‹ Histoire de l'insurrection de 1871 en AlgérieChapitre 129 sur 202 · Dit aussi Mzidène et Mezdata par les Arabes · texte numérisé non relu

Dit aussi Mzidène et Mezdata par les Arabes

2. Tous ces noms ont été défigurés par le télégraphe ou par les secrétaires d’état-major qui ont écrit les dépêches et rapports du général Lallemand et qui ont employé, en les dénaturant, les vocables arabes qui ne sont pas ceux du pays. Ikemmoudène est devenu Commoda, lbétrounène, Bétrouna, etc. L’auteur a donné ici les vocables berbères tels qu’on les trouve dans l’ouvrage de MM. Hanoteau et Letourneux, en se conformant, toutefois, aux règles orthogra-

LES ECJIECS DE LA COALITION

défense avait été dirigée par leur amine-el-oumena Ali-Nsaïd-ben- Mohammed.

L’affaire avait été menée avec le plus grand entrain par le colonel Barachin* 1, qui commandait les bataillons engagés; les troupes, bien que sac au clos et à peu près à jeun, avaient été admirables de vigueur et d’élan : elles avaient eu 3 hommes tués et 21 blessés.

Le 7, le général resta à Imezclatène pour faire reposer ses soldats et recevoir la soumission des Aït-Kbelifa, des Ibetrounène, ainsi que de trois villages des Maatka placés sur la route du Khemis, en avant du camp.

Le 8, la colonne, partie seulement vers les onze heures du matin, vit, en arrivant au Souq-el-Khemis, de nombreux contingents fièrement installés sur une position dominant le seul point sur lequel nous pouvions établir notre camp. Là se trouvait le caïd Ali-Oukaci, entouré de ses parents, des principales notabilités du pays et des chefs qui avaient combattu l’avant-veille 2.

La plupart de ces personnages étaient des moqaddems ou des chefs de zaouïa qui portaient déployés les bannières et drapeaux des sanctuaires les plus en renom dans le pays.

Le colonel Faussemagne fut chargé de déloger ces gens-là de la position qu’ils occupaient; ce qu’il fit sans grande difficulté, grâce au tir précis de l’artillerie qui balaya toute cette foule en restant hors de portée de ses fusils. Quand le terrain fut à peu près déblayé, le 21e bataillon de chasseurs à pied alla au pas de course couronner la position; il s’y installa et se retrancha pour passer la nuit et couvrir le camp. Sa prise de possession ne s’effectua pas, toutefois, sans coups de fusil, et un de ses officiers fut mortellement blessé d’une balle à l’abdomen.

L’ennemi s’était retiré à peu de distance sur une crête longue de 3 kilomètres étayant ses deux extrémités appuyées aux villages for-

pliiques adoptées pour le vocabulaire officiel devant servir à rétablissement de l’état-civil des indigènes. C’est ainsi que, au lieu de Biamran, on a écrit Biamrane, qui rend mieux la prononciation.

1. Le colonel Barachin, arrivé le 5 avec ses zouaves; avait pris le commandement de la brigade Fourchault ; ce dernier rentrait à Alger continuer ses fonctions de chef d’état-major de l’armée d’Algérie.

2. Les principaux étaient: les marabouts et moqaddems des Cherfa; Si-Ahmedel-Bachir et consorts ; ceux de la zaouïa de Sid-Ali-ou-Moussa, Si-Ali-Naït-Saïd, ancien amine-el-oumena et chef de la zaouïa, Si-Ali-Naït-Chikh, Si-Larbi-el- Bachir, etc.; l’amine-el-oumena des Aït-Mahmoud, Lounis-Naït-Bouzid ; Si-Saïdou-Amar-Naït-Goudjil, ouquil de la zaouïa de Sidi-Mohammed-ou-el-liadj ; chikh Mohammed-ou-Ali et Mohammed-ou-Akii des Aït-Zmenzeur, etc., etc.

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