‹ Histoire de l'Inquisition au moyen âgeChapitre 328 sur 551 · APPROBATION DE L'ÉGLISE 3G · texte numérisé non relu

APPROBATION DE L'ÉGLISE 3G

Cette législation diabolique fut accueillie par l'Église avec des acclamations et, à la différence des précédentes, ne resta pas lettre morte. L'édit du couronnement de 4220 fut envoyé par Honorius à l'Université de Bologne pour y être lu et commenté dans les cours de droit. Il fut incorporé dans la compilation autorisée des coutumes féodales et ses prescriptions les plus sévères firent désormais partie du code civil. La série entière des édits de Frédéric fut promulguée dans la suite par des papes successifs, au moyen de bulles qui ordonnaient à tous les États, à toutes les villes, d'inscrire à perpétuité ces lois dans leurs statuts locaux. Veiller à cela devint un devoir des inquisiteurs, qui devaient aussi exiger des magistrats et des fonctionnaires le serment de se conformer à ces édits et, en cas de résistance, les excommunier. En 1222, quand les magistrats de Rieti adoptèrent des lois en conflit avec celles de Frédéric, Honorius prescrivit que les délinquants fussent immédiatement destitués; en 4227, le peuple de Rimini résista, mais fut contraint de se soumettre; en 1253, quelques villes lombardes, qui hésitaient, reçurent la visite d'inquisiteurs d'Innocent IV, et furent bientôt ramenées dans la bonne voie; en 1254, Asti accepta les édits comme partie intégrante de sa législation locale; Corne suivit cet exemple le 40 septembre 4225; même en 4335, dans la récension des lois de Florence qui fut exécutée alors, nous trouvons les mêmes édits en honneur. Enfin, ils furent incorporés 323 dans les dernières additions du Corpus juris comme des éléments de la loi canonique elle-même et, nominalement du moins, ils peuvent être considérés comme en vigueur jusqu'à notre temps (4).

l'Église était de pousser les souverains temporels dans les voies de la plus rigoureuse persécution.

Ce fut fans doute la mise hors la loi des hérétiques, prononcée par les édits de Frédéric il, qui permit à l'Inquisition de poser en principe que l'hérétique pouvait être saisi et dépouillé n'importe quand et par n'importe qui, et que le spoliateur, pouvait s'appropri» r ses biens — à la condition, bien entendu, qu'il ne fût pas lui-même un fonctionnaire du Saint-Office. {Tract, de Inquisitione, Hoat, xxxvi).

(1) Hist. Diplom. Frid. n, T. n, p. 7. — Post Lib. Feudoium. — Post constt. iv. xix Lod. i. v. — lnnoc. PP. iv. Bull. Cum adversus, 1243, 1252, 1254: Bull. Orthodoxie, 27 Apr. 14 maii 1252. — Alex. PP. iv. Bull. Cum adversus, 1258. — Ejusd. Bull. Cupientes, 12G0. - Clément, i P. iv. Bull. Cum adversus, 1265. —

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