‹ Histoire de l'instruction publique & populaire à Troyes pendant les quatre derniers sièclesChapitre 2 sur 16 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

ATA5T LE Xf^ SIÈCLE.

Dès le f« siède, Troyes possédait des écoles; Saûnt-Loap en ayait établi une dans le monastère de Notre4)anie, hors des mors, connue plos tard sons le nom d'Abbaye-de-Saint- Loup, pois de Saint-Martin-ès-Aires.

Au Yi^ siècle, à l'ombre de l'Oise Saint>Pierre et sons le patronage des éréqnes, existait une école d'où sortit saint Frobert, qui, né à Troyes, fut euToyé par Ragnésile à l'abbaye de Lnxeuil, dès ce moment en grande réputation de sainteté et de science. Saint Frobert fonda, sous les murs de Troyes, une abbaye connue sous le nom de Montier-la-Gelle, d'où sortirent de nombreux et glorieux élèves.

Ces éccles étaient divisées en deux classes, les grandes et les petites. L'enseignement comprenait la grammaire, la mu> sique, la théologie. Parmi les personnages célèbres qui reçurent dans les écoles tricassiniennes, aux temps des Mérovingiens, les bienfaits de l'instruction, on compte : saint Camélien, successeur de saint Loup, sur le siège épiscopal de Troyes ; saint Mesmie ou saint Mesmin, martyrisé avec ses compagnons par les soldats et sous les yeux d'Attila ; saint Po- Uchrône, évêque de Verdun ; saint Sévère, de Trêves ; saint Alpin, de Châlons.

Au VII® siècle, parmi les élèves de l'école de Montier-la- Celle, fondée par saint Frobert, on cite notamment le moine Loupel, auteur d'une vie du saint fondateur, écrite vers l'an

685; puis au viu® siècle un poète anonyme qui écrivit en vers la vie et les miracles de saint Frobert (1).

Sous les Mérovingiens, T abbaye de Notre-Dame-aux- Nonnains avait déjà ua rang considérable parmi les abbayes de femmes, et ce rang elle paraît le devoir, non seulement au nombre de femmes qu'elle renfermait, mais encore à l'école qui était tenue dans cette maison et qui n'aurait été que la continuation d'un collège de femmes vouées au culte païen.

Ces écoles furent tenues aux temps des Garlovingiens, et comme Alcuin, ce conseiller de Gharlemagne qui a, comme on l'a dit, rempli près de cet empereur les fonctions de ministre de l'instruction publique, devint par la grâce de son maître abbé de Saint-Martin-ès-Aires de Troyes, en même temps qu'abbé de Ferrières en Gatinais et de Saint- Josse en Ponthieu, on doit croire qu'il protégea l'école fondée par saint Loup dans cette même abbaye de Saint-Martin, et qu'il en augmenta l'importance. II dut en être ainsi avec d'autant plus de raison qu'en 788 Gharlemagne fit publier une constitution pour faire établir une école dans chaque évêché et dans chaque monastère (2).

Les Juifs, dès le x® siècle, eurent à Troyes des établissements considérables, à ce point que dès cette époque ils créèrent une académie juive, c'est-à-dire un grand établissement d'instruction qui fonctionna pendant longtemps, et d'où sortirent un grand nombre de rabbins considérés comme les lumières de leur nation (3).

On cite notamment Salomon Raschi ou Jarchi, Samuel Mevonirnock ou Mihbosverbock et Simeha de Vitry. Le premier surtout, qui présidait cette académie, lui donna le

(1) Histoire littéraire de France, t. II, p. 441 et 632.

(2) Anciennes Uns françaises, publiées par Isambert, 1. 1» p. 39.

(3) Uistmre littéraire de France, t. XIV.

plus vif éclat par ses travaux, qui jusqu'à ce jour sont en^core en usage parmi ses co-religionnaires.

Troyes était une des quatre villes de France qui possédaient des académies juives. Les trois autres étaient Marseille, Narbonne et Lunel.

L'un des élèves de Salomon Raschi, Isaac Ben Gheash, son beau-frère, né à Troyes, alla en Espagne et fonda une académie juive à Gordoue (1).

La féodalité ne fit rien, absolument rien, pour Tinstruction, l'éducation du peuple. Les seigneurs affranchissent, mais nulle part il n'est question de donner une instruction quelconque aux affranchis. Au xii® siècle, l'instruction est toujours donnée à Tombre des églises, souvent dans les églises, sous le portail, dans le vestibule.

De cette habitude serait venu le nom de parvis pour désigner le lieu où se tenait l'école, nom donné plus tard à la place qui précédait l'égUse.

Aussitôt que les écoles sont tenues en dehors de la cathé*drale et des abbayes, on en trouve à Troyes sur les paroisses de Saint- Jean et de Saint-Remy. Elles sont au xu® siècle à la collation, par conséquent sous la direction du chantre de la cathédrale. Après la fondation de la collégiale de Saint- Etienne, l'école de Notre-Dame-aux-Nonnains est, par privilège spécial, placée sous la direction de l'écolâtre du chapitre de cette église.

L'abbaye de Montiéramey, par son prieuré de SainW Jean-en-Ghatel ou de Saint-Biaise, possédait à Troyes une assez vaste seigneurie, et l'abbé avait seul le droit de nommer un maître aux écoles qui se trouvaient établies dans ses domaines.

Dans les premières années du xui^ siècle, les écoles de Saint-Pierre, de Saint- Jean, de Saint-Remy et celle de

(1) Vnistoire liliéraire de la France contient des renseignements fort curieux sur les Juifs de Troyes au xn« siècle.

Notte<4)ame-4tax-Nonnains constituaient te» grancfes éoolm. Oti y enseignait la grammaire, le latin et quelques élëmente âes sciences mathématiques. Dans les petites écoles (si elles eidstaient) on apprenait à lire, à écrire, à chanter.

La collation des écoles de Troyes fut ensuite divisée entre le chantre et le sous-chantre du chapitre de Saint-Pierre. Mais en 1246, ces deux officiers du chapitre sont en contestation sur leurs droits respectifs. Nicola», évoque de Troyes, assisté de prudhommes, trancha la difiSculté en replaçant ^autorité sur les écoles dans les mains du chantre, et en accordant au sous-chantre une in4emnité de soixante^ sous assise sur la cure des Essarts.

Troyes ne possédait point alors d'établissement d'instruction destiné aux fortes études. Mais comme ce n'est que dans la dernière moitié du xm^ siècle qu'eurent lieu ces fondations ; qu'à cette époque Troyes perdait de son influence par suite de la minorité de Théritière du comté de Champagne, alliée bien jeune au petit-fils de saint Louis, et de la réunion de la Champagne à la France, Troyes ne vit s'élever dans ses murs aucune fondation de ce genre. Montée sur le trône de France avec Philippe-le-Bel , son mari, et prévoyant la mort, Jeanne de Navarre fonda, par son testament, le < royal collège de Champagne, connu plus tard, à cause d'elle, sous le nom de collège de Navarre (1). »

Le décès de la reine arriva en avril 1304. Le collège de Champagne fut le septième étabUssement de ce genre qui s'élevait à Paris depuis 1247, année qui vit à Paris créer le premier collège, sous le nom de collège des Bons-Enfants, celui de Sorbon, la Sorbonne, n'étant que le deuxième.

Ce collège était fondé en faveur de soixante-dix pauvres écoliers^ savoir : vingt grammairiens, trente arti^ns et vingt théologiens. Trois maîtres, pris au sein de Tuniversité, pré-

(1) Voyez HisUnre de la Maison de France, par les frères de Sainte-Marthe, 1. 1, p. 416. -^ Le nom qni fut d'abord appliqué à ce collège fut celui de collège de Champagne.

aidaient à ces trois classes d'études. L'un d'eux, celui de la théologie, était investi de la surintendance générale. Aux termes du testament, il devait être élu par la plus grande et la plus saine partie des maîtres de cette faculté, solennellement convoquée à cet effet. Il était chargé de gouverner à la fois le temporel et le spirituel de rétablissement. Il porta le titre de grand-maître de Champagne, puis de Navarre.

Le collège de Champagne s'acquit bientôt une grande renommée. Il devint un jour le modèle des établissements d'instruction en France et à l'étranger. Il possédait l'enseignement le plus complet de tous les établissements de l'université. Il fut le siège dû recteur et comme le chef-lieu de l'université. Ce fut dans la chapelle dédiée à saint Louis, l'un des aïeux de la royale fondatrice, que se conserva le trésor, c'est-à-dire les archives de cette grande compagnie. Le roi de France était, selon Guy Coquille, en son Histoire du Nivernais, le premier boursier du collège de Champagne, et sa bourse servait à payer les verges dont on usait dans cet établissement (1).

La reine Jeanne dota cette célèbre fondation sur le produit des foires de Champagne (2), et de plus 2,000 livres se prélevaient sur le droit de portage des vins de la ville de Provins, en faveur de ce collège.

(1) Histoire de VInstruction publique, par M. Vallet de Viriville, p. 163. — Maldonat et l'Université de Paris au XVI^ siècle, par le P. Prat, p. 528. — Guy Coquille, Histoire du Nivernais. — Jean de Launoi a écrit l'histoire de ce collège sous le titre de Regii Navarrœ Collegii Uistoria. Paris, 1677, 2 vol. in-4o.

(2) Finances de Champagne, par M. Lefebvre. — Bibliothèque de r Ecole des Chartes, 1858, p. 411. (En 1514, le domaine royal, comptait la somme de 1,000 livres à Layés Lassere, procureur dûdit collège, comme « deniers payés en acquiect du Roy, nostre sire au colliaige de Navarre, fondé à Paris, pour partie de 2,000 livres tournois qu'il a droit de prendre par chacun an sur les quatre recettes ordinaires de Champagne. > )

Le collège de Navarre est aujourd'hui occupé par TEcole polytechnique.

En 1327, il s'éleva des difficultés entre les coUateurs des écoles de Troyes. Les coUateurs aux écoles de Saint- Jean, de Saint-Remy et de Notre-Dame-aux-Nonnains convinrent, après débats entre eux, que les écoles, tant celles oii Ton enseignait la grammaire et le latin que celles où le latin n'était pas enseigné, jusque-là administrées isolément, seraient réunies en une seule agence, en raison de la rivalité des maîtres, qui, entre eux, s'efforçaient de se soustraire leurs écoliers et leurs bacheliers ; que le chantre de Saint-Pierre, ainsi que Técolâtre ou scolastique de Saint-Etienne, nommeraient alternativement, pour y présider, un grand-maître ou recteur général, et partageraient entre eux les profits. Jean d'Auxois, alors chantre du chapitre de Saint-Pierre, plus tard évéque de Troyes, collateur des écoles de Saint- Jean et de Saint-Remy, et Simon Moreau, scolastique de Saint- Etienne, collateur des écoles de Notre-Dame-aux-Nonnains, transigèrent ainsi sur leurs droits réciproques (1).

Quelques années plus tard, il fut reconnu entre les intéressés que le sous-chantre de Saint-Pierre avait droit à une rente de dix-huit livres, due par le recteur des grandes écoles, rente que celui-ci payait à Noël et à la Saint-Jean, après l'avoir levée sur les écoliers. Cette rente de dix-huit livres était la compensation des anciens droits abandonnés par le sous-chantre sur les écoles de la ville.

Au xv^ siècle, il existait des écoles au moins dans quelques-unes des paroisses du diocèse. Leur existence nous est révélée par la constatation d'une coutume bizarre et pleine de barbarie. En 13S3, le maître d'école de Ramerupt devait fournir chaque année un coq à ses jeunes élèves, pour leur

(1) Areh. hisl. du départ, de l'Aube, Yallet de Yiriville, p. 107, m et 135. — Areh. mun. de Troyes, anc. fonds, layette 72.

procurer le plaisir cte jeter dès bâtons dans les jambes de cet animal (1).

En 13S8; dans des rôles de levée de deniers, nous a?ons tpouvé le nom d'un bachdier des écoles. de Troyes, Jea^ de Loches. C'est le. premier connu.

L'instructiourne parait pas aaroir progressé à Tik)j^s peotdant le xi'v® siècle. La période de décadence dans laquelle la Tille esi entrée par »ule de la réunion, de la Champagne à la. France, les guerres, les dépenses cansidérabl6& que ses habitants, sont obligés de faire pour élever leurs murailles et creuser leurs fossés les détournent de ce but. Lea écoles: paraissent même avoir disparu. Il semble quon en crée de nouvelles. Ainsi Grégoire XI dit, dans un acte de juin 1378, avoir foiulé les grandes école& de Saint-Pierre. Leur existence est cerf^emeot antérieure à cette date. Peut-être y at-il lieu de croire à leur abandon^ puis à. leur rétablissement (2).

L'une des écoles aurait été alors établie au n^ 5 de la rue Gharbonnet, autrefois des Lorgnes et aussi de la Grande- Ecole (3).

Nous sommes arrivé h la fin du xiv^ siècle. Les misères de la Ghampa^e sont encore bien loin de leurs ternies. Un demi-siècle va se passer sans que la population, urbaine ou rurale, vit son sort s'améliorer physiquement ou moralement.

Le clergé exerce encore son immense influence. Il reiQplit les fonctions que l'administration royale lui délaisse, ca^r le pouvoir civil ou royal ne se préoccupe en aucune manière, ni de l'assistance, ni de l'instruction. Au clergé seul est laissé

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(1) Léopold Delisle, Elude sur la eonéHHon de la classe agricote en Normaniie, p. 185. — Cette coutume persista dans nos contrées ; jusqu'à ces derniers temps, aux fêtes de nos villages, on voyait encore pratiquer ce jeu cruel.

(2) Areh. Op., fonds de Saiut-Pi«rre. Inventaire t. V, 1?» partie, page 39.

(3) Rues de Trayes, par H. Corrard de Breban, page 80.

ee double soin* L'assistance «st pratiquée par le dergé séculier et .par les maisons religieuses, et s'ils encourent un re-^ proche, à cette époque, comme de nos jours, ce n'est pas de refuser une aumône à de véritables misères, mais bien d'être trop larges dans leurs bienfaits, et de donner ainsi un en*- (K)uragement fâcheux à la paresse.

Au xiv^ siècle, l'écriture est encore peu pratiquée.

Elle est encore du domaine exclusif des clercs.

Les notaires paraissent être seuls chargés des écritures. Aussi s'intitulent41s clercs-jurés. Les actes publics, intéressant la communauté des habitants de Troyes, sont écrits p^ar les notaires clercs-jurés. D'autres actes, tels que con^ptes, rôles de levées de deniers, sommations, contraintes, bullettes, etc., sont scellés, soit en fin, soit en tête d'un.pelit sceau qui rend ces documents authentiques et exécutoires. Ainsi agissent Pierre de Renel, lieutenant de Henri de Poitiers, bailli et évêque de Troyes ; Pierre de Fontaine, lieutenant du mênie personnage, en 1359; GoUot de Menillier, lieutenant du bailli, en 1363; Jehan et Hugues de Verdun, se^ents de la prévôté de Troyes, en 1360 ; Nicolas-Martin et Jehan de Yaugoulay, bourgeois de Troyes et otages du roi Jean en Angleten^e. C'est ainsi qu'est renduevalide, en 1367, une cédule contre le^ douze conseillers de ville pour assister au conseil. Enfin, en 1367, les dix-huit membres du conseil de ville scellent sur simple queue de parchemin, avec le lieutenant du bailli de Troyes, le pouvoir qu'ils donnent à trois bourgeois de faire établir tous les engins de guierre nécessaires pour repousser les attaques des Anglais qui menacent la ville, et combien d'aùires ne pourrions-nous pas ajouter. Ce mode fut suivi même par 4es sergents de la ptévôté jusque vers 1440 (1).

(1) Les Ê^aux employés s<mt trés^variés, les uifô paraissent produits par des intaiiies, d'autres sont per8ëmiel8,«oit qu'il portent desnofiis, Suit Qu'ils représententdes figures héraldiques, (Yoir l'AppeitAioe).

Nous venons de voir ce que pouvait être l'instruction au milieu des luttes guerrières cruelles et incessantes du xiv® siècle. Elle était non-seulement insuffisante, mais nulle, car si nous n'avons aucunes données sur la fréquentation des écoles, ces renseignements nous les avons pour le xv^ siècle. Personne alors ne sentait le besoin et ne comprenait Futilité dû l'instruction même élémentaire. Personne ne^ pensait qu'il fût nécessaire d'enseigner la lecture, l'écriture .aux gens qui ne se destinaient pas aux fonctions ecclésiastiques ou de cléricature. Les éléments nécessaires à la satisfaction du besoin de lire manquaient à tous presque d'une manière absolue. Que faire de l'écriture dont rien alors ne provoquait l'application ? L'industrie et l'agriculture, encore moins, ne semblaient pas exiger un grand développement de l'intelligence. Les scribes d'alors étaient clercs, remplissaient les fonctions de notaires, et ceux-ci pendant longtemps seront, comme nous venons de le dire, seuls chargés d'écrire, soit les actes, soit les transactions, soit les comptes purement civils. Pendant une grande partie du xv^ siècle, ils rédigeront les actes d'assemblées générales des habitants de Troyes provoquées par le besoin commun de la ville.

Si, au point de vue de l'éducation professionnelle, purement pratique, l'instruction ne paraissait pas nécessaire, on ne lui donnait pas plus d'utilité au point de vue de l'éducation morale. L'instruction purement religieuse, un catéchisme élémentaire, appris sans lecture, répondait aux besoins de l'époque.

Si le peuple ne recevait aucune instruction au xiv^ siècle, la bourgeoisie n'en recevait pas une part beaucoup plus large.

Ainsi, dans les actes d'administration de la cité, émanant de la bourgeoisie, on ne commence à trouver quelques signatures qu'au XV® siècle. Au siècle précédent, pour valider les actes, les bourgeois se servent de sceaux que nous avons trouvés en assez grand nombre apposés à des documents, à des actes que la présence de ce sceau rendait exécutoire.

Telle délibération du conseil de ville est authentiquée psrteft sceaux des membres du conseil appendus à des queues de parchemin. Mais, plus tard, les notaires seuls ne signeront pas. Les actes intéressant la cité seront signés, soit par les conseillers, soit par le clerc, soit par les parties délibérantes. C'est le premier pas fait vers une connaissance jusque-là réservée aux clercs. L'écriture se vulgarise, se sécularise et n'est plus Fapanage de quelques-uns. L'instruction deviendra bientôt un besoin qui se fera sentir dans toutes les classes. Mais n'anticipons pas sur les temps à venir, et voyons comment procèdent ceux à qui appartient l'art de distribuer l'instruction aux populations pendant le xv^ siècle.

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