‹ Histoire de l'insurrection de 1871 en AlgérieChapitre 178 sur 202 · Voir le précédent chapitre · texte numérisé non relu

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2. Ses premières instructions y faisaient concourir aussi la colonne Saussier, mais, sur l’insistance de c'et officier général, il les modifia, ainsi que cela a été dit au chapitre précédent.

3. Le goum des Eulma avait pour chef le caïd Ahmed-ben-Slimane, depuis 'assesseur au Conseil général et caïd du Boutaleb. Le goum des O. Abdelnour

LES DERNIERES LUTTES

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ordres du commandant Rose, ancien officier des affaires indigènes.

Le 3 octobre, la colonne Delacroix, évitant Sétif, commençait le mouvement en se portant à Guidjel. Le 6, elle était à Aïn-Roummel, ayant déjà fait garder étroitement tous les passages depuis le Djebel-Sdim. Les goums s’échelonnaient, à l’est, entre cette montagne et Aïn-el- Azel, où était le commandant Rose, et ils se reliaient à Ras-el-Aïoun avec ceux du colonel Flogny, qui, de sa personne, était à Mgaous.

Ce jour-là, le colonel Thibaudin prenait position à Rabta, d’où les Ouled-Khellouf s’enfuyaient sans résistance, et le colonel Ronvalet, culbutant devant lui les contingents des Ri gha-Dahra commandés par Mohammed-ben-Adda, était en marche pour prendre position à Aïn- Adoula.

Le 7 octobre, le colonel Ronvalet, aidé des goums des Ameur-Guebala de Douadi-ben-Keskes, commandés par le capitaine de Royat q s’empara de vive force du Djebel-Guedil, où s’étaient réfugiés les Ouled-Tebbène et les Ü. Rraliam des Righa-Dahra; il leur infligea des pertes sensibles, les dispersa, et n’eut lui-méme que cinq ou six blessés* 1 2 3.

Pendant ce temps, le général Delacroix, parti le matin d’Aïn-Roummel, s’avançait sur l'Oued-Icherène?, canonnant et écrasant les Righa jusqu’à Ahrès, où il établit son camp au pied du Chennagour-Routaleb. Cette journée de l’Oued-lcherène, qui ne nous coûta qu’un petit nombre d’hommes légèrement blessés, eut pour effet de rejeter Ah med-Bey sur les pics inaccessibles du Djebel- Afgane.

Le général Delacroix resta jusqu’au 14 octobre sur l'Oued-Ahrès; il y reçut, le 10, une lettre fort digne et fort respectueuse d’Ahmed- Bey. Le malheureux caïd, après avoir rappelé ses anciens services, les humiliations et les malentendus qui l’avaient jeté dans le camp de nos ennemis, offrait de se rendre, demandant la vie sauve pour lui et pour les membres de sa famille. Le général lui fit répondre durement « qu’il ne pouvait entrer en pourparlers avec un rebelle », et, dans un télégramme, rédigé sans doute pour être publié dans les journaux

était commandé par le caïd Hammou-ben-Mserli-Ali, frère du caïd Si-Smaïl, de Barika. Ils ne rejoignirent le commandant Rose que le 6 octobre à Aïn-Soltane.

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