CHAPITRE IV
;tVU« SIÈCLE.
Ainsi que nous Tavons dit dans. le chapitre précédent, les événements malheureux gui se passèrent à Troyeç, ,à partir de 1580, agirent de la manière la plus. fâcheuse sur les destinées du Collège. La mort de M. de Montchault, la peste qui frappa la contrée pendant plusieurs années, les circonstances politiques, le changement, sous Tinfluence de la famille de Guise, dans la direction de l'administration urbaine, tous ces faits eurent leurpart d'influence et mirent le Collège de Ti-oyes en désarroi.
En 1590, le maire, M. Pehault, de très-impopulaire mémoire, agent dévoué des Guise et leur créature, propose à l'assemblée consulaire de i'échevinage l'érection d'un séminaire. C'était abandonner l'ancien établissement pour en créer un nouveau sur d'autres bases et avec d'autres principes. La proposition de M. Dehault n'allait à rien moins qu'à supprimer une partie des hûpilaiix pour en faire des établissements d'instruction. II se plaint que les établisscm^its hospitaliers sont pourvus de personnes inutiles et mcapables. Le revenu de l'hôpital de Saint-Bernard est d'environ 400 écus et ne contient que de quinze à dix-huit femmes qui vont mendier par la ville. Celui de Saint-Bernard est le réceptacle d'une infinité de « coupeurs de bourses ou de mauvais gueux, » qui ne font qu'y prendre logis, et les revenus en sont inutilement dépensés par les maîtres. L'hôpital Saint-Nicolas « qui est ample » ne reçoit que quinze femmes, quoiqu'il puisse en recevoir trente. Quant à l'hospice de Saint-Bernard, la fondation était foite en faveur des pèlerins; il n'y en a plus, mais seulement des < cayemeats »
(mendiants), qu'il faut chasser de la ville. Dans cette maison on pourrait entretenir quelques pauvres enfants auxquels on apprendrait la lecture.
M. Dehault demande la suppression de ces hôpitaux .Leurs revenus et ceux d'une prébende de chacune des églises cathédrale et collégiale de Troyes, en exécution du Concile de Trente, pourraient, suivant lui, suffire à l'entretien d'un séminaire et du Collège. Les bâtiments du Collège seraient vendus ou serviraient à loger le séminaire.
M. Dehault, ajoutant à sa demande, soutient que, leur personnel étant considérablement diminué, il y a lieu de prendre aux maisons religieuses une partie de leurs revenus. Il espère que les sommes disponibles seront fort importantes. Pour atteindre le but qu'il poursuit, il s'adressera à M. le légat, à qui on fera connaître la pauvreté des villages, qui n'ont plus moyen de faire étudier leurs enfants, et qu'il en est de même dans les villes où le prix des pensions s'est fort élevé. Il lui fera savoir que les prêtres chargés de l'enseignement c sont sans lettres, » qu'ils n'ont pas les moyens de se livrer à l'étude ; qu'ainsi le peuple n'est plus instruit en ce qui est de l'honneur de Dieu et de la religion.
Ce projet de réformes trop radicales pour rallier à lui l'opinion publique ne reçut pas d'exécution. Le Collège de Troyes resta dans l'ancienne hôtellerie de la Licorne, et le Séminaire du diocèse de Troyes ne fut créé qu'en 1696.
Dans le cours du xvi® siècle, l'instruction se sécularisa, et si l'enseignement était confié à des ecclésiastiques ou à des religieux, les ressources qui y étaient affectées provenaient des deniers de la ville ou de dons volontaires.
La bienfaisance prend la même direction. Des quêtes s'organisent pour subvenir aux besoins des pauvres, sous le nom d'aumône générale.
Dès 1545, la population troyenne est convoquée à l'hôtelde-ville afin qu'elle avise aux moyens de nourrir les pauvres qui se trouvent en ville, comme aussi aux moyens d'instruire les enfants de ces malheureux, de les élever et de leur
apprendre un métier pour gagner leur vie. Cette assemblée ne se sépara point sans prendre un parti. Elle leva sur les habitants certaines taxes connues sous le nom d'aumône générale. Quelques années après, cette institution a ses règlements. Elle obtient l'autorisation de taxer les maisons religieuses de certaines sommes dont le produit est employé au soulagement de la misère. Elle lève pendant un grand nombre d'années des taxes dont le produit reçoit cette double destination: la bienfaisance et l'instruction. Dans certains cas, cette taxe est doublée (1).
L'aumône générale a donc ses écoles qui fonctionnent au-delà du xvi^ siècle. Elle a deux écoles au moins pour les garçons : l'une dans le Quartier-Haut et l'autre dans le Quartier-Bas. Les maîtres, à titre de rétribution, reçoivent des administrateurs 2 sous pour chaque enfant et par mois. A cette époque (1597), chacun de ces maîtres donne les premiers éléments de l'instruction à vingt-cinq enfants. Ce nombre s'éleva. Cette création dura au moins jusqu'en 1614, époque où cessèrent d'exister les rôles des noms des enfants qui pratiquaient ces écoles. On trouve même les traces d'une école pour les petites filles en 1599. Isabeau Robelin, qui la dirige, reçoit aussi, de l'aumône générale, 2 sous par mois et par enfant.
Dans ces petites écoles les enfants apprenaient à lire, à écrire, à jeter (compter avec des jetons), à nombrer à défaut (de mémoire et sans doute sans tracer de chiffres) et à chanter à l'église.
En 1598, sur la proposition du Conseil'de ville, dans une assemblée générale des habitants, il est décidé que l'on établirait un seul grand Collège et que l'on supprimerait tous les autres, c'est-à-dire toutes les maisons d'instruction existant dans la ville de Troyes, où l'on professait la gram-
(1) La comptabilité de l'aumône générale nous est conservée au moins en partie, 1543-1593.
Arch. mtiûicip., nouv. fonds. Série M, 10 reg.
maire, afin qu'un plus grand nombre d'enfants réunis sous un même maître pût exciter le régent à mieux faire et lés élèves à une plus grande émulation. L'assemblée décide qu'il sera donné cent écus par an au Collège, que l'on demandera au roi, au nom des trois Etats, l'octroi de fonds à appliquer à l'instruction de la jeunesse, ainsi qu'au clergé, la remise du revenu de deux prébendes qu'il s'était engagé à abandonner à la ville.
Enfin, M. Pierre Largentier ayant légué à la ville 200 livres de rente annuelle à employer pour l'établissement d'un séminaire, l'assemblée arrête que ce legs recevra sa destination, et que l'on doublera la levée de l'aumône générale dont le produit sera appliqué aux réparations du grand Collège^ estimées à 3,000 écus.
Ces différentes résolutions auraient reçu leur exécution. Mme de Dinteville, femme de M. de Dinteville, lieutenant au gouvernement de Champagne pour les rois Henri III et Henri IV, tandis que la Ligue avait établi les siens parmi ses partisans^ Mme de Dinteville était restée, ainsi que son mari, attachée par le cœur à la ville et aux habitants de Troyes. Par son testaments elle légua à la ville sa terre de Bourguignons pour en appliquer les revenus au Collège et à lafon-^ dation d'un hôpital à Bourguignons.
Aussi, M. de Dinteville, veillant avec sollicitude à l'emploi de ces revenus, visite-t-il avec M. Jean Angenoust, lieutenant général au bailliage de Troyes, le grand collège que la; >ille faisait réparer et presque réédifier par suite du legs de Mme de Dinteville. La chapelle fut construite $ans aucun retard et placée sous l'invocation de saint Joachim. Elle fut consacrée par l'abbé Meignant, évêque de Digne, le 20 mars 1600. Le siège de Troyes était alors occupé par René Benoit^ qui, en raison de sa participation à l'av^ement de Henri IV à la couronne, ne put obtenir ses bulles du pape.
Dès ce moment M. de Dinteville annonce qu'il a résolu, les choses étant bien conduites, c'est-à-dire le Collège bien dirigé, de faire inhumer le* corps de Mme de Dinteville dans. la
chapelle de.Saint-Joachim ainsi que lui même c afin de mêler ses os avec ceux des habitants de Troyes. »
L'administration du Collège reprend de la vie, et. on retcherche des hommes capables d'être mis à la tête de rétablissement. Il est d'abord question de M. Facenet a homme célèbre » qui tient un collège à Langres. La ville traite enfin^ pour six ans, avec M. Boulanger, docteur en théologie, prédicateur du roi et principal du collège de Boncourt à Paris. M^ Boulanger est autorisé à. prendre des pensionnaires au prix de 33 écus un tiers par an. Il lèvera, pour la première; claf'Se et par écolier, deux écus; sur ceux ; de la deuxième: classe un écu 40 sous, sur ceux de la troisième un écu 20 sous^et sur ceux de la quatrième un écu pour l'eau^le Landi^ et la chandelle. Il ne pourra prendre « des caméristes d pour le couvert: et l'instruction, plus de six écus par an, ni des externe, ayant moyen, plus de vingt sous par mois et à la . charge de recevoir gratuitement les élèves pauvres, avoués? du maire et des échevins. Le Principal devait gager et nour*rir à ses dépens au collège un chapelain et quatre régents au. moins^ entretenir le collège des menues réparations, la ville restant chargée des grosses. Deux visites annuelles devaient être faites par MM. de l'église, de la justice et du corps de ville. Le Principal devait jouir de la prébende du Chapitre de Saint-Pierre et recevoir de la ville 500 écus, savoir : cent écus à prendre sur les. revenus de la. maladrerie des Deux- Eauxs, cent écus sur l'aumône générale, soixante-six écus un tiers légués par M. Pierre Largentier, le surplus à prendre sur les deniers communs. Les meubles et ustensiles de cuisine appartenaient au Principal. Cinq chambres devaient être meublées par la ville, Tune à deux lits pour le Principal,. avec une table, un buffet et « deux.scabeaux d et quatre cham-i-^ bres pour les régents, meublées d'un lit, d'une table et de c quatre scabeaux. »
Le Principal, le chapelain et les régents étaient exempts de toutes les charges de ville et les maîtres d'école ne pouvaient recevoir plus de six. pensionnaires.
Nous devons un mot sur le Landi. Au Moyen-Age il semblerait que chaque grand corps constitué avait sa fête, et sa fête souvent scandaleuse : le clergé avait la fête des fous, l'Université avait le Landi^ comme le reste de la société avait le carnaval. Le Landh le Landi miner val (minerve ou la sagesse n*avait rien à voir dans la circonstance) revenait deux fois pendant l'année. Cette fête, qui durait plusieurs jours, se faisait dans les collèges, en hiver et en été, à l'occasion de la rétribution que les écoliers payaient à leurs maîtres. La fête, paraît-il, se passait en festins et en débauches. Elle était une cause de désordres dont les suites étaient toujours fâcheuses.
Le Landi se célébrait encore dans les dernières années du xvi® siècle. Sa suppression dans les collèges de Paris daterait de 1595 : elle serait due à Edmond Richer, originaire de Chaource, docteur en Sorbonne et censeur de l'Université. La perception de la rétribution accordée aui maîtres sous le nom de Landiy aurait continué à se faire, mais la fête aurait été supprimée (1).
Peu après le traité passé entre la ville et M. Boulanger, celui-ci se plaignit de ce que les maîtres d'école de la ville conservaient plus de six pensionnaires chacun. Il demanda que ces pensionnaires fussent ramenés à six et que les maîtres envoyassent leurs écoliers au Collège afin d'y recevoir les leçons qui s'y donnaient. Mais en 1603, M. Boulanger fut appelé à Paris en qualité de Principal au Collège des Grassins. Il quitta Troyes, se plaignant encore de ce que les écoles de la ville comptaient toujours de douze à quinze écoliers pensionnaires au lieu de six. Le successeur de M. Boulanger fut M^' Jacques Nivelle, grand pénitencier, théologal de la cathédrale et archidiacre. Le sieur Pérault présenté, quoique marié, par le Président du Parlement, M. de Blancmesnil,
(1) Voir la Vie d'Edmond Uicher, docteur en Sorbonne, par feu Adrien Baillet : Liège, 1714, page 36, et le Dictionnaire des institutions de la France, par M. Chéruel, au mot : Landit.
m^it été. nmeipté iim?f une assemblée générale composée du QWp^ 4a \iHi^ 4esi d^^givtéSi d<i clergé crt das.. principaux offi^ oB/er^dq lajtt^tice my^t^; mais M. PérauJlt, paratt-il, ne pouvant se rendre à, Trioyes^ M, Nîtelle fut chQM à, sa pbee. Sur oes. entx^fyiiii^», Henri lY ayant donné à un sieur Lynet, jçmeur di^cotfn^é IsL pcébiende. de Tun des: chanoines de^la.cbiipeUe: d^ N.-D., fondée en Téglise collégiale de Saint-Etienne, le assure et les^éche^vins se joignit aux chanoines pour empêchei: la délivrance, de ccttte préhende, destinée à profiter au Collège.^
La. père ^acque^ Nivelle, mconnu pour un homme fort, instruit, mais très-avare, résigna le principalat en 1611, époque à lac^uellç. se terminait la durée de son traité avec l'échevinage. La population de la ville reprochait surtout au père NivelTe de travailler de manière à faire passer entre les mains dçs Jésuites Ta direction duCpUége : on sait que Tesprit troyon a ré'sîsté' dé tout temps à entrer dans cette direction, q^e TévêqueReué Brestay favorisa sans succès de tout son pouvoir.
La fiiu du principalat de M^ Jacques Nivelle arrivait en oetobre 1*61 f . Dès le mois de mai de cette ajinée, une assemblée composée de. membres pris dans le clergé, la justice et le. corps de ville, fut convoquée pour le 3. juin à Tévéché, sous la présidence de Tévêque René Breslay. La majorité des voix se porta sur un sieur Abraham Drouot, docteur en théologie. Mais Tévêque passa outre et remit l'assemblée au 11 j^uin, fête de saint Barnabe, jour auquel on procédait à l'élection du maire et des- échevins. Â cette occasion, Févéque employa Fautorilé du Père Cioton, confèsseuv de Henri IV, puis eelte» de Louis XIII, de la reine Marie de Médicis, pour faire romettpe le Gbilége de^ Troyes entre les mains des jésuites. Di^ nombreux voyages de Troyes à Fontainebleau eurent Beu dans ce but. Toutes ces démarches n'eurent aucun succès, et Abraham Drouot fut contraint de renoncer à sa nomination pour conserver la paix (1).
(i) Vmr I)iiscour>s ^âritaUe. de. ce, qui s'est passé en k iniUe de Troyes sur les poursuites faic^aa par les jâmitas pour s'y éta-
Après le P. Jacques Nivelle, Abraham Droûot; s'étàni désisté de sa nomination, les trois états de la ville s'entendirent enfin et nommèrent, en qualité de principal, M. de Montmaur. A celui-ci succéda M. Baudouin.
M. de Montmaur ou de Montmor, voulant abandonner le Collège à un régent, moyennant un revenu de 500 livres, cette mise- en ferme n'eut pas de suite.
Enfin vers 1630, lors du traité de la ville avec les Pères de r Oratoire, M® Béchet. était principal du Collège de Troyes, d'où il passa en la même qualité au Collège de Lisieux établi à Paris.
Nous ne rappellerons pas ici la lutte qui s'établit pendant près d'un siècle entre l'administration de la ville, soutenue par l'opinion publique, d'une part, et la Compagnie de Jésus, d'autre p^irt. Nous nous bornerons à dire que la célèbre Compagnie ne put jamais réussir dans ses entreprises afin de créer des établissements d'instruction à Troyes, quoique son protecteur à Troyes fût l'évêque René Breslay ; quoique Henri IV leur eût délivré des lettres qui les autorisaient à ouvrir leur maison ; quoique Marie de Médicis, Louis XIII et Louis XIV les eussent entourés de leur souveraine protection. Nous ne rappellerons pas la lutte de ces deux grands partis de l'Eglise catholique : celui des jésuites et celui de Port-Royal ou des jansénistes.
Cette guerre de plus de cent ans, qui, au xvii® siècle, compte des campagnes de 1603 à 1611, en 1624, 1638, 1684, 1686 et 1688 ; qui, au xvni® siècle, se renouvela vers 1740 pour se continuer jusqu'au fameux arrêt du Parlement de 1763, trouva la population troyenne inébranlable dans sa volonté, et les jésuites ne purent créer aucun établis-
blir, depuis l'an 1603 jusques au mois de juillet 1611, renfermé dans un ouvrage de Grosley intitulé : Mémoires pour servir desup^ plément aux antiquités ecclésiastiques du diocèse de Troyes, par M. N. Camusat. MDÇCL, ici-lî.
sèment qui vécût ou qui prit rang parmi les institutions troyennes.
Nous touchons à une époque qui marqua dans les annales de la ville de Troyes ; nous voulons parler du testament de François Pithou, de ce citoyen, grand par lui-même, grand par sa famille, grand par son frère Pierre, qui — fait bien rare dans tous les siècles et surtout dans celui où il vécut — « préférait une vie laborieme à l'éclat des honneurs et des dignités, aimait mieux éclairer les hommes que les dominer^ et mettait Vart de bien penser au-dessus de l'art de bien dire (1). »
François Pithou fut grand par ses travaux de littérature et de jurisprudence, et dans la ville de Troyes il fut grand surtout par ses bienfaits envers la jeunesse. Nous sommes heureux de le dire, ses bienfaits ont porté leurs fruits. Pendant plus de deux siècles, pendant 220 ans, la donation de François Pithou a aidé Tinstruction de la jeunesse troyenne dans les limites les plus étendues et les plus favorables.
Les conditions dont il accompagna ses largesses empêchèrent toute diversion, toute déviation dans la direction qu il imposa à l'instruction d'un grand nombre de générations dans sa ville natale, dont il connaissait parfaitement l'esprit, et qui, à toutes les époques, a préféré l'être au paraître.
François Pithou naquit à Troyes le 7 septembre 1543 et y mourut le 25 janvier 1621. Par son testament, daté du 25 novembre 1617, il dit : « Je veulx et entends qu'en ma D maison où je demeure et es environs d'ycelle, soit dressé
> un Collège pour enseigner la jeunesse, sans estre em-
> ployé ailleurs, et sans que les jésuites y soyent aucune- » ment reçus : aultrement je désire que le tout soit vendu » pour estre employé aux pauvres.
> Je lègue audit Collège toute ma bibliothèque et tous
(1) TestametU de Pierre Pithou.
» les Uvros qui se tcouv^'oniidtt ma ittaûsW' ;. ent wltnt^ tam
» les meubles et argent, pour faire bâtir et augm^otei^ MH
A Collège avee les rentes, si fieu que j'on. ay<, moa testament
» entièremienft aecomi^y.
» Je donne et lègiœ audit Collège toates les acqafsitioiis V que j'ay faictes de terres, héritages et prez en k paroisse » de Moussey et audedans du finage d'ycelte*, et qui me 90wt » advenues par conSscation, tant en moulin, prez, terres et » actions, sans en rien excq>ter; ensembli» me»prer<te la » Garaude et prez des champs, w
La succession ouverte, M. ÂUen, conseiUei: au bailliage, fut chargé de l'exécution dui testament^ et ce ne fu^ qu'ciP mars 1630 que cet ajcte reçut son exjécution complète et en tout conforme aux prescriptions^du testateur.
Le 20 mars 1630, un traité fot passi entre la ville, d^une part, et les Père» Oratoriens de^l^'autpe. La ville était repré'sentée par Tévêque René Breslay, \» Chapitre (fe Sainte Pierre par trois de ses membres, celui de la collégiale de Saint*-Etienne par le doyen^ les officiers de justice» par M. Pierre Lenoble, lieutena»t«^néral au' bailliage et siège présidial, et par M. Delafertey, procureur d)u' roi au. mène siège, et enfin par le maire, M. Nicolas Lejeune, im échevin et deux conseillers de ville. Les Oratorien» ijg^oraîeni au traité par messire Charles de Gondran, supérieur gitoAralde la congrégation de TOratoire, successeur Ai eard^fiat de Bérulles, assisté de M. Achille de H^<rlay^ baron de> Saocy, dont le nom fut non moins cher aux Oratorien» qu'il te fut par d' autres membres de sa famille aus soMaires de Port-Royal. Le traité se filt en présence de deux eMseillers d'Etat, Jacques Vignier, baron efo Villemaur, et Jean* Ambry, que Louis Xtfl, qm avait traiv^ersé la ville quelques jours auparavant, avait laissé à Tiroyes dan» ce Ivt.
Les Pères de l'Oratoire furent mis en possession de tous les biens légués par François Pithou, à ht charge de diriger le Collège de la ville de Troyea^ « dLy. nuiftiiiretift» >Mliie^^ de