‹ Histoire de l'Inquisition au moyen âgeChapitre 487 sur 551 · SUBVENTIONS ROYALES · texte numérisé non relu

SUBVENTIONS ROYALES

avoir participé aux dépenses. Parmi les demandes de Henri de Chamay, que Philippe de Valois accorda en 1329, figure celleci : que la prison inquisitoriale de Carcassonne soit réparée 3ar le roi et que tous ceux qui ont eu part aux confiscations y 2ontribuent pro rata. Là-dessus, le sénéchal taxa le comte de Foix de 302 livres, 11 sols et 9 deniers ; celui-ci refusa de payer et fit appel au roi. On ne sait comment se termina cette affaire. D'une décision du Parlement de Paris en 1304, il appert que la subvention royale pour la nourriture de chaque prisonnier s'élevait à trois deniers par jour, somme qui semble suffisante, bien que Jacques de Polignac, qui avait la charge de la prison de Carcassonne, et qui fut puni pour ses détourne- à)i ments, comptât pour cela huit deniers. Cette forte dépense ne constitua pas un précédent; en 1337, nous trouvons de nouveau une dépense journalière de trois deniers. Pour les accusés en prison préventive et qui attendaient d'être jugés, c'est probablement l'Inquisition elle-même qui payait, à moins que l'accusé n'eût des biens sur lesquels on pouvait pourvoir à son entretien. Toutefois, en 1458, il est question d'un hérétique dans la prison épiscopale d'Utrecht, qui, étant pauvre, gagnait sa nourriture en tissant. En Italie, où les confiscations étaient divisées en trois parts, l'Inqu'sition faisait ses frais et n'avait pas besoin des princes. A Naples, c'étaient les prisons royales qui servaient, mais un ordre royal était nécessaire pour l'incarcération. (1).

Bien que le régime normal des prisonniers fût le pain et l'eau, l'Inquisition permettait aux siens de recevoir du dehors d'autres aliments, du vin, de l'argent; il est si souvent fait allusion à cette tolérance qu'on peut la regarder comme un usage établi. Des collectes avaient lieu parmi ceux qui inclinaient secrètement vers l'hérésie à l'effet d'améliorer la condition de leurs

(l) Molinier, op. cit. p. 435. — Vaissete, III. Pr 536. — Va^ssete, éd. Privât, VIII. 1206. — Arch. de l'Hôtel de ville d'Albi (Doat, XXXIV. 45.) — Bern. Guidon. Gravam. (Doat, XXX. 109.) — Isanibert, Ane. loix franc, iv. 264. — Vaissete, éd. Privât, X. Pr. 693-4, 813-14. —Les Olim, m. 148. — Hauréau, Bernard Délicieux, p 19. — Frédéricq, Corpus document, inquisit. neeiland. i. 339. — Archiv. di Napoli, Reg. 113, Lett. A, fol. 385; Keg. 154, Lett. C, fol. 85; M?s. Chioccarelli, T. vm.

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