‹ Histoire de l'insurrection de 1871 en AlgérieChapitre 122 sur 202 · L E S ECU E CS U E I. A C 0 A L I T 1 0 X · texte numérisé non relu

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cer jusqu'à deux portées de fusil du bordj et incendier le gourbi d'un maréchal des logis. Le capitaine Thouvey fit alors sortir son détachement d’infanterie en avant de la porte de la zmala.

A la vue des pantalons rouges, Aziz s’arrêta ; une partie de sa troupe entoura les bâtiments à une certaine distance et le reste vida les silos ou enleva les troupeaux des caïds, spahis et Ouled-Nabet, fidèles.

Ces razzias étaient d’autant plus graves pour nous que les indigènes savaient tous que leurs troupeaux et leurs grains leur seraient de suite rendus en majeure partie, sinon en totalité, s'ils allaient faire acte de soumission à Aziz et se ranger sous sa bannière. Pour beaucoup de ces malheureux, l'hésitation ne pouvait pas être longue; la misère les talonnait, et, entre l'indemnité qu’ils pouvaient espérer de nous dans cinq, six ou dix mois, et la nourriture du lendemain, leur parti étail bientôt pris.

Le général Saussier, à son arrivée à Aïn-Messaoud le 8 mai, ne fui nullement surpris d’apprendre ces faits, qu'il avait prévus et annoncés comme 1a. conséquence forcée de son éloignement momentané.

Le 9, il laissa reposer sa troupe harassée par la longue marche de la veille ', et, se renseignant sur les points occupés par les rebelles, il apprit qu’Aziz s’était retranché vers le Djebel-Anini, sur la forte position du Djebel-Baouch, avec 6,000 fantassins et 300 cavaliers.

Le 10, de grand matin, la colonne était en marche sur Aïn-Rouah.

Au Teniet-Madjène, la cavalerie rencontrait les goums ennemis, et, pendant qu’elle engage le combat, quatre bataillons sans sac lancés sur les crêtes les enlèvent avec un entrain remarquable et mettent en fuite les défenseurs, qui laissent 50 morts sur le terrain. La cavalerie poursuit alors les goums rebelles jusqu’en vue deTakitount, enlève le drapeau des Beni-Yala et ramène plusieurs prisonniers notables. Parmi ceux-ci était un ancien bachadel des Ayad, Si-Hoceïne-ben-Tilki, pris par Si-Saïd-Bouchenak. Ce fut ce prisonnier qui, le premier, donna au général Saussier la nouvelle de la mort du bachagha.

Pendant ce temps, à 20 kilomètres du Djebel-Baouch, chez les Ouled- Adouane, le caïd Douadi-ben-Keskès livrait à Aïn-Kahala un combat non moins heureux. Là, les rebelles, composés surtout d’Ouled-Ali-ben- Naceur et de khouans des tribus voisines, étaient commandés par le \ moqaddem Mabrouck-ben-Leguemar, l’un des meneurs les plus ardents et les plus actifs de la région. Ils eurent une centaine de blessés et laissèrent sur le terrain 63 morts, demi le caïd Douadi envoya la liste

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