‹ Histoire de l'Inquisition au moyen âgeChapitre 530 sur 551 · PRESSION SUR LE POUVOIR SÉCULIER · texte numérisé non relu

PRESSION SUR LE POUVOIR SÉCULIER

Nous avons déjà vu que l'Église était responsable de la législation féroce qui punissait l'hérésie de mort et qu'elle intervenait avec autorité pour annuler toute loi séculière qui pût faire obstacle à l'application prompte et efficace de lapeine.Dçjnème, elle prenait des mesures sévères contre les magistrats qui luj paraissaient faire preuve de relâchement ou de négligence dans l'exécution des sentences portées par l'Inquisition. La croyance unanime à cette époque était qu'en agissant ainsi elle ne faisait qu'accomplir ses devoirs les plus élevés et les plus évidents. Boniface VIII ne fit que formuler la pratique établie quand il incorpora dans le droit canonique la provision qui enjoignait aux autorités séculières, sous peine d'excommunication, de punir justement et promptement tous ceux qui leur étaient livrés par les inquisiteurs. Ces derniers avaient ordre de procéder contre les magistrats qui se montreraient récalcitrants, mais an leur prescrivait de parler seulement de « l'exécution des lois » sans faire mention de la pénalité, toujours afin d'éviter 1' « irrégularité » —et cela, bien que le seul châtiment de l'hérésie que l'Église jugeât à la hauteur du crime fût la mise à mort sur le bûcher! Même si un chef temporel était excommunié et incapable d'accomplir légalement aucune autre fonction, il n'était 537 pas exempt de l'obligation de punir les hérétiques, considérée comme un devoir primant tous les autres. On trouva même des auteurs pour affirmer que si un inquisiteur était obligé d'exécuter lui-même une sentence, il ne commettrait pas, en le faisant, une « irrégularité » (1).

P. h. lib. ii cap. 19 no 53. - Albizip, liisnnsto al P . Paoln Sa-pi p 30

Grégoire IX ne se lit pas scrupule d'aifirmer que église avait le devoir de répandre le sang des hérétiques. Dans un bref de 1234, adressé à larchevêq ,e de Sens il dit : .\ec emm d'Cuit Ap'vtolicam S'drm in oculis sias, cwn Ma ianita cne'ne Jwien, rranumsuama sanguine prohibere, ne si secus ageret n n c»stoJi e populum tara*!. . vidurefur. — Ripoll 1. 66. cww»«

Heinricb Kalfeisen était un célèbre docteur en théologie, et fut dans la «„'h inquisiteur de Cologne (Nider. Kormicar. v. vu.). •*»

(1) C. 18 Sexto v. 2. — Concil. Albiens. ann. 1254 c. 22.— Evmeric /)/,vw

Inqrus. p. 372 562 - Pegnœ Comment, in Eyn.^c. p. 564. Jcïï'hÏÏ'

Q.œst. x-- Alex PP. IV Bull. Ad audienliam, 1160 (Paierie. Ap u€ ni p ? *

— Bern. Guidon. PraoJica P. iv (Doat, XXX). — -Ylex PP IV Ri/ll n,.*?; /

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