FIN DE LA PREMIERE PARTIE
P. -S. — Aujourd'hui que la retraite nous a fait des loisirs et que les soucis et les exigences du commandement ne nous prennent plus tout notre temps, nous espérons pouvoir bientôt donner la suite de ce travail; car, contrairement aux prévisions des généraux commandant les divisions d'Alger et d'Oran, l'insurrection fomentée par les Oulad-Hamza, qu'ils avaient crue terrassée et définitivement vaincue, relevait audacieusement la tête dans le courant de juillet, et mettait tout notre Sud en feu. Aussi, nos colonnes étaient-elles à peine rentrées dans leurs garnisons, qu'elles étaient obligées de reprendre la route du Sud et de recommencer vigoureusement la lutte, sous les ardeurs dévorantes du soleil d'un été sahrien.
La mort de Sid Mohammed-ould-Sidi-Hamza, le chef de l'insurrection, tombé en février 1865 au combat de Garet-Sidi-Ech-Chikh, sous les balles du chef de la tribu des Harar, ne mit même pas fin à la lutte, et le drapeau des rebelles, relevé par Sid El-Ala, l'oncle du jeune Ahmed-ould-Sidi-Hamza, retint nos colonnes dans le sud des trois provinces jusqu'au commencement de 1866. A partir de cette époque, les tribus sahriennes, complètement ruinées, réduites à la plus affreuse misère, avaient obtenu l'aman et étaient — presque toutes — rentrées sur leurs territoires. Quant aux Oulad-Hamza, qui paraissaient ne pas vouloir encore renoncer à la lutte, ils s'étaient réfugiés dans le sud marokain en attendant des jours meilleurs.
Cette seconde partie de notre travail sera plus féconde que la première en actions de guerre et en épisodes dramatiques, et, à défaut de tout autre intérêt, elle aura certainement celui du sang, des tueries et des violences que produit la sauvagerie alliée au fanatisme le plus effréné.
Valence, le 10 décembre 1878.
Colonel C. Trumelet.
Alger. — Typographie A. JOURDAN.
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de 1864 a 1869