AUTOUR DU HAMZA
(6 mai -18 juillet.)
Le général Gérez chez les Beni-Djaad fidèles (du 6 au 9 mai;. — Sortie et combat au Bordj des Beni-Mansour (6 mai). — L'anaya des Beni-Mellikeuch donné aux défenseurs indigènes du bordj (9 mai). — Combat de Saïdat dans le Hodna de Bouçada (10 mai). — Boumezrag devant le bordj des Beni-Mansour (11-13 mai;.
— Sécurité de la route d’Alger à Aumale par Tablat. — Les survivants du sac de Palestro remis à la colonne (13 mai). — Leur départ pour Alger (10 mai).
— Rentrée de la colonne à Aumale (17 mai). — Lettre de Saïd-ben-Boudaoudel-Moqraui. — La colonne Muel quitte Aïn-Boucif (14 mai). — Elle arrive au caravansérail de Sidi-Aïssa (19 mai). — La colonne Gérez part d’Aumale 21 mai). — Combat d’El-Mergueb ; assaut et prise du village des Cherfa;
combat sous Boudjelil (26 mai). — Destruction du village d’Aït-Bouali 27 mai .
— Affaire de goums à l’Oued-Okhris (27 mai;. — Destruction de quatre villages près Beni-Mansour (28 mai). — Combat d’Ahnif ou de l’Irzar-ou-Kabouch dans l’Oued-Sahel (29 mai). — La colonne Muel rayonne autour de Sidi-Aïssa 29 mai). — - Combat des goums de la colonne Muel à Bled-Amoura des Ouled-
Sidi-Brahim (1er juin). — Arrivée de la colonne Gérez à Zbourboura (1er juin). Combat et débloquement de Dra-el-Mizane (3 juin). — Soumission des Harchaoua (6 juin). — Combat de la maison crénelée sous Beni-Mansour (13 juin).
— Coup de main des rebelles à Es-Senam (13 juin). — Razzia de Boumezrag sur les Beni-Amar du Ivsenna (13 juin). — Prise et destruction des villages du Ahl-el-Qsar (18 juin). — Combat de l'Oued-bou-Assakeur ou du Khemis des O. Messelem (19 juin). — Soumission des Ahl-Sebkha, Bcni-Yala, etc. 20 juin . — Combat des Beni-Ouidane aux Beni-Abbès. — - Razzia des rebelles sur les Ouled-Bellil et mort du caïd Mohammed-ben Mansour ;28 juin).
— Combat de Tizi-Djaboub (4 juillet). — Reconnaissance chez les O. Aziz 6 juillet). — Prise du village des Merkalla (12 juillet;. — Soumission du llamza. — Rentrée à Aumale de la colonne Goursauld (18 juillet).
Après la mort du bachagha, le général Cérez donna à ses troupes, fatiguées du combat du 5 mai, une journée de repos à Dra-bel-Kheroub ; il fit occuper les villages et vider les silos des Aouaouda, fraction des Ouled-Sidi-Salem restée avec les insurgés.
1. Le Hamza est le pays découvert qui s’étend autour du centre français actuel de Bouïra créé en 1872 près l’ancien bordj turc, dénommé tantôt Bordj-Hamza, tantôt Bordj-Bouïra. C’est un point stratégique dont les Romains, les Turcs et les généraux d’Afrique, ont toujours apprécié l’importance.
LES ECHECS DE LA COALITION
Le lendemain 7, il se mit en route vers Aumale, allant au-devant d'un ravitaillement annoncé, et campa le soir à l’Oued-Magraoua, chez les Ouled-Brahim, ou gens d’El-Bettam, et le H sur le haut Isser, chez les Cherfa-Guebala. Cette pointe vers le sud affermit les bonnes dispositions des Beni-Djaad* 1 restés dans le devoir et permit d'organiser la surveillance de la route d’Alger à Aumale par Tablat, en y installant, de distance en distance, de petits campements d'indigènes commandés par des caïds et des chioukhs fidèles. Grâce à cette mesure, le roulage put dès ce jour circuler en sécurité et sans escorte.
Le 9, la colonne remonta vers le nord et maintint son camp pendant deux jours à Aïn-Zerroug, pour peser sur les Senhadja, dont quatre fractions firent leur soumission. Des reconnaissances dirigées sur leurs villages, en vue de rechercher les objets provenant du sac de Palestro, ne rencontrèrent aucune résistance, et elles ne molestèrent en rien les habitants paisibles ; mais, quelques coups de feu ayant été tirés par des gens embusqués isolément, on leur donna la chasse, et quatre d’entre eux, pris les armes à la main, furent amenés au camp et fusillés sous les yeux des otages et des indigènes nouvellement soumis.
Continuant, le 11, ses opérations à travers les Senhadja et les Beni- Maned, dont il brûla les villages, le général Gérez campa le 12 à Gl-Attara, au coude de l isser, à 5 kilomètres du pied de la montagne des Aït-Khalfoun, chez lesquels étaient réfugiés les Senhadja les plus compromis.
Des émissaires furent envoyés à Lamine-el-oumena pour l'engager à se rendre au camp avec les colons de Palestro encore détenus dans sa maison. Si-Saïd-ou-Ali se présenta au général le lendemain, accompagné de l'amine des Ihazzamène, Saïd-ben-Ramdane, et d'un de ses prisonniers, le capitaine Auger. il dit que depuis longtemps son intention était de remettre les colons aux mains du général, mais qu'il avait été retenu par l’appréhension des accidents qui pourraient
t. Les Beni-Djaad formaient une grande confédération de plusieurs tribus berbères inféodées, connue direction, aux familles niaraboutiques des Cherfa-el- Hareg. Nous les avions laissés réunis et groupés en un bachaghalik qui avait été donné en 181(> à Si-Omar-ben-Salem, frère du khalifat de l’émir (Ben-Salem), qui venait de faire sa soumission. Lorsque Si-Omar cessa ses fonctions, les Beni- Djaad formèrent dix caïdats indépendants, composés des tribus suivantes :
1u les Cherfa-el-IIareg avec trois caïds: Cherfa-Quebala ; Cherfa-Dahra ou Guerrouma ; Beni-Omram ou Boukeram; — 2° Ouled-Brahim ou El-Bettam; — 3° Beni- Belhassène; — 4° Mettenane; — 5 ■> Ouled-Sidi-Salem : — 0° Onled-Salem 7° lient - Maned ; — 3° Senhadja. Ces trois dernières tribus se sont seules insurgées en 18*1.