‹ Histoire de l'insurrection de 1871 en AlgérieChapitre 158 sur 202 · Deux zouaves et deux goumiers · texte numérisé non relu

Deux zouaves et deux goumiers

2. L’ancienne tribu des O. Attia comprend trois fractions ou douar-commune : les Ouled-Djama, non insurgés en 1871, les Ziabra et les Djezia insurgés.

crivant de profiter du renfort qui venait « le dégager » pour rentrer immédiatement à Collo.

Le commandant supérieur et son chef de bureau arabe étaient navrés, car ils avaient la certitude de pouvoir tenir encore longtemps et de conserver leurs communications avec Collo, qui ne courait aucun danger.

Cependant, il fallait obéir ; toutefois, le capitaine Vivensang ne voulut pas rentrer à Collo sans infliger un dernier échec aux rebelles, et, le 8, il envoya ses 450 zouaves soutenir les contingents des Beni- Mehenna, O. Djama et Beni-Toufoute , qui demandaient à piller et à brûler les zribade Tidiane et de Yadène. Les sagas seules furent engagées; elles eurent 1 homme tué et 4 blessés, tandis que les rebelles avaient 4 hommes tués et 9 blessés. Ceux-ci avaient du reste pris la fuite dès qu’ils avaient vu avancer les zouaves.

Le 9 août, officiers et soldats étaient rentrés à Collo, et, pendant que les sagas allaient seules défendre leurs zriba contre les représailles des rebelles, ceux-ci incendiaient Bounougha, et, ce résultat obtenu, ils „ allaient chercher des ordres à la zaouïa de Ben-Fiala.

Il est certain qu'en cette circonstance la subdivision de Constantine s’était exagéré le danger que pouvaient courir les zouaves de Collo. Les officiers expérimentés étaient alors en colonne, et ce furent des chefs intérimaires qui, impressionnés par la multiplicité de ces petits combats et par des racontars exagérés, donnèrent cet ordre malencontreux et inutile.

En ce moment, en effet, et depuis les premiers jours du mois d’août, de Mila à la mer et de Collo au Babor, les indigènes étaient surtout préoccupés des faits et gestes de la colonne du général Le Poittevin Delacroix de Yaubois, nommé le 13 juillet au commandement de la division de Constantine.

Ce général était fort connu des Qbaïls de la région, car, pendant plusieurs années il avait commandé le 3e régiment de tirailleurs, et ses anciens soldats, qui le craignaient beaucoup, lui avaient fait une réputation, d’ailleurs très méritée, d’énergie et de sévérité. Tout le monde savait avec quelle vigueur il avait traité les insurgés de 1864 à l’Oued-Dermel '.

Quinze jours après son arrivée à Constantine, il avait organisé sa colonne, dont la première brigade était composée des troupes ramenées de Sétif par le colonel Flogny; le 2 août, il se mettait en route

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