‹ Histoire de l'insurrection de 1871 en AlgérieChapitre 179 sur 202 · Chef du bureau arabe de Sétif · texte numérisé non relu

Chef du bureau arabe de Sétif

2. Cette prise du Djebel-Guedil ou Nif-Guedil est souvent dénommée combat d 'Ain-Adoula, ou combat d'Adoula, du nom du camp du colonel.

3. Même observation: le télégramme officiel du . général dit que, « après le combat sur l’Oued-Icherène,’ il est allé camper à l’Oued-Ahras », et le combat a été depuis désigné souvent sous le nom de combat de VOuecl-Ahras, ou combat d'Ahras.

AU.MED-BEÏ713EN-CUIK11-MKSSAOUD

de la colonie, il ajoutait: « J’adresse, par courrier, copie de la lettre qu’il a eu l'audace de m’envoyer. »

Ce jour-là, 10 octobre, le commandant Rose, avec ses goums soutenus par une compagnie de tirailleurs et un peloton de hussards, se portait au Foum-Hamma, enlevait les crêtes garnies de défenseurs et s’emparait du village du Ilamma, dant la résistance fut moins vive que celle rencontrée sur les crêtes. Au moment où le commandant était maître du village, il aperçut au loin, au pied de la montagne, l’avant-garcle de la colonne Flogny arrivant de l’Oued- Seguine.

Le 11 octobre, le commandant Rose, sur l’ordre du général Delacroix, se portait avec son goum au Hammam-Skroun et au Bordj-Afgane ; ne trouvant pas d’eau sur ce point, il alla camper un peu audessus du village de Taffert des Mouassa. En effectuant ce mouvement il eut, à 5 kilomètres de son camp, dans un ravin du Djebel-Afgan, un engagement où furent blessés un brigadier de hussards et deux chioukh des Ouled-Abdelnour. Mais la dispersion des rebelles et une fructueuse razzia de troupeaux et d’effets mobiliers compensèrent et au delà ces quelques blessures.

Le 12, les' Mouassa faisaient leur soumission; à midi, ils avaient exécuté les conditions provisoires imposées, et le goum revenait au Djeriat, près Foum-el-Hamma.

Le 13, le colonel Flogny, parti le matin de ce même point de Foum-el-IIamma, s’emparait de vive force du village d’El-Haddad et de Guennifaï, dont il razzait les troupeaux.

Le 15 octobre, le général Delacroix portait son camp dans le Djebel-Afgane, à Aïn-Adoula, se rapprochant ainsi de la colonne Bonvalet, campée aux Beni-Ilmaï.

Ce jour-là, les goums du commandant Rose, partis du camp du colonel, allaient razzer, au Nif'-Gueddil, les Ouled-Tebbène, qui n’avaient encore fait aucune ouverture de soumission. Ceux-ci, surpris, tirèrent quelques coups de fusil et s’enfuirent presque aussitôt, laissant entre nos mains de nombreux troupeaux. Le soir même, ils arrivèrent au camp et s’engagèrent à exécuter toutesles conditions qui leur seraient imposées. Ils mirent même un tel empressement à amener des otages et à apporter des fusils el de l’argent, que le général prescrivit, le 16, de leur rendre ce qu’on pourrait retrouver de la razzia faite la veille, à l’exclusion toutefois des bœufs versés au service des subsistances pour l’alimentation de la troupe.

Pendant ce temps, le colonel Bonvalet aux Beni-Ilmaï procédait au

LES DERNIÈRES LUTTES

désarmement et à la réorganisation des Righa-Dahra et des Righa- Gueblia.

Dans tous ces combats, Ahmed-Bey n’avait pas paru; il jugeait toute résistance impossible, et, abandonné de ses anciens vassaux, et sujets, il fuyait de rocher en rocher sans même pouvoir défendre les débris de sa zmala. Son premier mouvement avait été de gagner la Tunisie pour ne pas tomber entre nos mains; mais on ne sait au juste pour quelle raison il ne mit pas ce projet à exécution, et, le 21 octobre, il vint, avec Braham-ben-lllès, se constituer prisonnier au camp d'Adoula.

Depuis trois jours déjà, dans la nuit du 17 au 18 octobre, Mohammed-ben-Adda, l’ex-caïd Illès-ben-Bouzid et onze notables ou serviteurs de ces deux familles, avaient réussi à prendre la fuite.

Le 20, ils arrivèrent à l’est de Khenehela, au col de.Mtoussa, traversèrent la plaine de Sbikra, au point du jour, et montèrent dans le Djebel-Mahmel, au douar Enchir-Titène des Kiata (Ouled-Rechaïch). Là, i's prirent un nommé Belgacem-ben-Moliammed comme guide et gagnèrent la zaouïa de Sidi-Abid, d’où ils allèrent àNégrine rejoindre le chérif Mohanjmed-ben-Abdallah et les Ûuled-Khelifa. Leur arrivée chez les Nememcha précéda de quelques jours celle de la colonne Elogny qui, dès le 15, avait quitté le Djebel-Afgane pour aller combattre le chérif1, et qui arriva le 25 octobre à Khenehela.

En route, le 17, à l’Oued-Hamla, le colonel Flogny avait eu un engagement avec les Ouled-Chelieli du soft'Guebli, qui refusaient d’exécuter leurs engagements. Il leur avait tué 20 hommes, enlevé 9,000 tètes de bétail et fait de nombreux prisonniers.

Ahmed-Bey détenu, Mohammed-ben-Adda et Illès-ben-Bouzid sur la frontière tunisienne, c’était la soumission définitive et absolue du Boutaleb et des régions voisines. Les colonnes n’eurent plus, dès lors, sur le littoral et dans les hauts plateaux, qu’une besogne de police et de réorganisation.

Le 23 octobre, des officiers partaient de Sétif et allaient à Bordjbou-Arreridj prendre, le 24, le commandement et l’administration du cercle reconstitué, avec un commandant supérieur, un chef de bureau arabe et les autres services militaires.

Le 23 octobre aussi, à Adoula, le général Delacroix licenciait les goums des Eulma et des Abdelnour, qui furent remplacés par ceux des

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