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> âà «fille 0t.Ai dehors ; id y leair qîim} clas&es |»otif j/ ^ensei- » jgmer pubHqtiemeni et griâuitmmfU Jes lettres humaines, » les bonMs mœars, et la piété par cinq personnes de j^r
> eongr^tiOB à ce capable et m&e de pbilosopbie, en c^ » iqu'il soit Umprà utile et néoessaire pour le bien de la ville. > L'ouvertore 'du 'Collège fut décidée ipom le mois de septembre âtùvanl. Les dPères de l-OnatOLi^e renicmcèreiit à une peuuoo de ^0 livres (que la ville feurnisfiait aJons au Collège^ aiiffiiquà ^une rétribution mensuelle de 10 sous par 4Q[MÛs fayée par chaque écolier.
Les dix années qui séparèrent la mort de François Pitbou de Tétaiblissiement du Collège se passèrenfèn luttes soulevées par les Jésuîtes, qui, enx aussi, avaient été favorisés d'un legs fait par Jacques Nivelle, dans le but d'établir i Troyes une maison d'éducation qui ne put se fonder.
L^piscopai de René Breslay fut surtout occupé par rétablissement de maisons de femmes que l'évêque attirait rà !riK)}xes afin de confier à ces femmes Hnstruetion des jeunes filks de la ville, ne pouvant remettre aux Jésuites celle de ^lajjeunesse masculine, fiené fi^eslay établit à Troyes, de ccmoert .avec saint Yinoent de Paul et Brulart de Sillery, commandeur de Tordre de Malte, les Pères de la Mission. £ii 17&0, M. Bossuet, évéguâ de Troyes, confia à ces Pères k-direction du Grand-Séminaire.
L'-échevinage ^souleva de nombreuses difficultés à Tévéque Reiié Breslay. Il alla méfue jusqu'à lui faire fermer les portes de la ville. Ce ne fut guère qu'après une lutte de ffhisieurs ^amiëes que s'4tablirent à Troyes les Ursuiines et les 'Sœurs de la congrégation de Notre-Bame de CMloii6-«ur- Itfarne, destinées à «l'instroction des filles.
Les Pères de l'Oratoire, institués par le cardinal de Bérulles, étaient Installés à Troyes dès 1618. Avec eux le Colh^ prospéra. Eu 4635, le Goll^ comptait cent quarantetilUun élevées, divisés en cinq ^classes commençant ,par la qua trième. En 1650, on trouve dans le Cdtalogtis ScolaBtkomm
CoUegii Trecensis (1) trois cent cinquante-six élèves, divisés en sept classes commençant par la sixième et, comme en 1635, se terminant par les classes de rhétorique et de philosophie. En 1681 on compte quatre cent huit élèvQS, en neuf classes, depuis la sixième jusqu'à la théologie, y compris les classes de rhétorique, de logique et de physique. Ces chiflres sont éloquents ; ils prouvent la sympathie profonde qui lia les Oratoriens aux habitants de Troyes. Geux-d conservent encore bon souvenir et reconnaissance envers cette association d'hommes voués à l'étude et à l'enseignement de la jeunesse.
Les Oratoriens devaient donner l'instruction gratuitement ; mais la reconnaissance traduite par quelques cadeaux n'était pas interdite. Les bons Pères ont eu le soin d'enregistrer, au moins pour le l^i" janvier 1643, les étrennes données par certains élèves qui offrirent au régent de la toile, des conserves, du sucre, des confitures, des oranges, du vin et jusqu'à des souliers.
Si le Chapitre de Saint-Etienne n'avait jusque-là détaché aucun de ses canonicats en faveur de l'instruction à Troyes, on trouve à la date du 26 mai 1646 un arrêt du Grand-Conseil ordonnant l'union de l'un des canonicats de ce Chapitre au Collège de Troyes.
Par les dons de François Pithou, la ville de Troyes fut dotée non-seulement d'un grand établissement d'instruction, mais encore d'une riche bibUothèque composée d'ouvrages d'une grande valeur dont la majeure partie se trouve aujourd'hui dans la bibliothèque de Troyes.
Après une suite d'événements qui révèlent dans l'abbaye de Montier-la-Celle bien peu de soumission à la règle monastique, il fut envoyé en décembre 1655 dans cette abbaye cinq religieux de la congrégation de Saint-Vanne, qui commencèrent la réforme dans cette maison, malgré bien des
(1) Manuscrit de la Bibliothèque municipale de Troyes, t. III, vol. n» 357.
contradictions et des obstacles de toutes sortes. Cette réforme fit assez de progrès pour qu'en 1662 on établît à Montierla-GelIe un Collège de jeunes religieux pour la philosophie et ensuite pour la théologie. Ce Collège aurait duré au moins pendant quelques années (1).
Un autre généreux citoyen, trente ans après la mort de de François Pithou (1651), dotait sa ville natale d'une bibliothèque entièrement publique. Jacques Hennequin, né à Troyes du mariage de Jean Hennequin et de Marie Angenoust, docteur et lecteur en théologie à la Sorbonne où il professa près de cinquante ans, donna de son vivant et alors âgé d'environ 77 ans, à la ville de Troyes, une bibliothèque nombreuse et bien choisie qui, d'après sa volonté, fut déposée aux Cordeliers dans une grande et belle salle voûtée existant au-dessus de la chapelle de la Passion, où reposaient Pieri*e et François Pithou, ainsi que d'autres membres de leur famille. Cette chapelle et cette bibliothèque ont disparu de nos jours, et leur destruction, à bon droit, peut être déplorée.
' Par un traité passé entre Jacques Hennequin et les gardien et couvent des Cordeliers de Troyes, ceux-ci se reconnurent dépositaires de cette bibliothèque et se chargèrent de la tenir ouverte au public sans qu'aucun livre, sous quelque prétexte que te soit, religieux, politique, particulier ou public, pût sortir de la bibliothèque. Le docte professeur paya le transport des livres de la bibliothèque renfermés dans trois salles de la Sorbonne. Il compta deux mille quatre cents livres qui furent employées en achat de fonds de terre de fraric alleu, au nom du père temporel des Cordeliers et dont le revenu devait servir à l'achat des livres pour remplacer ceux qui seraient perdus, à l'entretien de la bibliothèque et à rémunérer le cordelier bibliothécaire.
Cette donation forme le fonds primitif de la Bibliothèque publique de Troyes, composée aujourd'hui de plus do
(1) Almanaeh de Troyes, 1778, p. 26.
M^^OOO vdhitnes ^t de fi«ès de six aM^ ûiM8i«6<dèiâ«KM^ crits.
Jacques iHennécjuin 4ie boma p^ ^efS 1ibgt*alHtès ëii^^<^ ^ TJIIê natale à la fondiatiefn d'um bibliollhë^tiè ^tfli^. Pa» une donation de 10,000 livres (1661) pûtmn tfb Ve^mi ^ 454 livres 10 sous, il créa, chas les pères de 4' Oratoire, Un second cours de {>hilo^phie et ime leooti puMi^ue «t qir^tJHdiennë de Aéologia rla^ialle de»vait se ifwe à d'&iïlàfes heiuM c(ue ceHe du tbéologA de la oatbédiraile. Ces ptx>fes^ui!S dé tibféologte îet de philosof^lée lie devaisftt ^fts, 'Suivant tes icw^ diiiôns îitiposées ^par le testateur., ehseigneir TopinkHi «des «lo^ minaux «et dans la métaphysique enseigner de deo ut n«ii»t1> Uter càgti^o et de imèUigenUis sive angéHs W fktiA'utëiiP&r whgnitù. «^ L'enseignlemeât dans ces deux classés était gratuit et demeura gratuit jusqu'à la suppr6S«€în de Tâlajdttoe^ ment.
Gefte fondation ireçut mue einéiautiontcoiiiplèle.
L'élablissement'dfe Port^Royal to pouvait ¥r«AiÉ[ueï''a*8tàbto des relations avec la ville de Tf o yè&. Les idées TèHgieuses ddtnittant dans toutes lesclassesde k pOf)ulaïi€m Itôyeiinetdevftittiécessairemënt aitlÀrer ^attention de MéssieviFS à» PorMEk^ydl. Nicole, r auteur des Essais de Morale, avait dôs dralatioftB «d'a^^ ffiitié avec la rfanûllé Bailly, de IVOyes. Au6^ravaib41das pi^ ports suivis avec Troyes, qu^en 166&, il^hoi^t pour ire^ traite. Ce fut, cfès cette époque, qu il ifoirida le ^prejët d'éta«blii* à Troyes une éodie ipour tes jeunes iSUes : ies .^vooatfs ayabt chez les Oratortëns 'é&s instituteurs* doat la «morfilé était -trop voii^ne de celle de Pôrt-Rcry-ai f^0w ^que ^eeux*<ti élevassent 'une^nouvelle msâson.
iLa création <d'un nouvel étsrblis^ment dKiMrlKtkiii ne pouvait que nuire à la bonne ^âittini^trâtûm )0t 9tL «uccès de lun etde T autre. Mais M. Nicole «ne .parvint à réaliser ses projete qu'en 4678, en confiant cette oniisoa d'éducation à Mlle Aubry, fille de son ami M. Bailly, dont les deux autres filles se firent religieuses à Port-Royal. Cette ins* titulion fut connue sou^He'hotti de ismn rëg^éftt^ m ÈÔBUr
mire$. fin oMre des Fe^oti^ fie monald étâ^^eligtem, te^ j%tt«ms 'filles iftpprenâient, fK)us les ordres des régentes, à lire, & éerâre, à compter et à tnavailter à des ouvrages proportionnés à leur %ge et à lefors dispositions. Le produit du travail servait à nourrir et à entretenir les plus pauvres dont le nombre y a toujours été très-considérable. Le surplus des ressources de la maison se distribuait ntn pauvres honteux.
Une seule classe de théologie paraissant insuffisante, en 1603, leP. Rhonét, âe TOr^toire, en fonda une seconde dont le revenu fiit augmenté six ans après par le P. Lombard, oraftorien, curé ^e la paroisse Saint-lean de Troyes, et originaftre àe Troyes.
'Quoique renseignement dût être donné gratuitement, déjà Téchevina^ avait autorisé les bon's pères à percevoir de chaque élève un écu par an pour couvrir leurs dépenses. Mais en 169S, ils éprouvent de nouveaux embarras pécuniaires. L^ supérieur expose la situation du GoTlége à TEchevinage. 'Ëh 1690, ils n'ont eu de revenus que 2,087 fiv.; en *694, 3,091 liv.; en 1692, 2,«24 liv.; en 1693, 3,289 liv.; en 1694, 8,7d6 et leurs dépensa obligatoires s'élèvent à lia somme de 4,868 liv. 3 sous.
Le personnel se conrpose d'un supérieur, d'un préfet, de huit régents, chargés des cours de théologie, de physique, de logique, de rhétorique études autres classes, jusqu'à la sixième, d'un suppléant, de deux frères, d'un portier et d'un vàlét, en tout quinze personnes. Chaque père ou régent recevait 1300 livres, chaque frère 200, les valets chacun ISO livres. Le supérieur rappelle qu'en J1690 le Conseil a autorisé la perception sur chaque élève, à l'exception des théologiens, îles physiciens et des élèves pauvres, de deux écus, l'un à la Saint-LuC -et l'autre à Pâques (c'est le landi), les logiciens ne payant qu'un écu. Le Conseil accorda au supérieur l'objet de Isa requête, mais seulement sous le bon plaisir du roi et fle son conseil.
iUn nouvel ^blissement ^l'Tllslru)Mion devait se fonder à Troyes pendant le xvii^' siècle ; cet établissement c'est )e l^e^*
tit-Séminaire. D'abord pension établie âur la paroisse de la Madeleine, cette institution fut transportée, à la sollicitation de M. Lebey, curé de Saint-Nizier, sur cette paroisse. M. Lebey, cet infatigable protecteur et promoteur de l'instruction populaire, fit un règlement approuvé par Tévéque Mgr Bouthillier de Chavigny, en 1693. Puis cette maison fut érigée en communauté, sous la direction du fondateur, et protégée surtout par M. Bossuet, évoque de Troyes.
Nous sommes arrivé à la fin du xvii^ siècle. On a vu que pendant ce siècle l'instruction s'est développée dans la ville de Troyes, on y compte des établissements où la jeunesse des deux sexes reçoit une instruction élevée ; les jeunes filles sont reçues dans des communautés de femmes ; les jeunes garçons suivent les cours du Collège. Ce n'est que dans les dernières années que s'ouvre un établissement spécial et d'origine fort modeste pour y recevoir les jeunes gens qui se destinent à l'état ecclésiastique.
On pourrait se demander si, pendant tout ce siècle, il existait des petites écoles : il n'en est pas question dans les archives municipales, et c'est pourtant seulement dans ce dép6t que de semblables souvenirs pourraient se rencontrer. Les petites écoles étaient-elles abandonnées à l'industrie privée sous la surveillance des curés des paroisses ? C'est possible, mais rien ne l'établit. Jugeant d'après ce qui se passait en France, même à Paris dans les hautes régions de l'enseignement, si nous manquons aujourd'hui de documents, c'est qu'ils n'auraient jamais existé ; le désordre dans l'instruction se rencontrant dans les régions élevées de la société, à plus forte raison devait-il exister dans les classes inférieures (1).
La ville de Troyes doit donc à ses enfants, à Pierre Largentier, à François Pithou, à Jacques Hennequin, à Mme de Dinteville, aux pères Rhonet et Lombard de l'Oratoire, à M. Lebey, curé de Saint-Nizier, les fondations qui jusqu'à la
(1) Voir sur ce point : Port-Rayal, par M. Sainte-Beuve, t. III^ p. 419.
fin du xvlii® siècle et avec l'aide de Téchevinage servirent à renseignement de la jeunesse de Troyes et de la province. Dans cette belle mission, les bienfaiteurs furent activement secondés par les bons pères de l'Oratoire.
Pendant tout le xvn® siècle nous n'avons pu relever aucun acte, aucun fait qui témoignât de l'initiative ou de la sollicitude royale en faveur à^ l'instruction populaire dans la ville de Troyes ou partout ailleurs. Toute la France était à Versailles ou à Marly. La royauté détruit tous les privilèges dont les villes jouissaient depuis plusieurs siècles, à l'aide de ses intendants et de ses subdélégués. Le maire de Troyes étant devenu un officier royal, sa ville perd, à partir de Cette époque (1693), la faculté d'administrer ses biens, la royauté lui a tout pris. L'échevinage forme des vœux, donne des avis, mais ne décide de rien que sous le bon vouloir de l'intendant de la province. La royauté ne lui a rien rendu ; la ville ne reçoit rien de l'administration supérieure. Celle-ci n'a encore pu que s'organiser avec peine, que s'emparer de toutes les branches qui constituent l'administration et se les approprier en effaçant les traces du passé, en s'efiforçant de les faire oublier en faisant tout relever d'elle-même. Elle a peu d'initiative ou même elle n'en a pas encore pour la création de nouveaux services publics. On est loin de pressentir que l'instruction de la jeunesse puisse jamais former, constituer une branche importante de l'administration française, qu'elle puisse, à une époque quelconque, avoir un ministre du souverain pour régler tout ce qui s'y rattache.
Pendant le xvn® siècle, la ville de Troyes ne relève donc que d'elle-même, que de sa propre initiative pour tout ce qui tient à l'enseignement ; mais elle est arrivée à une époque où elle ne peut disposer d'un écu (et c'est bien le cas) sans le bon plaisir du roi, puisqu'elle n'autorise les Oratoriens à lever sur leurs élèves deux écus, au lieu d'un, que sous le bon plaisir du roi et de son conseil. Et ce fait est général.
Le résultat des études faites à Troyes a certainement grandi sous les Oratoriens. Les classes se fortifient, elles s'élèvent
jrvte te temps, i& dàtàipe de pliilddoptiie n%^ fbndëe tm W90 ^e pDar le bas de nécessité, et 011 ^petit ea suivre îesîsletiee pendant tout le ûhde ; puis sont créées <9aceessivement les chaires de théologie, de ptiysiqae «^ 4e h^que.
il n y a qse (oînq profess^irs aa débtrt, ^ setfô le nom de phy^que senten làèmt temps enseignées -les mathémsfiqcies. (àtk 'en odaipte Irait en llfiÛN). Il n'y uvait qucme classe de quatiième, on y ciiée 4es «tasses de cinquiËiite eft de de sixiteie. iEkâfi, pendant toi]^ la dernière "moitië tfe ce siècle^ le iGoUége ctnapte «eimiran quatre 'cenfe ^ves. TVous noterons «ncore que l'en^ei^iefnenrt; ^taH donné yratuHemmt a fîMiqwmetU^ ^t ^ les Pères demandèrent & «tre antorisés ii lever Qn éeu, ptns 4euK, «e n*est que posr 'Oduvrir ia somme de dépenses ht épiées indispensable poor 'l'entretien en personnel. Encore certaines dasses «restent^Ues 'entièrement fatuités, isnivant le vesu de leurs Ibndatetirs.
Bien que Timprimerie troyenne ait fourni un grand nonibre de Kvrcs populaires, *ainsi qu'un certain nombre de 'Hvres destines & l'instruction de la jeunesse, les bibfioplhilesné 'sont |)iarT«nus & réunir aujourd'hui, et avec la plus candis peine, qfite quelques tares exemplaires de ces ^Hvrcs introu- -vabbles. L^itËvprïmerie ttoyenne continue fapuUKca^on denses romans flonft le style est à peine modifié. On Toît apparaître pour rinfstruction «de la jeunesse et sortir 4es presses de Jean '0<iâet4''J7t5VoJffn? de Wremce avec k$ figures des m$, depuis nêtmmanid jusqu'à Itemi JV présent régnant (l'GOS), et ^ celles de Nicolas Qadot, un abrégé de 3a m&me histoire continuée jusqu'à Louis XIV (4647). Puis viennent les ^ouvrages d'ascétisme, d'èagïDgraphie €ft d'instruction reli^ense qui'se tronvîeirt ent^e les mains de lous, 'enfin les almanachs éata 4|uélques«uns se publient ^encore de nos jours en conservant leur forioe, 'leur style et même 4a grossièreté de leur papier, nyaise^cpnrgés de certaines = anecdotes ^am gros sel, qui se rencontrent même dims TAlmana(^ ou Ephémêf4des, pnblié p«r la demoiselte iDesîardins^ n^oolo^iie.
Nous cilsronsienfln ^Qn C(]^tf^^ik^
ni^Àbtégà iakkB(Mrme>Ghi^ilim»s noiêiMemm^ imprimé, pm li aanrnumdemem^ii Mgn PiUiMfismne Françoi»Bmtiittiefy éimqueda Tn^esk Jeani tt Jaoqpe» Oudot, 16831.
Nm$, acbeinonft œ ohapitre en vappolant que h\ColUf^èd Hn^^ feunût uo. oectoiiL nombve df élèves qui oui pm pla«e dftns h c^rgé et dans les lettres. Nous nous bcuneren» à nomoMr ici M', de» SkMuien, qui deviirt évéfu» de« Seoev, et i'uQ< des boinmea doml la ria aso^ique » le plus» frappé par^ m leshommests* séMteQSipoar eiD&in^Bes< de>PtetiBoyalHles- QbwtpSi* M» de SoaneBiy ^nès a¥onr> fait» ses huonsitâs chez 1^0rM^?i^&y ep^Ra dftoa llassociatioiitelïdenriflÉ Tua des négpQf9 da GoUége. de Tjrojres. Les> pàrea LoiabaotlL. Ganssifii, liQWSi de bkî Mipwde ; k^ kistofiene Bertikaud ei Lecointev te poète Giraud, etc., passèrent par le Collège de Troyesw Nous iQi^étpnS), nouâ^ oe fai^ojaa pa^i^ Tbisloira 4ea^ illustrations trtQjennea.
Nqus Qiv pouvpnsi pafi nom iénààex ai dore ce ahiq)ilrft sans ei^ei; ch^ tes Ocatariens, et san« tàm plaaittime. cMsaJea^naa. avecr les- hahitainitet el lesi baibUudea de k: maiaoïi- des baQs.Pèi^&,
Le. supérieuv avait la: direetioo générale de la. maison»
l4e,pré&td^ études ^\aiU lire; le ii)g^ba»enti à touiSv au noin^ uœ fei^Vamiée» h était, chargé, de le^coo^evwMtioii^ de la bibliothèque. Il distribuait les prii; 4ur !«> théfttrei Maûb & T^pg^es,, il tétait p^s t^nuxde, £wQ k complifiacmli quoique cet usege €^&t&t dans plusieurs >(^^e»,^
lia nenbrée génér^ale ^vaM Ueu à la. Saiûiit-Liiifi (i7 oetobn^. Vo^ messe, du SwthEsprit.était célébrée pei* le supétiemî, et les professeurs y assistaient en surplis. Im théokgîénai ne rimtîai^ en cjlia^ q^e le 3 Bov^mhre. Au coomimoeipent i^ Tennéc^ le» révérend père,, professe w dft îhéiovîqaef était («nu^^Q feiret une hei^wgueten' latiiikL'éyéq^y! aaaîstaîli. A donnait, scm. j(HHr« U y a¥aiidi3tiibutjim d« peqgramom ep tille pai^ H9« élè«e>e<M|€»i^^gné<de l'un des; pètes.
Les^ pères, professeurs de seconde et de troisième, devaîant aussi à la rwtrée «lae harangue en latin pronoacéa le mène jour.
Le lu^me révérend père, professeur de rhétorique, composait dans le cours de l'année un poème ou deux et la pièce de théâtre dont la représentation servait de clôture à Tannée scolaire, qui se terminait le 23 août. Il avait aussi la charge de composer une pièce de vers qu'il adressait à l'intendant de Champagne, lors de sa première visite à Troyes. A l'entrée du roi ou des princes dans la ville de Troyes, le supérieur décidait de celui des pères qui ferait la pièce de vers.
Les programmes des exercices étaient portés à l'évéque, aux doyens des Chapitres de Saint-Pierre et de Saint- Etienne, au lieutenant du roi, au bailli, au lieutenant-général du bailliage, au maire et au vice-maire (pendant l'existence assez courte de cet office) et aux deux présidents du présidial.
Le professeur de seconde faisait représenter une petite pièce, dite poème de carnaval^ le mercredi avant le carême. Cet acte se faisait dans la salle du Collège, mais avec invitation et programme. Dans le cours de l'année il devait donner un autre poème, qu'il faisait représenter dans la classe, comme le faisaient les rhétoriciens. Le professeur de seconde devait, pendant les années où des énigmes étaient représensentées, faire expliquer en français sur le théâtre celle de rhétorique par un de ses écoliers. Mais cet usage aurait cessé vers la fin du xvu^ siècle.
Le professeur de troisième ne devait pas faire de poème, tandis que ceux de rhétorique et de seconde pouvaient en faire représenter quand ils le jugeaient convenable dans leurs classes, pourvu qu'il n'y eût rien d'imprimé, afin d'éviter toute innovation.
Dans l'année, les élèves devaient faire trois compositions. Tune à Noël, l'autre à Pâques, et la troisième pour la distribution des prix, et soutenir des thèses, qui, en raison du jour oii elles avaient lieu, se nommaient sabbatines.
La sortie des élèves n'était pas fixée au même jour pour tous. Les théologiens quittaient le Collège le 20 juillet, les physiciens le 21, les logiciens le 13 août, et le surplus des élèves le 23 août, jour de la distribution des prix.
Les congés donnés aux élèves pouvaient, en dehors des vacances, être évalués à au moins quarante jours par an. Ces congés étaient beaucoup plus longs pour les théologiens et les philosophes que pour les autres élèves.
Pour la distribution des prix, la rhétorique avait quatre compositions, thème, amplification, vers et grec, soit thème, soit version. La classe de seconde avait aussi quatre compositions. Les classes suivantes ne composaient qu'en thème ou en version. Il n'y avait pas de prix pour les classes de théologie, de logique, ni pour celle de physique renfermant celle des mathématiques.
Chaque écolier devait une rétribution scolaire ; les théologiens et les physiciens seuls en étaient dispensés à cause des fondations spéciales. Les autres élèves, comme nous l'avons dit, en devaient une de 6 livres : un petit écu à la Saint-Luc et un autre à Pâques, à moins que la pauvreté des parents ne fût justifiée par le curé. Cette rétribution fut ensuite élevée à 12 livres.
Le Collège avait une bibliothèque générale, puis des bibliothèques particulières afiectées à chaque classe. CellesH^i étaient surtout afiectées aux besoins des élèves pauvres. Par année, les élèves des classes de logique et de physique donnaient chacun 24 sous pour l'entretien ou l'augmentation du cabinet des expériences, c'est-à-dire des instruments de physique.
Aux trois compositions générales, il se faisait une quête dont le produit était appliqué aux élèves pauvres du Collège. Le Règlement faisait remarquer qu'il y aurait eu inconvénient à rendre ces quêtes plus fréquentes.
Enfin il était, sous des peines sévères, défendu aux écoliers de fréquenter le billard et les cabarets, comme d'aller se baigner en été, à moins d'être accompagnés de leurs parents, de leurs maîtres ou de leurs hôtes. Puis le Règlement apporte une clause comminatoire à cette disposition. D y est dit < qu'il est pourtant bon de dissimuler quelquefois, et de ne pas punir précisément pour cela. »
éclairée 4e M. de Saqy, l'aménité amtèrê 4e ce (lû)eçt(^;|r des jeuaen écoliers de Port-Royal ?
c II me recommandait, dit un. des matées en pariant d^ >. SI. Sacy, il me recommandait de n'étce pas trop ei^SMSt et » de ne m'inquiéter pas trop ; que, s'il y avait aucune coi^- » duite oii il fallait dissimuler, c'était celle des enfants; » qii*il fallait se contenter de les éloigner des fautes- prinçjLr pales, fermant les yeux aux autres, quoiqui'elleç: ne par 9< raistsent pas. peMtes ; qu'il les fallait peu à peu et par par- » ties guérir et avoir pour eux une charité bimble et infati- » gable;, qu'autrement on se tuait et on ne leur servait à » riea(l). »
Quant au sujet des drames ou tragédies écrites par Tes bons Pères, les sujets en étaient trèsrvariés. Le plus souvei^t on mettait en scène des faits de l'histoire ancienne. Unei fois entre autres on joua Rosemonde, sujet essentiellement . dramatique et sans doute expurgé de certains faits peu convenables à mettre en scène dans une maison d'éducatign.
A. cette représentation de Rosemonde, qui eut lieu en lQS9y comme à celles des énigmes, de 1*672, le bailliage et le présîdiaf, d^une part, et l'échevinage, de l'autre, se prirent de querelles à l'occasion de la préséance.. L'échevfnage prétendit à la première place ; le bailliage l'a revendiqua pour lui; inde irœ^ et la scène au lieu d'être, sur lés planches fut dans la salle, puis dans la rue (2).
Nbus avons pénétré chez les Oratoriens; en le fitisant, nous désirions mettre le programme des bons pères en présence de cehir des Lycées impénaux, que nous ne passerons pas en revue. Chacun le connadt, soit comme élève, soH pour ravoir vu suivre par ses enfante. Le règlement ancien nous
(i) f 4r^Aa|r«f« par Sami^toiiTe, t. IQî p. 40(.
(2) Yûiraar ecfid^fe Ctwalka miM le OmiliageiatEol^m-
FAube, 1864, et tirage à psgrt.
H^r^s^^ ,Çfff^ *^&UGOup moins sévèlre que celui qui, 'de nos JQui^s, ^préside .à rinstruction. Oa nbésits^it pas autrefois à donner 4es distractions intellectuelles aux enfants dans l'intérieur des maisons d'éducation. Aujourd'hui le régime défend toute distraction de ce genre et ce n'est que sous la surveillance d'agents, préposés par les supérieurs et souvent ignorants des tempéraments, des caractères des jeunes enfants, que s'exécute avec sévérité un programme d'études, aussi rigoureux qu'il est varié dans ses exigences.
Enfin les beaux arts furent à Troyes professés au xvn® siècle ; mais avec autorisation de justice, c'est-à-dire, avec autorisation du prévôt. Un sieur Gruot, maîti:e joueur d'instruments et de danse se qualifiant < de lieutenant du sieur » Du Manoir, fondateur.de la chapelle de Saint- Juliendes- » Ménétriers à Paris, Roi et maître des ménétriers et de tous » les joueurs d'instruments tant hauts que bas et des maître^
> à danser partout le Royaume de France et l'un des vingt-
> cinq violons ordinaires de la chambre du Roi, d se présente, en 1653, pour demander à professer l'art de la musique et celui de la danse dans la ville et'le bailliage de Troyes, en se conformant aux statuts de la confrérie de Saint- Julien — statuts qu'un jour nous espérons publier — et aussi à recevoir les maîtres de danse et de musique dans la même circonscription.
En 1677, Denis Chabouillé, né à Troyes, élève du premier des Coypel, s'installe it Troyes, pour y professer la peinture, la sculpture et l'architecture, afin d'y répondre, dit la requête, signée par un procureur, < à une inclination qui sem- » ble naturelle dans une ville d'où il est sorti tant d'excel- » lents hommes dans ces arts, d L'entreprise du sieur Chabouillé, comme professeur, a-t-elle prospéré? Nous ne saurions l'affirmer; mais Chabouillé, qui avait fait le voyage de Rome, se livra à la peinture et au pastel. Grosley nous apprend qu'il fit le portrait de Mgr Mallier, évêque de Troyes, du P. Capey, curé de Saint-Jean, et d'autres (1). Quelques-
(1) Troyens célèbres. T. I, p. 201.
unes de ses œuvres ont été gravées. La bibliothèque de Troyes possède plusieurs portraits gravés d'après Ghabouillé, notamment celui de M. Quinot, conseiller au bailliage.