Oranje, hel overige » gedeelte, aan de linkerzijde van den ingang, door den vermaerden » bouwmeester Romans, naar ’t bewerp van den ouden bouw beeft doen » optimmeren, onder wiens opzigl hetzelve ook in den jare 1696 ten eenen » male is vollrokken : een kosteiijk paleis wiens gelijken in de Neder- » landen niet wordl gevonden. »
On connaît un élève de cet artiste, Frank Pietersen Yerbeijden, lequel sculpta les bustes des princes de la maison de Nassau. Pierre Schenck a gravé à la manière noire le portrait de Jacob Romans; ce dernier dessina des vues architecturales pour le Paradisus Oculorum.
Nous avons déjà parlé de Salomon de Bray (1597-1664) à propos de 1‘ Archileclura moderna de Corneille Dankertz. Cet artiste de mérite, à la fois peintre et architecte, naquit à Harlem en 1597. La Nieuwe kerk de Harlem fut bâtie sur ses dessins. Pour mieux se rendre compte de l’effet de cet édifice, il en avait lui-même confectionné un modèle en bois. Ce ne fut qu’en 1667, trois ans après sa mort, que ses fils Dirk et Jacob firent paraître une élude de l’agrandissement de Harlem intitulée : Bedenkingen over hel uilleggen en vergrooten der s lad Haarlem.
Le portail de Salomon de Bray a été supérieurement gravé, d’après Jacob de Bray, par Dirk, son frère, en 1664; l’artiste était pour lors âgé de soixantesept ans : « Gud 67 » lit-on sur le fond.
Après cet artiste rangeons Adrien Dorstman, l’architecle de la Luthersche nieuwe koepelkerk sur le quai oriental du Singel à Amsterdam. Nous connaissons encore de lui six dessins pour une maison des champs (1681) et une suite de douze dessins pour l’habitation de J. Six.
Peeler van der Plaas fil le portrait de Dorstman en mezzo linto d’après David van der Plaas.
Peeler Post fut le maître et l’ami de Sijmon Bosboom « natif d’Embden en l'an 1614 », sculpteur et architecte de l’Électeur de Brandebourg; Stadls steenhouwer de la ville d’Amsterdam.
Bosboom a le privilège d’être cité, à l’exclusion des précédents artistes, dans la biographie de Joachim von Sandrart. Il fut, après notre Aerl Quellijn, l’un des artistes qui contribuèrent le plus à donner à la médiocre concep-
SUR L’ARCHITECTURE DANS LES PAYS-BAS
tion architectonique de van Campen son incontestable valeur sculpturale et ornemenlative. Ses Loofwercken, Phislonen, Parcquemenlen, etc., sont traités plantureusement, avec une verve toute rubénienne.
Bosboom imita de préférence l’arcbitecture de Scamozzi dans ses compositions. En 1670, il publia un livre d’architecture intitulé :
« Cort onderwijs van de vijf colomnen door Sijmon Bosboom, stadts » steen-houwer lot Amsterdam, uijl den scherpzinnigen Vinsent Schamozzy » getrocken en in minulen geslelt zeer gemacklick voor de jonge leerlingen » en dienstig voor aile jonge liefhebbers der bouw-const, MDCLXX l’ Amsterdam bij Justus Dankerlz, etc. » Le portrait de Fauteur, âgé pour lors de soixante-six ans, se voit sur le frontispice accompagné d’un écusson d’armoiries parlantes : « d’argent à un arbre de Sinople. »
Comme Vredeman De Vries, Bosboom adresse une sorte de défi à ses détracteurs « toi aile nijdige en vuijlspreeckende » dans une douzaine de vers qui se terminent par une apostrophe à la Cats : Divin g h uw tongli. Ce livre fut adressé par le maître à ses reconnaissants élèves — nous donnons plus loin leurs noms — comme étrennes « nieuwjaars-gifle. »
Ce rudiment d’architecture fut réimprimé vingt ans après, d’abord chez Reiner et Josua Ottens, ensuite chez Joannes Lools, « in de nieuwe brug steeg in de Jonge Lootsman », puis chez J. -B. Elwe. Le traité des ordres de Bosboom devint très-propulaire et compta de nombreuses éditions.
Nous possédons un exemplaire d’un tirage de l’architecture de Bosboom portant la date de 1821, édité à Amsterdam chez S. de Greber, « in de » Kalver straat », augmenté de Caspar Philips Jacobsz « Konstgraveerder » en Geadmiteerd Landmeter voor de Edele hove van Holland et West- » frieslandl; en Jacobus Houthuisen, meester timmerman en lid van bel » gemeelde genoolschap. » Cet exemplaire, auquel on avait joint des réimpressions de planches de Jean Marol, Barbet, Bullel et Le Peautre, avait été donné comme deuxième accessit en 1824 — en plein règne des plagiats, à la Percier, introduits chez nous par M. Suys père — à un élève de l’Académie de dessin de Middelburg.
Simon Boosboom fut le dernier des maîtres architectes flamands tenant école, et la grande popularité dont il jouit pendant sa vie contribua sans
HISTOIRE DE L INFLUENCE ITALIENNE, etc.
Élèves de Simon Bosboom ;,lacob Bosboom, Bellaert, Tessing, Breedam, Pottée, Willems, Wichmann.
de Rijck , S. Scbijnvoel.
doute à la vogue posthume de son Livre des ordres d’après Seamozzi. Il eut pour élèves, Jacob Bosboom, son fils, également né à Ëmbden, Peeter Bellaert de Nimègue, Willem Tessing de Middelbourg, Malhijs Breedam de Vollenhoven, Jean Pottée d’Amsterdam, Jacques Willems de Feluy etDirck Wicbman de Neutelen.
A ces artistes ajoutons encore J. de Rijck, architecte à Amsterdam, qui florissait à la fin du XVII siècle, et S. Scbijnvoel, décédé dans la même ville en 1727.
Quoiqu’ils eussent compté quelques bons artistes comme van Santen, Vingboons, van Campen, Post, Slalpert et Bosboom, nos voisins d’outre- Moerdijck ne possédèrent pas au XVIIe siècle de grandes figures d’architectes, comparables à Coebergher, Francquart, Aguilon, Hesius, Faid’herbe, Merckx, Cortvriendl et Théodore de Haase, brillante phalange de satellites dont Rubens était la planète.
Dans le second tiers du XVIIe siècle, les artistes néerlandais subirent l’influence rubénienne. En dépit des antipathies politiques et religieuses , la gloire du géant anversois n’était pas moins grande à Amsterdam et à La Haye qu’à Anvers et à Bruxelles. Il y eut, comme nous l’avons fait connaître plus haut, des reproductions hollandaises de tous nos livres flamands ayant Irait à l’architecture et à la décoration. Les vieux cuivres usés de celle espèce étaient encore avidement recherchés par les libraires, qui les faisaient retoucher sans cesse pour de nouvelles éditions.
xMalgré des points de rapprochement incontestables et un mérite réel universellement reconnu aux œuvres des architectes néerlandais, on distingue sans peine les productions de ces derniers d’avec celles des artistes flamands, à un je ne sais quoi de vieillot et d’artificiel tenant lieu le plus souvent d’originalité et de cachet.