‹ Histoire de l'Inquisition au moyen âgeChapitre 363 sur 551 · BULLES DE CLÉMENT IV · texte numérisé non relu

BULLES DE CLÉMENT IV

taires significatifs. En 1273, Grégoire X énonça le même principe, qui passa dans les usages de l'Église et dans le droit canonique ; il fut entendu que les tribunaux ecclésiastiques et ceux de l'Inquisition pouvaient examiner simultanément et indépendamment une même cause, quitte à se communiquer, de loin en loin, les résultats de la procédure. Pour le jugement final, il fallait une délibération commune ; en cas de désaccord, la question devait être tranchée par le pape. Mais alors même qu'il procédait seul et en vertu de son autorité ordinaire, l'évêque était tenu de s'assurer le concours d'un inquisiteur pour le prononcé de la sentence (1).

35$ ®n se demanda, à une certaine époque, si la juridiction épiscopale sur l'hérésie n'était pas complètement suspendue par le fait de la collation à un inquisiteur, pour opérer dans le même diocèse, d'un mandat pontifical. Gui Foucoix, le jurisconsulte le plus célèbre de ce temps, discuta le problème dans ses Quœstiones, qui firent longtemps autorité dans les tribunaux de l'Inquisition, et y répondit affirmativement. Toutefois, quand Gui devint pape, sous le nom de Clément IV, ses bulles de 1265 et de 1266, citées plus haut, montrent qu'il avait changé d'avis et Grégoire X déclara aussi expressément que la juridiction épiscopale restait intacte. Cependant les docteurs en droit canonique conservèrent des doutes et la juridiction épiscopale en ces matières fut presque annulée pendant quelque temps. Il y eut peu de prélats plus actifs que Simon, archevêque de Bourges, qui, de 1284 à 1291, fit des visites répétées à ses diocèses du Midi, Albi, Rodez, Cahors, etc. Or, dans les documents relatifs à ces visites, il n'y a pas d'allusion à des enquêtes touchant l'hérésie, si ce n'est en 1285, où il obligea des usuriers de Gourdon à jurer qu'ils ne se considéraient pas comme tels, bien que l'usure ne fût justiciable de l'Inquisition que lorsqu'elle se

(1) Ma». Bull. Roman. I. 122. — Wadding. Annal, ann. 12C5, n° 3. — Arch. de lïnq. de Carcass. (Coll. Doat, XXXII, 32). — Martène Thés. V. 1818. - C. 17 Sexto V. 2. — C 1 Extrar. Comra. V. 3. — Eymeric. Direct. Inquis. p. 539, 580-1. -- C. 1, § 1, Clément. V. 3. ■ .

La bulle d'Urbain (1262) est substantiellement identique a la bulle de 1204, Prx cunctis, qui a été imprimée par Boutaric, S. Louis et Alphonse de Toulouse,. p. 443 sq

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